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 [CLOS] Prom'nons-nous dans les bois... [Luxel Praesidium] [03/12]

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Graëchen Doe
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MessageSujet: [CLOS] Prom'nons-nous dans les bois... [Luxel Praesidium] [03/12]   Ven 3 Déc 2010 - 20:23

[Désolée du retard !!! Je suis impardonnable !]

Graëchen avait tout tenté. Elle avait éventré des dizaines de montres, d'horloges ; elle en avait acquis une dextérité incomparable, digne d'un horloger suisse. Elle reconnaissait chaque pièce, chaque boulon, chaque vis. Dans ses doigts fins, n'importe quelle pièce devenait un véritable mécanisme à part entière. Et pourtant, les pièces de sa montre étaient parfaitement les bonnes. Elles n'avaient aucune différence. Même poids, même forme, même taille, même gravité. Parfaitement identique aux centaines d'autres qui étaient passées entre ses mains, Graëchen ne comprenait pas ce qui faisait que sa montre était différente. De plus qu'à Heaven, l'espace-temps était complètement distendu. Comme un accordéon. Ou mieux, un élastique à cheveux sur lequel on aurait trop tiré.

Avec désespoir (un peu, je vous jure !) elle avait fini par abandonner son doux projet de comprendre sa montre. Ou plutôt, pour être exacte, son auteure décida que Graëchen commencerait à comprendre ce mystère à partir du rang C. Il lui fallait donc s'occuper ! Première idée, aller voir Jude et le harceler. Mais vite découragée par l'idée même de torturer ce pauvre garçon qui ne lui donnerait de toute façon pas grand chose, elle songea à une deuxième idée : essayer de schématiser la courbe de l'espace-temps. Un truc sur lequel elle se cassait encore les dents. Le problème c'était que toutes les lois de la physique étaient faites pour qu'on ne puisse pas prévoir une distorsion temporelle ponctuelle. C'est OU toute la planète, OU nul part. De plus, Graëchen ne pouvait pas être sûre que le phénomène n'était que ponctuel. Elle ne pouvait pas sortir d'Heaven. Et puis autant Graëchen pouvait être une vraie peste egocentrique, autant elle n'avait pas encore la prétention que de créer des lois mathématiques. En bref...

Tout ça pour dire qu'elle avait décidé de se casser la tête sur des calculs toute la journée. Et qu'à l'heure de manger, elle était sortie pour prendre l'air. Sans oublier ses feuilles de dessins. Elle avait acheté des pâtes à un petit restaurant spécialisé dedans - elle ne connaissait jusqu'alors pas le concept de bar à pâtes - et après avoir mangé sur un tabouret blanc faisant face au parc, elle avait décidé de se mettre sur un banc en plein soleil pour se poser... Et continuer de travailler. Son crayon à papier courant sur sa feuille, elle s'était sentie bien. Il faisait froid, mais le soleil qui ne cachait pas son nez, lui réchauffait la peau. Le banc était couvert d'eau - de la neige fondue - mais son manteau la protégeait. Elle était bien. Vraiment.

Mais vous connaissez le Destin. Toujours taquin. Une jeune femme à tendance dépressive - ponctuellement - s'épanouit au soleil un jour de décembre... Forcément, il faut qu'il y ait du vent. Et pas qu'un peu. La première bourrasque surprit vraiment Graëchen. Elle immobilisa toutes ces feuilles, sauf une. Elle la rattrapa au vol un peu plus loin. Puis, se rasseyant, commença un combat entre elle et l'anticyclone. Elle travailla, tenant toutes ses feuilles comme elle pouvait, gommant comme elle pouvait, de toute façon elles étaient déjà toutes froissées. Mais un coup de vent, bien plus fort et surprenant que les autres lui arracha deux feuilles du bas du paquet. Elles étaient vierges, mais ce n'était pas une raison. Graëchen, réagissant au quart de tour jeta son manteau sur ses feuilles restantes et poursuivit la première. Elle la rattrapa au bout de quelques mètres. Mais l'autre, volant haut était inaccessible. D'un coup, le vent s'arrêtant, elle retomba. Graëchen bondit et...

Boum.

La feuille comme la scientifique percutèrent une autre personne. Retombant à genoux dans la neige, Graëchen se rappela avoir songé que c'était ridicule pour une femme de son rang... Et puis après, il avait bien fallut passer aux explications... Ce qui, du cîté de Graëchen, se résuma à une main derrière la tête et un vague :

- aouch...

......................................................


Dernière édition par Graëchen Doe le Mer 22 Déc 2010 - 22:02, édité 2 fois
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Luxel Praesidium
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MessageSujet: Re: [CLOS] Prom'nons-nous dans les bois... [Luxel Praesidium] [03/12]   Ven 3 Déc 2010 - 22:21

Luxel cherchait, depuis plusieurs jours, quelque chose à faire ou, plus précisément, quelque chose à abattre. Une semaine de tranquillité à Heaven n'annonçait rien de bon. Elle en était certaine et très inquiète pour le coup. Le bilan n'était d'ailleurs pas bon. Elle avait assistée, impuissante, à l'attaque du Q.G de la résistance par l'armée. Depuis elle n'avait plus eu de nouvelles d'aucun d'entre eux. De l'autre coté l'ombre était de plus en plus discrète, cette organisation préparait sûrement un mauvais coup, elle en jurerait, qui s'abatterait tel un ouragan dans peu de temps. A moins que le mal ait fini par les pousser à s'entre tuer. Regrettable, pour sûr, mais leurs âmes étaient damnées de toute manière, pour la plupart.


Après avoir marché de nombreuses heures, une certaine lassitude s'empara d'elle. Elle eu l'envie de s'assoir pour réfléchir calmement, quelque part. Mais ou ? Le parc, en plein jour, l'hiver, semblait un endroit approprié. Depuis sa destruction qui lui donnait plus l'aspect d'un cimetière, ou d'un marécage, c'est selon, l'affluence avait grandement diminuée. Les chances étaient bonnes de pouvoir méditer. Elle se dirigeait donc, tranquillement, vers son objectif. Sur le chemin elle regardait d'un air inquiet les personnes qui faisaient en sorte de marcher le plus vite possible. Et ils avaient raison. Aucun endroit n'était sûr. Si seulement elle pouvait les sauver de cette prison infernale. La lutte était trop inégale. Les hommes, par leur étrange incompréhension des valeurs du tout puissant, s'entretuaient au lieu de s'aider. L'exemple magistral était le comportement de l'armée. Elle eu un petit pincement au cœur en voyant un enfant, qui jouait dehors, se faire embarquer avec vigueur par sa mère terrifiée dans la protection de la maison familiale.

Avant qu'elle ne s'en aperçoive, perdue dans ses pensées, le sommet des arbres morts et calcinés se dessina dans un ciel bleu, caractéristique de l'hiver. Après un soupir de soulagement elle s'engagea dans les allées désormais recouvertes de mauvaises herbes. Pour certain cela pouvait être un bien triste spectacle, miroir d'une défaite annoncée, mais Luxel préférait y voir le signe du renouveau. Le miracle de la vie. Elle murmura une prière en remerciement tout en marchant.

A sa grande surprise, son plan tombait à l'eau. Elle n'était pas la seule à avoir eu l'idée de venir se reposer ici. Une jeune femme, l'air étrange, courrait après des feuilles, tel un chien qui s'acharne à mordre sa queue. Cette inconnue ne semblait pas l'avoir remarquée. Luxel en profita pour l'observer un peu. D'un coup, une bourrasque plus puissante, arracha deux feuilles supplémentaires.
Que dire d'elle ? Ennemie ? Amie ? Une personne aussi jeune qui traine dans un tel endroit, sans protection. Étrange. Simplette ou possédant une puissance cachée, impossible à savoir. La seule solution, lui parler. Même si la conclusion consisterait à la ramener chez elle, là ou elle serait en sécurité. Ou, dans l'autre cas, à l'éliminer. Prudente, elle décida, pour mieux commencer, de l'aider a attraper sa feuille. A peine au t-elle le temps de s'avancer que l'inconnue fonça droit sur elle, obsédée par sa "quête". Le choc fût violent. Luxel, surprise, eu du mal à ne pas tomber, retrouvant son équilibre in-extrémis.
Quant a la jeune femme, sa robe trainait déjà sur le sol glacé. Luxel lui tendit la main pour l'aider a se relever. Son bras gauche restait en arrière, près à faire apparaitre une épée dans le cas ou ..
Elle dit, avec douceur:

"- Bonjour, je me nomme Luxel Praesidium, veuillez me pardonner. Vous ne vous êtes pas fait mal ?"

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Personnage principal: Owen La Charogne - Ordure De Première, Gradé de l'armée
Personnage Secondaire: Luxel Praesidium - Divine Archange, Sublime Et Terrible, Membre De La Résistance