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 A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)

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Melicerte Kerozène
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MessageSujet: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 6 Déc 2010 - 21:32

Y'a des jours comme ça, j'ai beau me regarder dans la glace, rien ne va. J'ai les traits tirés sous le néon. Ce n'est pas tant que les croûtes en formation sur les pommettes et mon front me donnent le charisme d'une irradiée de Tchernobyl. C'est n'est pas tant que je n'ai pas dormi plus de 4h depuis cette raclée monumentale au QG de la résistance, trop nerveuse, trop anxieuse la nuit pour oser fermer les yeux. Ce n'est pas non plus à cause de ma voisine de chambrée ; une hommasse au ronflement exquis.

Nan ce qui me fait dévier le regard ce matin, c'est que j'ai honte. Je relève mes yeux cernés sur ma bouille pâlichonne.

Oui j'ai honte de toi Mélicerte. Tu t'es laissée bouffer. Et maintenant t'es juste bonne à digérer et à… enfin le reste du processus.

Quel programme de merde !

Je me claque une grande paume d'eau froide sur la figure, lâche un gémissement à cause de mes blessures encore vives et passe à la deuxième partie de mes ablutions : passer un tampon d'eau tiède et enduire de vaseline toutes ces zones sensibles.
Puis je remonte le col de mon uniforme, referme la fermeture éclair et prend une grande inspiration des odeurs javellisées.

- Aller. Aujourd'hui on se reprend.

En général, quand je commence à me parler de cette manière, c'est que je suis pas loin de l'effondrement total. Et pourtant… aujourd'hui, c'est le retour du bâton. Ça devrait m'exciter ! Me tirer des larmes de palpitation et me mettre le cœur en gigogne. Mais non, même pas un sourire.

Tristement, j'efface la buée sur la glace d'un revers de poignet. La porte de la salle de bain claque sur mes talons sans conviction.

Quand je suis revenue de mes tribulations au pays des timbrés, je n'imaginais pas ce qui suivrait. Bon, d'accord, je ne m'attendais pas à une médaille mais un blâme ? Quand j'ai voulu me plaindre au commandement du comportement infect de cette charogne de Lt colonel, voilà ce que m'a répondu sévèrement une silhouette carrée noyée dans le contre-jour de sa fenêtre avec assez de galons sur les épaules pour y faire atterrir un jumbo-jet. Un type adepte des longues phrases bien monocordes :

- Lieutenant Kérosène, au moins le LtC Lacharogne a exécuté sa mission avec succès – ce qui n'est pas votre cas, dois-je vous le rappeler ? Plus encore, il a efficacement débandé le réseau de terroristes, mis la main sur leurs chefs indemnes et s'est même payé le luxe de récupérer l'otage – c'est-à-dire vous sauver – sans bavure. Tant que les résultats payent, ses méthodes n'ont pas à être remises en cause.

Après un de ces petits silences inconfortables, il a repris avec bureaucratie :

- Vous avez perdu votre unité et tout votre matériel. Vous avez également été capturée par l'ennemi et il y a fort à penser qu'il vous a arraché des renseignements. C'est contrariant. En temps normal cet échec suffirait à vous faire dégrader. Mais nous manquons d'effectifs alors vous vous en tirez à bon compte. Estimez vous heureuse que nous en restions là et concentrez vous sur votre nouvelle affectation.

C'est là qu'il m'a tendu le document qui fait moi la responsable des interrogatoires de ces deux là. Toutes méthodes autorisées mais aucun sévice. Oui, j'ai eu le même sourcillement à ce moment là. AUCUN SEVICE !

>> Exploiter une alliance possible avec le réseau de la résistance.
>> Dénicher des opportunités d'y infiltrer nos propres agents.
>> Confirmer l'absence de menace immédiate et à venir.

Fort Minable… mais il y avait pire :

>> Collaboration avec le Lieutenant Colonel Lacharogne.

Bong… pour qui sonne le glas ?

- Le SRDP est mandaté. Vous serez l'officier dirigeant sur cette affaire. Le LtC sera votre expert mais il reste votre supérieur. Tâchez de ne pas tout foutre en l'air cette fois lieutenant !

Je suis restée médusée un peu trop longtemps avant de répondre un truc conventionnel et de quitter son bureau, les épaules basses. Voilà comment on perd la foi.

Je repense à tout ceci alors que je traverse la cour, une petite escouade sur les talons composée de deux médecins et d'un autre biochimiste. Ce dernier transporte la "mallette aux interrogatoires". Hélas, je crains de ne pas avoir la latitude de m'en servir autrement que pour faire de l'intimidation cette fois.

A notre arrivée devant la grille des prisons, nous signons les papiers, montrons patte blanche et on entre. Je connais bien ce bâtiment vu que c'est aussi celui où nous menons nos expérimentations. Au moins, ici je suis dans mon élément. Un sergent grisonnant me salue sur le perron :

- Mon lieutenant, la salle est préparée. Nous acheminons le détenu 62 en ce moment même. Néanmoins vous devrez attendre que le Lieutenant Colonel Lacharogne soit présent avant de commencer.
- Que ce fumier aille se faire foutre… grincé-je entre mes dents.
- Mon lieutenant ?
- Ouvrez la porte de la salle.
- Mais j'ai mes ordres et…
- En voici un AUTRE sergent. Ouvrez la porte. Ou bien préférez vous que je mentionne dans mon rapport la manière exemplaire dont vous m'avez empêchée de faire mon travail ?
Là je l'ai fait grimacer. Preuve que j'en suis encore capable... -soupir-
- Non bien sûr. Enfin je veux dire, à vos ordres.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 6 Déc 2010 - 22:46

Deux jours s'étaient écoulés depuis l'attaque du Q.G de la résistance. En deux jours, beaucoup d'évènements pour le soldat en armure ..


48h plus tôt ..

Au moment ou le véhicule s'arrêta, deux hommes, deux infirmiers, avec un brancard, arrivèrent en toute hâte. Il était difficile de les dévisager immédiatement, les roues libérant un épais nuage de poussière tout autour d'eux. Leurs visages, comme d'habitude, se figèrent face aux yeux bleu du gradé et de son visage inexpressif, sans traits humains. Totalement indifférent à cette réaction, Owen les poussa, sans un mot, marchant droit vers son unité qui encadrait les deux prisonniers. Son second, dit "l'accro", bien que conscient de sa présence, ne réagit pas, concentré sur la mission qui lui avait confiée quelques minutes plus tôt. Sur le chemin tout le monde était à cran. Le débordement si près du but était in-envisageable.
Ce fût la jeune femme que l'on enferma en priorité. Dans une légère précipitation on referma la porte sur cette dernière et les 8 soldats qui l'attendaient déjà.
*Une de faite*. Owen attendait impatient la réaction du chef de la résistance, mais très vite, il comprit que ce dernier n'opposerait aucune résistance. Bien sûr, il s'était déjà fait a l'idée, mais l'espoir demeurait malgré tout de pouvoir vider son chargeur. Arrivée dans une des nouvelles cellules, anti-magiques, un nouveaux comité d'accueil se tenait en place, cette fois plus nombreux. Ce groupe, affecté à la surveillance des cellules de hautes sécurité connaissait bien LaCharogne. Notamment, par le biais de ses interrogatoires musclés et, autant être honnête, meurtriers. Il s'agissait, en quelque sorte, de sa deuxième unité. Une unité post-mission. Tout aussi dénuée de sentiment. Aucun d'eux n'avait jamais protesté contre les manières du gradé. Certains en éprouvait même un certain plaisir. Voir agoniser une personne. Puis le torturer des jours durant pour s'assurer que ces aveux ne changeraient pas avant de laisser mourir de faim et de soif. Voilà l'esprit qui régnait à cet étage. Bien sûr, Ayu serait l'exception, du moins, pour un temps, l'ordre avait été donné de ne pas y toucher. A ce sujet, Owen devait retrouver l'état-major, là ou il l'avait quitté quelques heures plus tôt. Mais avant de partir il dit aux soldats:

"- Les gas, je vous le confie .. Tous savaient que cela signifiait: " si vous commencez avant moi ou que vous le laissez s'échapper, le suicide sera préférable à ma colère". Il ne bouge pas tant que je n'en donne pas l'ordre personnellement. Pas même l'EM."

Après s'être assuré de la fidélité de ces hommes, il se dirigea donc vers les bureaux. Là, il retrouva, comme si ils n'avaient pas bouger, toute la haute sphère de la mission Heaven. Après un bref signe de respect, dans la pure tradition militaire, il s'installa. Avec patience, il écouta le débriefing des autres unités. Les pertes étaient plus ou moins lourdes, mais acceptables pour une mission d'une telle envergure. Le général précisa d'ailleurs que des renforts arriveraient dans la semaine. Après plus d'une heure de rapport et de louanges aux "héros" tous purent disposer. Sauf LaCharogne qui devait attendre. Son instinct bouillonnait en lui, comme si, une mauvaise nouvelle allait tomber. Dans les débuts de l'entretien tout se passa normalement. Les visages fermés, acquiesçant parfois, montrant un certain malaise à d'autres moments, n'osèrent pas l'interrompre. Puis, après qu'il eu fini par son avis sur la scientifique et le chef de la résistance, le général lui parla:


"- Bien, lieutenant-colonel LaCharogne. Votre mission est un succès indéniable. Cependant ..
Il se mit à faire les cents pas dans la pièce. Certaines modifications vont avoir lieu.

- Certaines "modifications" général ?

- Tout à fait. Vous allez accompagner le sous-lieutenant Kerozène lors de l'interrogatoire des prisonniers. Nous voulons que vous analysiez son comportement vis à vis de ce dernier. Puis, après cette mission, nous allons quelque peu modifier votre orientation. Une sorte de promotion.

- Général .. Dois-je comprendre qu'on me retire mon unité ? Bien sûr, couper la parole du plus haut gradé d'une base n'était pas dans la coutume, mais ce dernier était habitué aux coups de sangs du lieutenant-colonel.

- En effet Owen. Messieurs sortez ..


Sans protestations, tous les hauts gradés quittèrent la pièce. La débuta un entretien qui allait changer grandement le rôle de Owen sur Heaven. Mais ça, s'est une autre histoire.






Un interrogatoire mouvementé ...


Au petit matin Owen se réveilla dans son bureau. Après la mission du QG de la résistance, il avait dû travailler sur la concrétisation d'un nouveau projet, encore tenu secret, tout en veillant à ce que les détenus ne décide pas de changer d'air. Épuisé, le sommeil l'avait envahi sans prévenir. Bien que physiquement, il était plus proche du robot que de l'humain, cela ne l'empêchait pas de rêver. C'est un rêve étrange qui l'avait fait revenir à la réalité. Il commença à le consigner dans son calepin:

" Rêves d'une ombre:

Je pense que les changements sont les prémices d'une horreur sans nom. J'ai vu de nouveau son visage. Jeune, d'apparence, mais terrible. A travers ses yeux, la mort vol les âmes. Je crois qu'il s'agît de ..
"



Il s'arrêta, un soldat de l'unité chargé de la surveillance de Ayu avait fait irruption dans son bureau. Ce dernier savait qu'il ne craignait rien. Étant sous la " protection " de Owen. Il était essoufflé et ravi de transmettre l'information en premier. Il lui annonça que La scientifique avait l'intention de commencer l'interrogatoire. La congratulation ne fût pas au rendez-vous, a la grande déception du jeune soldat, en effet, depuis sa discussion avec le général Owen n'avait plus trop en tête de s'occuper des prisonniers. De plus, l'interdiction formelle d'utiliser la force, rendais l'exercice beaucoup moins intéressant. Résigné, il se leva et prit la direction de la pièce dans laquelle il avait tué un bon nombre de personnes.

Après plusieurs minutes il retrouva un lieutenant qu'il "connaissait bien". Ou plutôt, dirons nous, vu que Owen ne s'intéresse à personne, qu'il le connait de vu et que ce dernier le tient en respect, ayant un long passé de collaboration sanglante dans cette partie de la prison. Ce même lieutenant s'empressa de répéter les insultes proférées quelques minutes plus tôt par Melicerte. Rien de très surprenant, il lui avait défoncé le crâne avec son arme de service en guise d'au revoir. Malgré tout, cette information lui redonna un semblant d'envie. Une petite disparition serait de bon ton pour commencer la journée. Telle une pluie imprévue, un souvenir lui revint. Encore une fois, son esprit sélectionnait les informations en fonction de ses envies, mais toujours prêt, tel un garde-fou, a lui rappeler les extrêmes limites qu'il ne devait pas enfreindre. Il avait pour ordre de ne pas toucher au sous-lieutenant qui avait un rôle dans sa propre histoire future.

Arrivée dans la salle, il dit, sans même regarder la scientifique:


"- Il arrive, tu fais vite, tournes pas en rond, j'ai autre chose à fout**."

Toujours distingué, il prit un siège et se mit en retrait dans la salle, comme un spectateur indifférent à la représentation qui allait être donnée juste devant lui.

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Sey J. Horrow
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 13 Déc 2010 - 11:17

Sey n'avait pu s'empêcher de bouillir de rage alors que les soldats les faisaient prisonniers et les guidait vers la prison en dehors de la ville... Malgré cette colère l'adolescent s'était cependant appliqué à ne pas montrer de signe de rébellion. Il avait beau ne pas comprendre les plans de l'esprit qui le possédait il ne pouvait tout de même pas se permettre de tout ruiner en se faisant trouer la cervelle et en condamnant par la même occasion Miyoko... Pour Ayu c'était différent car il savait que l'esprit n'était plus aussi dépendant de son enveloppe corporelle comme il avait pu l'être il y a quelques années...

Arrivés au QG des soldats que Sey n'aperçut que brièvement avant d'être guidé sans ménagement vers l'intérieur ou une cellule l'attendait, les deux jeunes résistants furent séparés, bien que cette perspective ne réjouisse pas le jeune homme, ce dernier ne dit rien et se laissa faire sans un mot, se répétant intérieurement que Ayu allait y passer même s'il devait le tuer lui même.

Les deux jours suivant lui parurent plus longs que n'importe lesquels vécus au cours de sa vie... Il n'avait guère de distraction que les soldats qui se relayaient pour assurer sa surveillance, les repas infects et les brefs réveils de Ayu qui se rendormait aussitôt. Plus que tout autre chose c'est la nonchalance de l'esprit qui agaçait son hôte... Il n'avait pas besoin de manger, boire et dormir pendant des heures ne lui posait aucun problème vu que le sommeil d'un esprit n'était tout au plus qu'un état de veille avancé, il pouvait donc se permettre de lui laisser à lui toute l'humiliation de la détention et bien sur une fois que le moment serait venu d'étaler son plan il apparaîtrait, frais et reposé avant de le balancer dans l'oubli jusqu'à la prochaine crasse...

Cela faisait deux jours maintenant qu'ils étaient dans cette cellule. Il aurait très bien pu perdre le compte des heures s'il n'avait pas gardé sa montre au poignet... Bref, c'était au terme de ces quarante-huit heures que l'on vint le chercher... Il espéra alors voir Miyoko, pouvoir s'assurer qu'elle n'avait pas été sacrifié car bien moins importante... Si c'était le cas alors il refuserait toute coopération, cependant il devait avouer qu'il douta que Ayu soit touché par la mort de son amie... Il n'ignorait pas combien l'esprit pouvait être dérangé et cruel... Mais alors qu'il était plongé dans ses pensées ont le fit entrer dans une salle, sans doute là où allait avoir lieu l'interrogatoire... Il n'adressa pas un mot aux deux personnes qu'il reconnut... L'ex prisonnière sur laquelle l'esprit faisait une fixette et l'homme avec lequel il avait tenté de négocier... Espérant que son colocataire prenne rapidement la relève il leur adressa un unique regard froid avant de les ignorer... Ca n'était pas sa guerre après tout... Qu'ils se débrouille pour faire venir l'esprit...

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Melicerte Kerozène
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 13 Déc 2010 - 21:39

Évidement que j'ai grincé des dents quand j'ai vu le cube en armure s'encadrer dans l'ouverture. J'aurais bien manœuvré dur le levier de commande pour lui claquer la grille en travers de la figure s'il n'était pas hors d'atteinte. Je me suis donc simplement rassérénée comme le font toutes les femmes du monde depuis que l'alcool et la prostitution existent : en blanchissant des phalanges et en avalant une grande goulée glacée à me faire craquer les alvéoles des poumons.

Gonflée à bloc, j'ai manquée d'être estomaquée quand est venu le moment des "salutations". Le crayon à papier que je tenais dans mon poing déjà fermé a émis un craquement sinistre. J'ai senti mes subordonnés se raidir dans leur gardes-à-vous. Ils savent comment je peux être… je vais les décevoir.
Raide comme le pic à glace de Basic Instinct, je pivote d'un quart de tour et salue sèchement selon l'usage, allant même pousser le vice jusqu'à claquer des talons :

- Mon colonel. Je suis abstractivement submergée d'adrénaline de jouir de l'assistance de vos muscles experts.

Je me retiens d'ajouter "dommage que votre cerveau ne soit pas de la partie", me rappelant un peu tard que je me suis jurée devant la glace de la jouer "emmerdeuse procédurière", la seule manière à mon sens de briser convenablement les couilles du galonné sans risquer la cour martiale.

Ça pourrait continuer un moment… nos échanges de civilité sont néanmoins interrompus par l'arrivée de l'invité du jour. Ou l'invitée... me rappelé-je soudainement.

Par gestes rapides, j'ordonne à mes assistants de se mettre en place. André Valmard au bureau pour prendre les notes, Georges Rifon et Raphaëlle Delarat auprès du matériel. Pour ma part, je chausse hâtivement une paire de lunettes couvrantes à verres teintés. Le modèle laboratoire, renforcé sur les cotés par des lanières de cuir.
Je serre le tout et m'installe en face du détenu, prenant soin de laisser mes deux mains visibles sur la table.

- Bonjour 62. Je suis le sous-lieutenant Kerozène, chargée de votre procédure. J'irai droit au but, nous sommes ici pour vous poser interroger à propos de vos activités au sein du groupe nommé "résistance".
Vous le savez, vous êtes dans une zone carcérale, mais la convention de Genève ne passe pas le barrage de Heaven.


Oui, j'ai très volontairement omis Lacharogne de ce petit préambule. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de mentionner pourquoi. Je croise ensuite les doigts à l'horizontale et laisse planer quelque chose ressemblant à une menace clichée dans l'air avant de continuer de ce ton formel :

- Je vais commencer par vous poser des questions, à chaque fois que la réponse ne nous satisfera pas, nous vous injecterons…

-clic- clac- Delarat ouvre la mallette en métal d'un geste détaché et relève le couvercle pour en révéler le contenu à Ayu ; des seringues à moitié pleines de liquides colorés, verts, rouges et jaunes. Je sais que je n'ai pas le droit de m'en servir ! Mais ça ne m'empêchera pas de la jouer comme d'habitude.

- … une de ces maladies.

Et bien commençons Ayu… J'en ai quand même gros sur la patate d'être encadrée par mon ex-tortionnaire et mon nouveau-bourreau. J'ai du mal à garder mon calme mais pour le moment ça fait illusion, j'ai tellement répété cette introduction que je pourrais sans doute la débiter dans mon sommeil.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 20 Déc 2010 - 19:38

Bien que désormais très peu concerné par l'interrogatoire, Owen prit un réel plaisir à voir la scientifique se maitriser de la sorte. Une telle rage donnait un prétexte tout fait a un esprit sadique pour faire augmenter la pression jusqu'à ce que cette dernière ne puisse plus ce contrôler. Trois jours sans un meurtre ou la moindre petite séance de torture était un exploit et telle une drogue, difficile à supporter. Il avait besoin de faire mal, de détruire et briser quelqu'un.

Elle parlait comme un manuel. La hiérarchie et le stylo était son arme. Dommage, même si le gradé de la S2AM n'en était pas un grand adepte il n'en était pas moins expérimenté.
Très vite elle expliqua la situation au nouvel arrivant. Tout au long de son discours de "bienvenue" elle mettait en avant des menaces.
* Elle serait parfaite dans mon unité avec un peu d'entrainement ..* Il émit un léger soupir a cette pensée.

Owen était comme invisible, dans la situation, aux yeux des divers protagonistes
. En retrait depuis le début, il ne comptait pas le rester très longtemps. Bien sûr, il avait plusieurs "cibles". Tout d'abord, le prisonnier qu'il pouvait torturer en accord avec la scientifique. Mais cette dernière, tout aussi consciente des ordres, pourrait retourner la situation contre lui. Chose qu'il ne désirait pas. Non, il envisageait la suite des opérations tout autrement.
Dans un premier temps, faire bouillir la rouquine de manière excessive pour montrer au chef de la résistance qu'il y avait conflit entre ses deux tortionnaires. De cette manière, l'esprit dégénéré et puissant se tiendrait tranquille encore quelques temps et peut être parviendrait-il a lui faire croire qu'il était de son coté. Puis, pousser la jeune femme jusqu'à la faute pour la manipuler ou l'éliminer en fonction de ses réactions.
Pour ce faire, il n'attendit pas la réponse du prisonnier et dit, comme si il se parlait à lui même, ignorant à son tour l'autre meneuse de l'interrogatoire:


"- Heureusement que l'état-major nous interdit d'utiliser la force ou tout autre moyen pouvant faire souffrir notre invité. Je pense que ca me rassure de savoir que ces "maladies" ne seront pas réellement utilisées. Puis en s'adressant, cette fois, au prisonnier. Vous avez de la chance que nos supérieurs m'aient envoyés pour surveiller ma collègue un peu trop sûre de son importance et de ses capacités. Non, en réalité, nous sommes là uniquement pour travailler sur notre future collaboration, soyez en certain. "

Un tel coup de poignard de la part de la personne qui l'avait frappé 48h plus tôt et face à celui qui l'avait torturé était, il l'espérait, le point de non retour dans la haine naissante qui saisissait déjà le corps et l'âme de Melicertre Kerozène.
Dans un dernier geste de provocation il croisa les bras tout en baillant, s'isolant une nouvelle fois. Il devait être concentré pour faire face à la terrible réaction sans déraper lui même. Réaction sanglante qui ne tarderait pas, pour sûr.

[Dsl pas terrible, mais j'ai un pote chez moi pour cette semaine et je n'ai pas le temps, je vais juste essayer de pas vous pénaliser pour autant.]

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mer 22 Déc 2010 - 18:10

Maintenant qu'il était là, en si mauvaise position et incertain quant à son avenir, Sey devait avouer qu'il hésitait à réclamer un exorcisme à ses geôliers... On disait partout qu'ils étaient les seuls réellement efficaces dans leur rôle d'exorciste, bien sur Sey n'avait pu le vérifier lui même, autrement ne serait-il pas là à douter...

L'adolescent n'accordait qu'une vague attention aux deux autres. Oh bien sur en temps voulu il coopérerait, si c'était le seul moyen de s'en sortir il ferait tout pour que ça marche mais ne comptez pas sur lui pour devenir amical avec cette idiote qui s'était laissée faire par un imbécile comme Ayu et un gars qui avait clairement eut l'intention de le buter et lui cirait maintenant les pompes sur un ton mielleux... En fait, ça l'inquiétait plus que ça ne le rassurait, le fait que l'autre ait retourné sa veste, qu'il cherche à décrédibiliser sa "collègue" et cette soit disant négociation... N'importe qui de sain d'esprit aurait profité de sa captivité pour éliminer une bonne fois pour toutes le chef de la résistance qui leur causait tant de soucis... Sey devait-il en déduire qu'au sein même de l'armée il n'y avait que des incapables? C'était pas très rassurant pour leur sécurité tout ça...


-Je ne suis pas sur de pouvoir vous satisfaire, sans ou avec menaces... Ayu ne m'a pas expliqué ses plans...

Se décida-il finalement à dire, sans leur accorder plus d'attention que ça... De toutes façons c'était vrai... Il serait incapable de dire ce que l'esprit avait prévu même s'il se retrouvait avec une arme sur la tempe... D'ailleurs il était aussi curieux que ses ennemis d'en savoir plus... Si les soldats acceptaient de s'allier à la résistance sans coups fourrés alors ils étaient sur de faire avancer réellement les choses, mais si ce n'était qu'un piège de plus alors Sey savait qu'ils n'en sortirait pas vivants... Aussi puissant soit Ayu.

Alors qu'il réfléchissait l’interrogatoire avait commencé. Au moins avec ce genre de question il était sur de ne pas se tromper... Certaines étaient même complètement inutiles... Bon ok le fait que Ayu les ait trompé sur son identité sexuelle ne devait pas les rendre méfiants envers chaque personne sous le prétexte qu'ils pouvaient tous être des travelos en puissance.


-Sey James Horrow, 17 ans, masculin, lycéen...

Lâcha-il finalement, se doutant que le fait qu'il porte le même nom qu'un esprit engendrerait des problèmes. Bien sur le fait qu'il n'ait du lycéen que l'age ne semblait pas le gêner, ça faisait toujours mieux que glandeur pro...

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mer 22 Déc 2010 - 21:49

C'est pas possible… il n'a pas vraiment dit…

Mon hébètement premier se dissipe sur un froncement de sourcil crispé. Je lâche mentalement la bordée de jurons la plus abominable que je connaisse. Mon palpitant se met à faire du yoyo, une goutte translucide de sueur maladive roule derrière mon oreille.

Enfoiré de fils de pute… alors toi, je vais te tuer. Non, d'abord je vais te démolir, te défaire de cette petite estime tranquille qui te laisse penser que tu peux tout te permettre avec MOI ! Qu'est ce qui te fait croire que tu peux jouer les matadors sur mes plates-bandes ?
Je vais t'arracher cette carapace d'ego avec les ongles et la réduire en charpie. Je vais te la finir au Zyklon B et lorsqu'il ne restera rien, ni de ta fierté, ni de ton amour-propre, j'enfoncerai tranquillement la mine de mon critérium à travers tes globes oculaires pour y écrire ton épitaphe sur le fond de ton occiput épais : "spécimen de crâne humain n°134 943".

Voilà pourquoi je porte des verres teintés. Les coups de sang, je me connais, il est hors de question que quiconque dans cette pièce se repaisse de l'évidente pulsion meutrière qui trouble mes yeux d'une rage humide et salée. Ça me brûle comme une injection de chlore dans les poumons. J'ai besoin de détruire quelque chose, là maintenant. J'en suis incapable de parler, de desserrer la mâchoire ou même de bouger un doigt.

Mais pourquoi est-ce qu'il s'acharne sur moi ?!

Je sais très bien qu'il fait ça uniquement pour me mettre hors de moi et non pas pour rejouer une copie jaunie du "bon flic, mauvais flic". D'ailleurs il n'a pas la carnation (dans son cas, disons carrément carcasse) qui convient. Si quelqu'un ici aurait de quoi faire stockholmiser un syndrome, c'est moi !
Bon sang Méli mais ignore-le, ignore-le, ignore-le. Concentre toi sur l'interrogatoire. La vengeance est un plat qui se boit à petites gorgées, le soir, avec du vin rouge.

- Lieutenant ? On a un enregistrement.
- Mmh comment !

Manqué-je de rugir sur Rifon. Le laborantin se tasse derrière son ordinateur portable et me lance un regard blessé. Qu'il aille se faire foutre lui aussi ! Je ne suis pas d'humeur à faire dans l'aimable. Mon truc, ce serait plutôt de faire dans le malléable. Un truc mou pour me défouler.

Je me reprends après ces quelques secondes d'égarement supplémentaire. Jusque là, Ayu/Sey James se comporte docilement. Mais moi, justement, sa réponse ne me plaît pas. Pas du tout. TOUT dans les deux phrases qu'il a prononcé me paraît suspect.En revanche, lorsqu'un coupable se fait prendre, il se détend et adopte ce genre de conduite pour servir les fables qu'il a préparé en cellule. Deux jours, largement de quoi écrire un vrai bouquin sur sa vie et son œuvre.
Lorsqu'un prévenu n'a plus de ressources, il devient plus nerveux et ses réponses, les vraies, sont enduites de bredouillement.
Alors moins bien sûr qu'il soit relaxé au point de CROIRE qu'il s'agit d'un entretien d'embauche, je suis persuadée qu'il me cache quelque chose. Bordel mais qu'est ce qu'il faut pour impressionner les mômes aujourd'hui ?!

Je ne comprends pas, il n'y a aucune ressemblance entre ce ou cette Horrow et le Ayu qui m'arrachait des aveux dans la cave. D'ailleurs, pourquoi parle t-il de Ayu comme s'il s'agissait d'une autre personne ?

- Bon, qu'est ce que vous avez ?
- Horrow. C'est dans le fichier.
- Identification ?
- Non c'est personne. Mais le nom par contre renvoie pas mal de données.
- Faites moi voir.

Je tambourine impatiemment sur le bureau pendant que George fait pivoter l'écran dans ma direction. Au passage, je note que Delarat a l'air plutôt emmerdée derrière la mallette maintenant que Lacharogne a fait tourner la mayonnaise. Elle ne sait pas quoi faire de ses mains… je vais lui trouver une occupation.

- Delarat : préparez le détenu 62 pour une injection, dis-je d'une voix inégalement maîtrisée entre mes dents serrées.

A son crédit, il faut porter qu'elle obéit sans hésitation. La médecin s'avance vers Horrow et profite du fait qu'il soit menotté (par des bracelets conventionnels) pour lui rouler la manche droite. Ses talons claquent à nouveau, je perçois le glougloutement de la bouteille d'alcool qu'on retourne pour imbiber un tampon de coton.

Pendant ce temps, je finis de compulser rapidement les données. Ce que nous avons dans nos fichiers est assez mince mais il semble que la famille Horrow soit assez ancienne pour remonter aux racines de la contamination de la zone H par le mal paranormal.
Tu parles d'une coïncidence. Une famille souche ? Bon sang, ça serait du lourd si c'était le cas ! Mais je reste dubitative. Ce ramassis d'archives pâteuses est tellement bordélique qu'on a du mal à distinguer la réalité de la fiction. Néanmoins il y a un enregistrement… cela signifie qu'à partir de maintenant, le ou la dénommée Sey J Horrow est une cible prioritaire. Enfin ça c'est pas nouveau. Ce qui est nouveau par contre, c'est cette double personnalité.

Voyons Méli, réfléchis. Et si… mmmh. Mais oui, pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ! Si on ne me collait pas des troncs d'arbre entre les roues, je serais plus rapide à la détente. Une coulée de fraiche déduction me détend les omoplates. C'est ma chance de parler normalement.

Finalement, après ce long silence, je pivote vers ce connard en armure, croise les jambes sous ma blouse entrouverte et me masse le front avec lassitude :

- Je n'avais pas besoin qu'on me rappelle un point du règlement mon colonel. Je connais mes ordres et contrairement à certains, je les applique toujours.

Un coude sur la table, je lève l'avant bras droit pour faire signe à Delarat. Cette dernière applique le tampon sur la saignée du coude du détenu.
Je me retourne face à lui/elle sans donner d'ordre à Raphaëlle pour le moment. La situation a sans doute l'air ambiguë pour tout le monde, sauf pour moi, qui sait parfaitement ce que je fais malgré les tentatives brise-nerfs du LtC. J'aurais presque un sourire en coin alors que je m'humecte une fois de plus les lèvres pour parler :

- Sey James Horrow. Ayu. Fille ou garçon, peu m'importe. Je veux que vous nous disiez depuis quand vous êtes possédé par un esprit et comment c'est arrivé. N'omettez aucun détail, soyez concis et précis.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Dim 26 Déc 2010 - 1:43

"-Je ne suis pas sur de pouvoir vous satisfaire, sans ou avec menaces... Ayu ne m'a pas expliqué ses plans..."

Avait dit le prisonnier. Pour LaCharogne tout était clair. Du moins, aussi compréhensible que possible pour ses connaissances limitées en matière d'occulte. Ce qui l'intriguait encore était de savoir lequel des deux était réellement le chef de la résistance. Le possédé ou l'esprit ?
D'un coup, l'envie lui prit de s'investir dans l'interrogatoire. Pas pour se rattraper envers la scientifique mais parce qu'il venait de faire les liens entre ce qu'il avait vu en rêve, lors de sa mission au cimetière, les ordres de l'état-major et la présence de cet individu face a lui. Individu qui avait sous son contrôle l'ensemble de la Résistance. Pendant qu'il réfléchissait, un assistant de Mélicerte semblait avoir trouvé quelque chose dans les archives de l'armée mais, naturellement, Owen ne fût pas convié a la découverte. Il ne s'en irrita pas même si sa liste des personnes à faire disparaitre commençait à s'allonger de manière inquiétante depuis ces derniers jours.
Intrigué par les réflexions de la rouquine il n'en fût pas moins surprit d'entendre l'ordre de cette dernière envers le médecin ainsi que son reproche a travers lequel Owen percevait une haine manifeste. A croire qu'il n'avait pas frappé suffisamment fort pour lui faire comprendre que, au lieu de le provoquer, il était dans son intérêt de fuir le plus vite possible d'Heaven. Mais ca, il le réglerait plus tard, sans pour autant faire trop trainer cette "affaire". Il se décida donc de poursuivre la déstabilisation de la sous-lieutenant et enfin se mettre en avant. Pour se faire il se leva et s'adressa à Sey d'une manière courtoise et douce qui sonnait faux:


"- Qui de vous deux est le chef de la Résistance ? J'ai besoin de lui parler. L'armée a besoin de lui. L'armée a besoin de vous. Nous avons un ennemi commun qui ne doit pas profiter de notre division. "


La main sur le cœur, la tête légèrement inclinée, tout en gardant ses distances, Owen voulait gagner la confiance des deux et même refaire apparaitre l'esprit dans le cas ou celui ci serait bel et bien le chef de l'alliance. Il était prêt a parier sur ce Ayu car il était manifestement le plus solide, le plus égocentrique et le plus puissant des deux. Quelle meilleure manière de le faire apparaitre de nouveau que par une apparente soumission sou-poudrée d'un infini respect ? C'était du moins le point de vue du gradé qui se comparait a son adversaire. De plus, il avait observé que le changement avait eu lieu lors de la mise aux arrêts. C'est pour cette raison qu'il ordonna a un des gardes présent ceci:

" - Qu'on lui enlève ses menottes ! Nous sommes là pour négocier notre alliance et j'ai confiance en lui, qu'il soit Ayu ou Sey."

Maintenant il attendait la réaction de Melicerte. Cette fois, il était prêt a s'en débarrasser pour venir au bout de son plan. Elle avait suffisamment joué. Owen restait prêt a faire face à l'attaque de chaque personne présentes sans changer sa position initiale en direction de Sey.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 27 Déc 2010 - 20:30

Bon sang... Cette fois il était fini, l'autre allait lui injecter une belle saloperie dans le corps et il ne s'en relèverait pas... Lui qui avait pensé que s'il devait mourir ce serait d'un virus nommé Ayu... Visiblement la vie pouvait encore le surprendre... Il se crispa alors qu'il croit le moment arrivé ou cette saloperie va lui être injecté, mais à sa (pas si grande) surprise une autre question lui est posée... Par chance y répondre est plutôt facile, le jeune garçon s'exécute donc avec docilité...

-Il y a trois ans, dans la zone inachevée... Les soldats sont donc-ils tous des tarés?!

La dernière remarque lui avait échappée, il devait l'avouer. Ce qui arracha un ricanement à Ayu qui était venu pour se délecter du spectacle ou un truc du genre. Cependant il n'était pas prêt d'échanger sa place avec Sey, aussi seul ce dernier pouvait profiter des remarques de cet imbécile.

Alors que Sey se lamentait intérieurement pour la énième fois, le soldat en armure qui semblait d'une certaine façon commander les opérations lui posa alors une question. Sey leva à peine les yeux vers lui... Il avait beau ne pas posséder l'orgueil démesuré de Ayu, il y avait un quelque chose dans la situation qui le dérangeait au point qu'il refuse de plus en plus de parler mais comme s'il avait lu dans ses pensées, l'homme ordonna sa libération... Sey fronça les sourcils... Après tout ça cette soit disant confiance lui paraissait plus que suspecte... Est-ce qu'il voulait lui donner une fausse impression de sécurité pour lui arracher tout ce qu'il savait puis ensuite une fois la dernière bribe d'info arrachée, le tuer sans aucun remord? Sey comprit rapidement qu'il n'avait pas le choix que de plier....


-Désolé, cette confiance n'est pas réciproque, je vous donnerais les infos que vous souhaitez uniquement car j'ai confiance en les plans de Ayu...

Dit-il tout en se disant qu'il était tombé bien bas à faire confiance à quelqu'un d'aussi dangereux... Mais qu'importe, il sentait l'impatience de l'esprit bouillonner, bien que ce dernier n'était pas encore prêt à reprendre place devant tout le monde, pas encore...

-La place est partagée entre nous deux, c'est Ayu qui l'a prise en premier, je me charge de l'administration et lui des missions sur terrain, des ordres ou d'agir de façon inconsidérée comme l'autre nuit, apportant des ennuis plus ou moins gros, plus que moins d'ailleurs...

Il s'arrêta un instant, puis sans recevoir de contre indication de l'esprit continua, tout en jetant un oeil vers la rousse vu qu'il répondait d'une certaine façon à sa question d'un peu plus tôt...

-Je suis devenu un possédé le jour de mon arrivée en ville, je ne pense pas que le fait que je porte le nom Horrow tout comme l'esprit qui me possède soit un hasard bien que en tant qu'orphelin de naissance je ne puisse affirmer qu'il ne s'agisse pas d'un hasard.

Mais peut-être voudrait-ils en savoir davantage sur les esprits? Peut-être que cette info qui ne pouvait pas leur porter préjudice plus que le fait d'être possédé permettrait également de prouver qu'ils étaient prêt à coopérer s'ils n'étaient plus traité comme d'immonde prisonniers alors qu'ils s'étaient eux même rendus... Le garçon continua-donc...

-Concernant l'esprit, ou Ayu si vous préférez, Il est né il y a plus de 300 ans, il à été banni de la famille Horrow à l'age de cinq ans pour avoir prétendument tué toute sa famille, est devenu soldat à 14 ans avant de mourir à 15 ans. Si vous voulez en savoir plus vous n'avez qu'à chercher le nom de Ayumi Horrow ou de Kira Horrow...

Il marqua une nouvelle pause avant de demander sur un ton plein de défi:

-Et maintenant je vous déballe toute notre enfance ou vous êtes prêt à parler de cette alliance?
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mer 29 Déc 2010 - 16:13

Purée mais on n'est pas à la conférence de Yalta là ! Les menottes maintenant ! Pourquoi pas un café et une paire de pantoufles pendant qu'il y est ?!

"Mais-qu'est-ce-que-tu-fous-ENCORE-pauvre-CON !", pourrait être une interjection légitime. Hélas (dix fois hélas), j'ai la langue engluée de sarcasmes et le cerveau réduit à la taille d'une coquille de noix. Une du genre très dure, insubmersible. Et en ce moment, cette barque à la dérive, mon esprit, mes pensées, ma ligne de mire toute entière est obnubilée par une seule idée : une balle frappée par un percuteur. Une balle frappée par un percuteur. Une balle frappée par un percuteur. Grand angle, à bout portant, détonation crachante et impact craquant. La rengaine se repasse encore et encore en filigrane de mes yeux comme un 33 tours suranné de rayures.
C'est envisageable et ça me donne déjà des fourmis dans les doigts. Nous sommes quatre du SRDP. En imaginant que nos balles de neuf millimètres lui fendent la cuirasse, il faudra compter sur un temps de réaction exceptionnellement lent pour que les matons ne nous tombent pas sur le râble.
Il faut également prendre en compte la rapidité propre de Lacharogne. S'il riposte à sa manière brutale… je serais sans doute la première à me faire "confétiser" la poitrine.
Imaginons que Delarat, Riffon et Valmard réagissent au quart de tour à mon ordre… ouais, il faudrait qu'ils soient dociles comme des moutons et meurtriers comme la gangrène. Tu parles d'une graine de gang… au mieux ils vont égratigner la peinture.
Sauf si je leur demande de neutraliser les sentinelles, auquel cas je me charge moi-même de Lacharogne. Oui, bonne idée… Ma main glisse le long de ma cuisse. J'ai la paume humide d'excitation. Le cœur qui s'emballe. Mes pupilles s'élargissent.

Mais je sens son regard posé sur moi. Ça me paralyse comme la danse d'un serpent mortel. Est-ce que le prévenu réalise ce qui se déroule en ce moment, alors même qu'il répond à nos questions conjuguées… Le maton passe, déverrouille les menottes et se retire derrière la porte.
Ça doit bien faire la centième fois que ma langue se glisse entre mes lèvres. Une balle frappée par un percuteur… et le problème est réglé. Je force la membrane de mes poumons à se soulever à nouveau. Un flux de sang me monte au visage… j'envisage…

- Riffon, Delarat, Valmard ! (Une explosion d'adrénaline me fait trembler). Sortez, finis-je d'une voix plus ou moins calme, fêlée de névrose.

Je me force à plaquer cette main fiévreuse sur ma cuisse. Je respire, je respire. Mes subordonnés se retirent, laissant là tout le matériel inutile. Je tourne la tête vers Lacharogne, il doit jubiler ce con.
Maintenant nous sommes seuls… mais si tu crois que je vais me mettre à genoux et baisser ton pantalon, tu te fourre le gland dans l'œil. Je n'ai peut-être pas eu le cran de faire sauter la sûreté de mon Beretta mais je sais que toi, tu n'es pas non plus droit dans tes bottes là. A chaque fois que je fais quelque chose qui serait susceptible de braquer Ayu / Sey, Lacharogne est contraint de renchérir dans le miel. Il doit détester. L'idée me plaît. Je serai celle qui fera craquer ton masque.

D'un raclement de gorge, j'oublie tout et je me reconcentre sur l'interrogatoire. Car malgré cet atermoie, je suis encore capable d'écouter d'une oreille et de grincer des dents, merci. Je reprends donc méthodiquement ce que nous a révélé Sey James à propos de Ayu :
La possession est relativement récente mais apparemment leur lien est fort. Sans doute le fait qu'ils soient de la même famille… Il y a aussi cette histoire de "massacre au cerceau en culotte courte". Ayu m'en avait parlé, je m'en souviens maintenant, quand il me tenait. Je pensais qu'il mentait… ça n'a pas vraiment changé sauf que maintenant je suis en position d'exiger la vérité.
De mémoire, je tape les noms indiqués dans l'ordinateur que vient de quitter Riffon. Le moteur tourne… En attendant, il voudrait qu'on parle de l'alliance. Lacharogne aussi, sans doute. En tout cas c'est ce qu'il laisse croire avec ses manières abrutissantes de mièvrerie.
Donc moi, je préfère qu'on n'en parle pas. De toute façon c'est une idée foireuse, y'a que des galonnés pour croire qu'ils auront à y gagner.

- Oui déballez nous donc toute votre enfance. Et ce que vous savez de celle d'Ayu pendant qu'on y est. Je serais curieuse d'alimenter notre "tare de soldats" en apprenant comment un gamin à peine sorti des laines de sa mère pourrait tuer toute sa famille.

Je regarde Lacharogne puis revient au détenu. Malgré qu'il soit libre de ses mouvements, il ne m'apparaît plus du tout menaçant sans l'esprit aux commandes. Et pourtant, je le sais capable de certaines choses qui pourraient surprendre le lieutenant colonel… en y pensant, je pourrais tourner ça à mon avantage.
Je reprends la seringue de Delarat en main et la porte devant mes lunettes avec une moue rêveuse.

- Et n'allez pas croire que je ne sais pas comment on pratique une piqûre. La vérité ou la maladie. Il n'est pas question de débattre de votre éventuelle soumission à nos ordres sans que nous soyons sûrs que nous pourrons vous utiliser correctement vous et votre bande de gamins. Oui, on vous confiera sans doute des petites courses, des commissions… mais il ne s'agit pas que les paquets tombent dans les mauvaises mains n'est-ce pas mon colonel ? Finis-je avec une légère pointe d'agressivité involontaire.

J'ai choisi chacun de mes mots avec beaucoup de précision. Mon but, c'est de mettre Horrow sur la défensive pour qu'il se sente menacé ou mieux, irrité. Lacharogne sera obligé de le rassurer (et ça c'est toujours bon à prendre parce que ça va les lui briser). Mais surtout, Ayu va peut-être intervenir…
Dans le pire des cas, Sey James pleurniche et Lacharogne le flingue.
Dans le meilleur des cas, Ayu se manifeste et Lacharogne explose dans une gerbe de sang et de débris…
Moi dans les deux cas, je serai à distance et je logerai une balle dans la mallette pour répandre les différents virus dans la pièce avant de me tirer à toutes jambes.

Dans la foultitude des cas intermédiaires, éventuellement, c'est moi qui reste sur le carreau mais ça… bah. Donnez moi une raison de vivre et on en reparle.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mer 29 Déc 2010 - 17:36

*Contrôle tes nerfs, contrôle tes nerfs Owen* Écouter et être en présence d'autant de personnes sur une si longue durée devenait difficilement supportable. Surtout d'entendre des paroles aussi contradictoires et provocantes. Ses doigts se crispèrent un instant, avant qu'il ne s'en aperçoive. Il ne voulait pas montrer quoi que ce soit. La tâche était plus aisée avec une armure mais il devait bien faire attention a chacun de ses mouvements. Il sentait qu'il perdait, à vitesse granvée, le peu de contrôle qu'il avait gardé sur ses émotions. En même temps, terminer par deux morts violentes lui porteraient plus de soucis que de confort pour l'avenir. Après une légère inspiration, pour se re-concentrer, il se remit en mode réflexion tout en se jurant que a peine l'interrogatoire terminé, il partirait tout droit en ville pour se défouler. Sûrement au cimetière ou au parc pour être a peu près sûr de trouver son " bonheur".
Cependant, son regard se posa vite sur la main de Melicerte qui glissait dangereusement vers son arme.
*Contrôle toi, contrôle toi* L'envie de riposter avant qu'elle n'espère l'abattre le submergeait. Une seconde d'hésitation de trop, elle ordonne a ses larbins de quitter la pièce. *Jamais elle n'osera me tirer dessus sans soutien, elle est trop maline pour ça.* Bien que rassuré, il restait méfiant au possible et envisageait de plus en plus "l'accident". Il est vrai que l'histoire était aisément imaginable et crédible. Il pourrait jurer qu'elle avait tentée de libérer le chef de la résistance avec qui elle s'était alliée pendant sa soit disant détention. Détention prévue pour attirer et éliminer une partie de l'armée. Le seul point noir serait le prisonnier qui témoignerait probablement a l'encontre de la version du gradé. Prisonnier qui était la clef de ses plans. Jusqu'à la résolution de ce détail, il devait continuer sur sa lancée.

La scientifique semblait en proie a un conflit terrible. Sa main n'ayant toujours pas bougée. Cette fois elle s'exprimait de nouveau, masquant a peine l'agressivité et les menaces. La séance durait, durait et se ressemblait. Il devait y mettre fin rapidement avec le plus de résultats possibles. Elle lui avait offert l'opportunité de s'exprimer librement maintenant qu'ils n'étaient plus que trois. Bien sûr, il ne pouvait dire tout ce qu'il savait, de part le grade de la scientifique, mais aussi parce qu'il aimait garder un certain contrôle ou plutôt, un contrôle certain sur les évènements.
Il alla devant la porte pour demander a ce que personne n'écoute aux portes. Puis, revenant d'un pas assuré vers le centre de la cellule, il reprit une chaise et s'installa pour former un triangle. Endroit duquel il pouvait surveiller les faits et gestes des deux convives. Toujours très calme, plus déterminé que jamais il commença un long monologue:

"- Nous n'allons pas trainer sur les formalités plus longtemps. En tout cas pas moi. Tout les deux vous aurez tout le loisir de discuter après mon départ. Ce que je vais vous dire est classé top secret par l'État-Major. Sous-lieutenant, dit-il en s'adressant a Melicerte, vous avez ma confiance et donc celle de l'état-Major. Il en va de même pour vous, chef de la résistance. Ce qui était totalement improbable, mais Owen ne voyait pas d'autre moyen pour captiver l'attention des deux autres si ce n'est en changeant radicalement son comportement. Nous avons eu des informations comme quoi un démon et une anomalie sont en ville. Ils ont sûrement d'autres complices non-identifiés. Leurs intentions sont plus que néfastes envers l'armée, les civils et la résistance. Il ne fait aucun doute. Nous avons d'ailleurs déjà été attaqué par l'anomalie. La puissance de ces derniers est évaluée comme une menace majeure, la plus importante relevée depuis longtemps. J'ai été chargé d'éliminer cette menace. C'est pour cette raison que nous devons déterminer notre alliance et ce que nous allons faire ensemble de manière précise. Je me ferais un plaisir de vous tuer, cette fois en regardant dans la vide, ce qui pouvait laisser supposer à Melicerte comme à sey que la phrase leur était destinée, mais avant cette heureuse et dernière rencontre je ne veux pas laisser passer ma chance d'exterminer de telles saloperies ! Il est temps d'évaluer vos priorités et de décider.


Il savait son discours très théorique et trop peu développé mais il devait être prudent sur les informations qu'il délivrait. Quant a sa volonté affichée de les éliminer, il pensait que l'enchainement des contrastes sur sa personnalité garantirait sa sincérité.

En ce qui concerne l'état d'esprit du Lieutenant-Colonel, on peut le comparer a un volcan en fusion. Prêt a exterminer chaque être vivant. Parler ainsi, jouer le rôle de la personne compréhensive, réfléchie, tolérante pendant ces longues minutes était le fait de trop. Les deux autres avaient intérêt de réfléchir vite et de parler bien. L'armure était bien trop étroite pour supporter la moindre vapeur supplémentaire de cette colère meurtrière sous pression.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Jeu 20 Jan 2011 - 18:32

[Va pas être terrible mais je tente quand même une rep, par contre, précision, Sey et Ayu ont une apparence bien distincte, Actuellement c'est l'apparence de Sey qui est visible mais avant c'était celle de Ayu, suffit de regarder l'avatar pour savoir quelle apparence est utilisée (sauf pour le post précédent si je me trompe pas]

Si Sey ne pouvait voir les gestes de la soldate depuis sa place, il pouvait bien sentir la tension qui régnait dans la pièce... Des trois il serait peut-être le premier à craquer finalement... Il allait finir par supplier qu'on le laisse partir et alors l'un des soldats lui collerait une balle entre les deux yeux pour le réduire au silence... Au lieu de ça le jeune homme sursauta alors que les personnes qui semblaient n'obéir qu'à l'ex-prisonnière de Ayu se voyaient recevoir l'ordre de quitter la pièce, ce qu'ils firent rapidement. A présent le jeune garçon se retrouvait seul avec les deux soldats chargés de son interrogatoire et un esprit qui mourrait d'envie de compliquer les choses... Quelque chose lui disait que cette fois si il en réchappait vivant, il aurait alors utilisé toutes ses réserves de chance pour tout le reste de sa vie et les trois autres suivantes...

Alors qu'il s'était cru débarrassé de la corvée "racontes moi ton passé", l'autre continuait à l'interroger. Sey n'était pas sur de savoir s'il devait continuer à parler de ce passé qui n'apportait pas grand chose à l'avenir, cependant, Ayu ne semblait pas de cet avis, à moins qu'il ne soit ravi d'être l'objet d'un tel intérêt, en tout cas l'esprit venait de prendre les commandes du corps de Sey, gardant toutefois l'apparence du jeune garçon...


-Je me rappelle plus très bien comment j'ai fait... Faut dire qu'après ça il m'ont torturé pendant des années, j'ai oublié, mais si tu veux jte raconterais tout ce dont je me rappelle en privé, fillette.

A ce moment là, si Sey avait eut un corps alors sans doute aurait-il poussé un soupir de découragement... Il ne savait pas d'où l'esprit tirait ses répliques à la noix mais il n'aurait pas été surprit que l'autre lui avoue avoir vu ça dans un mauvais film... En tout cas s'il continuait à jouer les provocateur ils allaient finir par le payer de leur vie... Ou par une maladie puisque la soldate agitait maintenant une seringue... C'était facile pour Ayu que de jouer au plus malin, sauf que c'était lui qui prenait tout les risques... Peut-être que songer à un exorcisme serait une bonne idée s'il s'en sortait vivant après tout...

-Sey... J't'avais bien dit qu'elle avait la tête à jouer les infirmières perverses, mais j'savais pas que son fantasmes c'était les ados...

Balança l'esprit sans se soucier de parler à voix basse... Sey devait l'avouer, une fraction de seconde un sourire (mental) avait effleuré ses lèvres, avant qu'il ne se rappelle ce qu'il risquait dans tout ça, par chance, Ayu se décidait enfin à se montrer sérieux, bien que son ton n'avait rien perdu de cette pointe provocatrice...

-Trêve de bavardage fillette, si t'as pas confiance alors tire et qu'on en finisse. J'aurais eut tout le temps de fuir ou même de me désincarner pour sauver ma vie, tout le temps de te tuer avant que tes amis viennent sauver ta peau à laquelle il ne tiennent même pas et même là alors que vous vous sentez bien en sécurité, je pourrais utiliser le pouvoir de Sey qui n'est pas bloqué par vos joujoux pour vous désarmer avant de vous tuer, quitte à me faire butter un peu plus loin... Je n'ai pas besoin de mentir, soit vous me croyez et on commence à parler, soit on en fini là, c'est ma dernière offre...

Sey hésitait de plus en plus... Finalement Ayu tirait peut-être ses tirades d'un bouquin... A moins que l'esprit ne soit naturellement adepte des bonnes vieilles phrases clichées... L'esprit se tournait maintenant vers l'autre qu'il avait superbement ignoré tout le long de sa tirade...

-Les gros pervers sadique qui retournent leurs vestes pour me flatter dans le sens du poil ça me met encore plus sur la défensive, continue donc à jouer les salauds, au moins je saurais à quoi m'en tenir...

Commença-il, lui adressant un regard méprisant dont l'effet était bien moindre sur le visage de Sey... Bon sang, il était temps qu'il récupère son corps, quoi de mieux qu'un corps de riche héritière pour jouer les monarques désabusés..? De toutes façons l'autre avait déjà cessé son petit numéro, bien avant la reflexion de l'esprit, alors ce dernier pouvait bien enchainer

-Je connais bien cette... Menace... Il se trouve que l'Ombre est une vieille ennemie, ils ont pas trop appréciés ma dernière infiltration dans leur QG. Leur chef à disparu il y a quelques mois, même s'ils en ont trouvé un autre ils sont affaiblis actuellement, si vous voulez frapper c'est maintenant, si vous voulez plus de détails avant de le faire, alors décidez vous à me faire confiance et on en reparle... Oh et bien sur je rêverais moi aussi de vous tuer, y a rien de plus jouissif que de faire se la fermer à une grande gueule...

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Ven 21 Jan 2011 - 9:38

Wohoho ! C'est formidable, tout le monde se menace mutuellement. Et le tout, notez bien, en brandissant de grands concepts du genre "secret", "confiance" sans oublier une bonne dose d'ironie sarcastique. Vraiment je suis comblée. En prime Ayu semble refaire surface sur la personnalité de Sey mais sans que des changements d'expression puissent vraiment attester de sa prise de contrôle.

Sur le coup, j'ai vraiment envie de rembarrer directos le Ltc avec une tirade bien sentie qui inclurait des allusions à son crâne éponge et à sa virilité artificielle qui compense sans doute ce que la nature ne lui a pas fourni. Quand à Sey James, une bonne claque de derrière les fagots et le contenu de ma seringue dans l'œil. Voilà, là je serais pleinement satisfaite. Entière. C'est ça, et après j'irai faire un bouquet de phalanges mortes dans ma chambre.

De guerre lasse, je me rejette sur ma chaise inconfortable, un bras passé par-dessus le dossier. Aussi fort que j'ai envie de calmer ce petit duo de drilles, je dois bien admettre que ce serait une manière capricieuse et stupide de mettre fin à ma carrière. Je ne dois pas non plus me focaliser sur mes haines au point d'en oublier mon égoïsme.
Et si le Ltc veut vraiment risquer sa couenne à nous révéler des secrets… je devrais y réfléchir. Probable qu'il nous étourdisse de bobards mais je ne le crois pas assez subtil pour que je ne m'en rende pas compte. A moins qu'il se sente confiant à ce point.

Hum.
J'ai quand même bien envie de mettre cette belle assurance à l'épreuve. Tournant la tête vers mon supérieur hiérarchique (et je tiens à insister sur ce point ! Uniquement hiérarchique c'est clair ?) :

- Mon colonel… vous êtes conscient que cet interrogatoire est enregistré… dis-je d'une voix faussement abasourdie. Comme si j'étais profondément choquée par ce qu'il vient de dire.

C'est faux bien sûr. Afin de limiter au maximum les risques, toute la salle a été isolée dans une cage de Faraday sertie de cristaux passifs, ce qui contient généralement assez efficacement les manifestations surnaturelles, quoiqu'en dise Ayu. Les dispositifs électriques habituels fonctionnent en circuit fermé et les micros sont donc désactivés. Aucun système ne peut donc relayer de signal entre ici et l'extérieur de la pièce. Sauf que Lacharogne ne le sait peut-être pas.

Un léger sourire relève le coin de mes lèvres. Oh comme j'aimerais là, planter cette aiguille dans un défaut de son armure ! Pour écarter la tentation, je redépose l'ustensile dans la valise métallique dont je commande la fermeture d'une pression sur le bouton jaune.

Je me tourne alors vers Ayu / Sey, les mains croisées sur le plastique orange. Lacharogne semble vouloir prendre le contrôle de l'entretien mais c'est toujours moi l'officier responsable. A n'importe quel moment, je peux décider de faire renvoyer le détenu 62 en cellule et mettre fin à tout ça. N'importe quand.

Mais je n'en ai pas terminé.

- Ayu, je sais que vous nous écoutez puisque vous nous parlez. Vous pouvez jouer les fiers-à-bras ici si ça vous chante, ça ne changera rien. Comme vient de vous le signifier le lieutenant-colonel, vous avez un choix pratique à faire. Vous voyez, la confiance n'entre pas dans l'équation. Vous pouvez vous désincarner… peut-être que vous n'arriverez même pas à sortir de la cellule. Je doute d'ailleurs que vous teniez si peu à votre enveloppe corporelle actuelle puisqu'il s'agit génétiquement d'un membre de votre lignée.

Et je n'ai toujours pas terminé :

- Par ailleurs, j'ai déjà donné des ordres pour que la détenue 63, Miyoko Hatano soit torturée, défigurée, infestée et utilisée à des fins expérimentales en cas de problème. (Avec un sourire). Alors la confiance n'a vraiment rien à voir là dedans, vous ne croyez pas ?

Et cette fois je m'adresse aux deux.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Sam 22 Jan 2011 - 1:51

10,9,8,7 ..

Le gradé n'écoutait plus, il ne voulait plus, il ne pouvait plus. Que lui était-il arrivé ? Après tout, même sans la résistance il était capable de mener sa mission a bien. Il en avait éliminer des ombres en plus d'un an. Les manipulations, les gentillesses, la patience, tout cela devait s'achever dans les larmes et le sang. La fin de l'interrogatoire ou des négociations, peut lui importait le nom donné à cette situation, approchait. Si il n'avait pas eu d'armure, les deux autres auraient pu voir un homme au regard noir, fixé dans le vide, les muscles contractés au point de s'auto-déchirés. La haine, la soif de violence, tout l'emmenait vers l'issue fatale. Peut être la sienne, peut être pas. Ca n'avait plus d'importance.

6,5,4,3 ..

La provocation venait de toutes parts, pour des raisons diverses. L'une voulait se venger et l'autre tenait a sa fierté et jaugeait probablement ses marges de manœuvres. Elles étaient d'ailleurs inexistantes, même en cas d'alliance, Owen ne le laisserait jamais mener les opérations. Maintenant, il en prenait conscience. Il n'était plus question de plan, seul la mort était en jeu. C'était un soldat, pas un diplomate fait pour rester des heures durant face a deux individus qui ne veulent pas discuter ou aller dans son sens. Pendant qu'il perdait son temps dans cette cellule, il ne pouvait pas préparer les futurs combats. La stratégie militaire était de mise. En face, un loup noir et un démon d'une incroyable puissance étaient réunies, probablement avec d'autres anomalies pour exterminer des innocents. Le terrain lui manquait. L'action lui manquait.

2,1,0 !

Ivre d'une rage inimaginable. Aveuglé par la haine et la frustration il n'avait presque plus conscience de son corps, de ses mouvements. Ses capacités de réflexions étaient au minimum. Le rendez vous futur dont il avait parlé un peu plus tôt durant lequel il tuerait la scientifique et le chef de la résistance se rapprochait plus vite qu'il ne l'aurait supposé jusque là. Il devait briser, détruire .. La bombe avait atteint le chiffre 00:00.
Se levant de la chaise, il saisit cette dernière et l'envoya avec une telle violence contre la porte qu'elle ne résista pas un seul instant face au terrible choc. La table avec tout le matériel fût brisé d'un coup de pied vengeur. Sûrement alerté par le bruit, un soldat, arme au poing fît irruption dans la cellule. Owen retrouva alors une once de conscience mais ne pu s'empêcher de dégainer son arme pour lui tirer dans l'épaule. En seulement quelques secondes, les échanges verbaux visant a dominer s'étaient transformés en une vague de violence. D'une voix forte qui devait le faire ressembler à un fou prit de démence il hurla:


"- La séance est terminée. Chef de la résistance êtes vous avec nous ou contre nous ? Un seul mot, une seule bonne réponse, ma patience est arrivée à son terme".

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Dim 23 Jan 2011 - 17:48

C'est nul... Plus personne ne se laisse avoir par les remarques à la con... A nouveau Ayu cède sa place à Sey, n'écoutant plus que d'une oreille car malgré tout il reste curieux de savoir comment la fin va se jouer. L'ex prisonnière lui propose maintenant de se désincarné... Elle n'a donc rien comprit, c'était avant tout ça... Maintenant ça serait juste abandonner en pleine partie de jeu... Elle ose même penser à sa place en disant qu'il n'abandonnerait pas un membre de sa lignée... Comme s'il se souciait de son appartenance à sa famille... Un nom il peut en changer demain, il peux même en avoir 1000, il sera toujours le même pourri... Sey, lui, fronce les sourcils... C'est que lui sait que Ayu n'hésitera pas, il à déjà agit ainsi par le passé... Bon sang mais pourquoi ça n'arrive qu'à lui?

Sey ne répond pas car alors la fille commence à parler de Miyoko... Le jeune garçon se redresse d'un coup... Il n'a même plus conscience que c'est surement la dernière chose qu'il va faire, en fait il ne réfléchit même plus. De son côté Ayu aussi sent la colère pointer son nez, sauf qu'il ne réagit pas, se doutant qu'il puisse s'agir d'une méthode pour le mettre au pas, et si ça n'est pas le cas alors il leur fera payer à tous très très cher et à Sey encore plus pour ne pas être fichu de se contrôler un peu.

Parlant de perdre le contrôle, une chaise traverse la pièce à toute vitesse et fracasse la porte... Au début Ayu croit que c'est Sey qui offre une petite démonstration de ses dons de télékinesiste et commence à reprendre le contrôle, mais non, c'est l'autre là qui pète les plombs... Ayu le fixe un instant... Il savait bien que c'était pas un vrai gentil de toutes façons... La table n'a pas plus de chance que la chaise, l'esprit fixe la scène, silencieux, comme hypnotisé, pas qu'il ait peur... Non, Ayu est assez bête pour ne pas avoir peur, en fait... Tout ça lui plait, ça lui plait même beaucoup... Un soldat entre, le pauvre est arrêté d'une balle... Eh beh quelle joie l'armée... Un sourire se dessine sur les lèvres de Ayu qui reprend son apparence... Tant pis pour le spectacle qu'il offre aux deux autres, si ça se trouve il ne le regardent même pas... Le sourire de Ayu s'élargit encore quand il retrouve son corps, enfin, le substitut qui imite à la perfection son corps. Celui de Sey lui donnait l'impression d'être lourd et mou...


-Je suis avec toi Chef! C'est quand tu veux...

Dit-il sans se départir de son sourire et le pire c'est qu'il ne se moque même pas cette fois, enfin juste un peu... C'est que... La violence de son ennemi lui plait... Qui sait, ils peuvent peut-être s'entendre, à moins qu'ils ne s'entretuent... Oui, c'était plus probable.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 24 Jan 2011 - 18:05

[hrp : ça c'est de la scène ! Imaginez avec ce genre de musique ^^ :
]

Ayu va répondre, je me penche en avant, sourire prédateur et regard impénétrable derrière mes verres fumés. Du coin de l'œil, j'entrevois soudainement Lachaille qui se lève et…

Nom de DIEU !

J'ai juste le temps de basculer sur le coté, par réflexe, quand je capte l'ombre floue du projectile dans les airs. Les mains relevées sur la tête, j'entends un claquement.

- BLÂM –

La table s'écrase à coté de ma tempe avec tout son contenu. Ma tête ricoche contre le béton poussiéreux quand je roule pour l'éviter. Puis il y a une détonation, un cri rauque.

Mais je ne vois rien, je ne m'intéresse plus à rien. Parce que sous mes yeux, vient d'atterrir un pavé gris argent dans un bruit de brisure de verre. Un voyant rouge qui palpite avec frénésie pour me poignarder la rétine. Un voyant avec un crâne toxique en surimpression blanche. L'idéogramme se reflète en cet instant même sur le verre de mes lunettes de protection.

Un éclair, une fraction de pensée me suffit pour reconstituer le mode opératoire :
Cette valise pressurisée met exactement 6 secondes à se verrouiller complètement. Il faut d'abord que les joints s'ajustent, puis les loquets claquent et enfin, l'air contenu à l'intérieur est expulsé par un système de valve afin qu'en cas de fuite, la dépression laisse un temps de latence avant que l'atmosphère ne soit polluée par les germes mortels qu'elle contient.
La processus est assez rapide compte tenu du volume. Pour en attester du bon fonctionnement, un voyant bleu est allumé en permanence.

Comme dans un rêve, je revois le couvercle se fermer lentement. Lacharogne se lève. Les verrous cliquètent. La chaise traverse les airs. Le bip signale la parfaite étanchéité du système. Les vérins se relèvent en position d'expulsion. Je tombe par terre, un filet de salive s'échappe de ma bouche. La table se renverse. Les vérins reçoivent l'impulsion électrique. Les seringues se brisent toutes lors de l'impact. Les toxines se libèrent dans le compartiment. Le processus de dépressurisation souffle le tout dans l'atmosphère !

Avec un spasme d'horreur, je m'empêtre dans ma blouse, mes paumes raclent le sol. Il y a un corps prostré devant moi. Des larmes de panique brouillent ma vue. Je me casse un ongle sur le chambranle de la porte cassée par le ltc. Je dérape. Mon pied butte sur le mollet du garde gémissant. Je passe la porte en pur déséquilibre. La clenche est brisée mais le loquet n'était pas mis, ma seule chance ! Je pivote, la poignée déjà en main.

Au second soldat qui s'avance en courant vers la cellule, je beugle avec hystérie.

- COOOONTAMINAAAAAATION !!

La porte claque magistralement. Je m'effondre presque sur le loquet pour les enfermer à l'intérieur et relève les yeux sur le planton qui me regarde avec incrédulité. Il y a un trou à l'emplacement de la serrure, là où la chaise s'est écrasée. Ainsi bloquée, la porte tiendra encore quelques coups de savate mais pas plus. Et merde... ça aurait été trop beau.

- Reculez ! Cette porte n'est pas étanche. Reculez ! Mes doigts finissent par trouver le bouton pressoir rouge sanglant sur lequel je passe une partie de ma frénésie. La sirène d'alarme rugit, les voyants disposés à intervalles réguliers le long des murs se mettent à clignoter en rouge.

J'attrape un téléphone mural. Du coin de l'œil, j'aperçois Delarat et Riffon à qui ma figure suffit pour expliquer la situation. A peine le déclic au bout du fil :

- Sous-lieutenant Kerozène bâtiment 6, zone de détention. Nous avons une fuite bactériologique de matériel hautement volatile. Faites immédiatement évacuer la zone et envoyez moi une équipe de désinfection !

Mon regard remonte alors vers la baie vitrée qui permet aux observateurs de suivre le déroulement de l'interrogatoire. Dans cette petite pièce, il y a mes deux pires ennemis, une quantité invraisemblable de tueurs invisibles et… un pauvre type qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

C'est tellement irréel. Tellement parfait. Mais tellement instable !

- Sergent, faites verrouiller tout le périmètre. Il faut contenir la menace ! On bouge !
- Mais les…
- C'EST UN ORDRE !

Je dois absolument les enfermer là dedans. Qu'ils y crèvent ! Nous tournons les talons, dans le plus grand désordre, fermant et verrouillant une autre porte derrière nos pas pressés.

[hrp : pour Owen, il va probalement y avoir une accroche entre "tes" gars et les "miens". Pour pimenter, je contrôlerai uniquement mes subordonnés du SRDP, si t'en as envie, prends en main quelques uns de tes fidèles pour m'empêcher de vous condamner là dedans ^^.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 24 Jan 2011 - 19:51

[Je suis vraiment navré Meli. Pourquoi ? Parce que le combat entre "tes" hommes et "mes" hommes ne va pas avoir lieu, du moins pas tout de suite, je te laisse apprécier ma réponse et celle de Ayu. En tout cas, j'adooore. ]

Durant la période où Owen ne contrôlait plus ses nerfs, les produits nocifs, apportés par les scientifiques, se répandaient dans la salle. Visiblement, ni Owen, ni Sey, n'en avaient eu conscience sur le moment. Le chef de la résistance avait une étrange lueur dans le regard, une sorte de fascination malsaine. Qui pouvait devenir alors ses projets au moment ou il semblait s'allier corps et âme au gradé ? Sûrement pas le soldat en question. Car cette réponse spontanée et dévouée l'avait totalement arrêté dans son élan destructeur. Comme à son habitude, la réalité n'était jamais loin.

Il avait totalement oublié Melicerte. Une erreur. Fatale ? Le moment n'était pas venu d'abandonner. Owen prenait conscience de la dangerosité des produits dont il ignorait, jusque là, absolument tout. A la vue de la scientifique apeurée qui avait déjà traversée la porte en courant d'air, profitant de l'occasion pour les enfermer, il comprit que ses réactions devaient être rapides. La porte de la cellule était déjà close. Il ne s'inquiétait pas pour lui, son armure offrant une résistance confortable pour quelques heures, mais surtout pour son nouvel allié. Nouvel allié qui pourrait profiter de cette opportunité pour prendre la fuite. C'est d'ailleurs à cette pensée qu'il vit en son ennemi d'hier, un allié majeur. Si sa puissance correspondait à sa réputation, une vulgaire porte ne serait pas un adversaire très vaillant. C'était un risque à prendre, laisser Ayu utiliser ses pouvoirs en toute impunité revenait à lui faire une confiance aveugle. Peut être était-ce le moment de sceller le pacte définitivement. Quant à sa haine des " anomalies", elle n'était rien en comparaison de celle qu'il éprouvait à ce moment présent envers la sous-lieutenant de la SRDP.
Il n'avait plus le choix:


" - Ayu, je crois que notre collaboration va être mise en place plus tôt que prévu ! "Dit-il pour rappeler que selon ces mots, l'alliance était en place et qu'il ne tolérerait pas une trahison.

Mais il dit plus vite:

" Ne respirez plus et défoncez moi cette porte ! J'ignore tout de ces produits, mais mon instinct me conseil de ne pas traîner ici."


La suite allait être animée. Le Lieutenant-Colonel, l'arme au point en direction de la porte se tenait prêt. Pour la première fois de sa vie, il était seul avec une anomalie et il devait lui faire une confiance absolue.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 24 Jan 2011 - 21:34

Il avait eut bien tord que de croire que tout redeviendrait calme en même temps qu'il ferait preuve d'une certaine forme de soumission... Quand Ayu se calmait, c'était l'ex-prisonnière qui faisait des siennes... Bon sang, y a une bombe qui allait exploser ou quoi qu'elle filait comme ça? En tout cas bombe ou pas elle les avait enfermé... C'est donc que le danger se trouvait dans la pièce... L'esprit se rappela alors la menace des maladies... Est-ce que c'était ça? Si c'était le cas alors... Il ne savait pas très bien comment agir... Une telle menace ça ne lui parlait pas du tout... Et puis normalement il ne risquait rien, son corps était mort... Mais pas celui de Sey alors... Alors quoi?

C'est le lieutenant colonel boite de conserve qui prit la suite des opérations en lui donnant des ordres... Ordres que l'esprit ne discuta même pas... Même si ça voulait dire obéir à quelqu'un qu'il considérait comme un ennemi, même s'il n'était pas du genre à obéir tout court d'ailleurs... L'esprit se contenta d'acquiescer... S'il ne devait pas respirer peut être que parler était tout aussi risqué... Ou pas, il l'ignorait et puis il s'en fichait après tout. Il se dirigea vers le soldat qui avait eut la malchance d'essuyer une partie de la colère de l'homme et le releva en le tirant par ses fringues tâchées de sang... Il aurait voulu lui glisser une connerie, du genre "c'est pas contre toi", à la place il lui fit juste un sourire... Oui, même en danger il pouvait encore s'amuser de la situation. Il plaqua le soldat contre la porte puis le fit exploser, la porte résista à peine et fut soufflée avant de s'écraser au sol un ou deux mètres plus loin, de même que le corps sans vie et méconnaissable du pauvre soldat...

Ayu regarda un bref instant ses mains couvertes de sang, un nouveau sourire sur les lèvres... Il n'allait pas en rester là. Non, une rébellion n'était pas en train de se profiler... Mais il fallait punir les mauvaises personnes n'est-ce pas? Il devait trouver la soldate et faire jaillir son sang à elle aussi! Elle n'était pas loin... Ayu se dirigea vers elle, il souriait toujours et allait le plus vite possible, avant que quelqu'un ne le transforme en passoire, ils devaient tous être armés non? Il se glissa derrière elle et agrippa son cou d'une main, puis de l'autre fit apparaitre un de ses sabres qui vint entailler la chair de la cuisse de son ex-prisonnière, une blessure superficielle, mais malgré tout assez douloureuse...


-Perdu pour cette fois, alors maintenant c'est à moi de jouer d'accord?

Drôle d'endroit, drôle de situation pour s'amuser... Mais il ne vivait que pour ces petits moment... Et puis il devait se venger après tout... Car elle avait cru qu'elle pourrait l'emporter sur lui et le tuer... C'était stupide, il était déjà mort, mais trêve de débat philosophique, il y avait d'autres choses plus importantes à penser telles que...

-Chef, on fait quoi d'elle?

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 24 Jan 2011 - 22:56

Les choses se précipitent. Je reçois une confirmation par un talkie grésillant emprunté à la ceinture du sergent au moment où une explosion retentit en arrière. Pas la peine de regarder pour confirmer ce que je sais déjà :

Ayu vient de se déchaîner.

Je montre les dents. Il faut faire vite ! Il sera là d'une seconde à…
- AAArgh !
- Lieutenant !

Trébuchant sous la surprise et la douleur, je lâche le Beretta que je venais tout juste de tirer de son étui par prévention. Le talkie se déboîte par terre par la même misérable logique qui régit mes muscles saturés de substance P.
Le sergent braque son famas en direction de Ayu mais il hésite visiblement à cause de la présence imposante de Lachargone qui émerge des décombres fumants. Je voudrais hurler mais je ne peux pas. La douleur, la rage, ma haine qui me verrouille la mâchoire comme s'il s'agissait d'un bloc soudé à l'arc.

Les toxines… les toxines ! Il faut partir bordel !

J'entends des pas en arrière. A moins que ce ne soient les battements de mon cœur ? Non ! Des bottes en caoutchouc. Ce sont les gars du SRDP. MES gars qui rappliquent en combinaison intégrale d'alerte bactériologique avec des lance-flammes et des pulvérisateurs de solution de alcaline.

- Qu'est ce qu'il se passe ici ?? Lâche une voix filtrée par un masque.

J'ai perdu mes lunettes. Mes yeux pleurent. Les canons sont tous braqués sur nous. La sirène me déchire les tympans, j'ai mal. J'ai envie de hurler. Un bref éclat de lucidité glacée vient de se ficher dans mon système nerveux : il y a au moins cinq grippes mortelles en suspension dans les airs et j'ai une plaie à vif à la cuisse !! Merde ! Merde ! Merde !

Ma main glisse et se presse compulsivement sur ma jambe comme pour la soustraire à la contamination. Ma paume dérape sur cette combinaison déjà poisseuse de sang.

- Attention, il est dangereux, parvins-je à croasser sans me décider à désigner Lachaille ou Ayu.
- Ne soyez pas idiots, nous devons intervenir maintenant ! Vous voulez tous mourir ?!

Mes yeux en tout cas, affirment le contraire.
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Lun 24 Jan 2011 - 23:27

[Texte modifié pour incohérences avec le contexte]

Un vent de liberté meurtrière soufflait sur le lieutenant-colonel. Le chef de la résistance, tel un chien auquel l'on venait d'enlever sa laisse, s'était jeté sur Melicerte pour la blesser grièvement. En le voyant agir de cette manière Owen se dit que la future coopération allait être particulièrement savoureuse même si son issue allait être fatale un jour ou l'autre, pour l'un ou l'autre, si ce n'est les deux. Il se dit, à cet instant, que en prévision de cet ultime affrontement il avait intérêt d'étudier de prêt cette anomalie et, pour une fois, de s'intéresser un peu plus au monde de l'occulte afin de mettre toutes les chances de son côté. Mais ce combat titanesque n'arriverait pas avant longtemps car ils avaient désormais un objectif commun.

Très vite, des membres de la SRDP arrivèrent pour s'occuper de la contamination. Il y avait alors deux options. Soit tirer dans le tas pour finir le travail commencer et libérer une frustration difficilement gérable malgré les récents évènements. Soit être habile et un tortionnaire hors du commun, réfléchit et sadique. La deuxième option semblait plus alléchante. Le plan était simple et parfaitement crédible. Faire de Melicerte une traitre de l'armée qui avait tenté de tuer un des plus hauts gradés de la S2AM ainsi que le chef de la résistance dans le but avoué de servir le groupe contre lequel ils étaient désormais en guerre. Tout était justifiable sans la présence d'autres personnes. Après tout, ils avaient vu la sous-lieutenant fermer la porte sur les deux individus. C'était elle qui avait amenée le poison, en toute connaissance de cause. Un attenta prémédité de longue date. Elle avait fini par convertir ses assistants, que Owen allait éliminer dans les minutes qui suivirent, et elle pensait prendre la fuite. Heureusement, ayu avait prouvé sa valeur en risquant sa vie pour la capturer. Elle avait avouée sans peine devant nous, totalement aveuglée par la magie noire. Avec un tel plan, avec son grade, Owen était persuadé de gagner le respect et la dévotion de la S2AM sans parler de l'aveuglement de l'état-major par la même occasion. Après tout, c'est lui qui avait été choisi parmi tout les autres gradés pour chasser le mystérieux groupe si menaçant.
Elle proférait déjà une mise en garde contre Owen ou ayu, impossible à savoir, il fallait donc prendre la situation en main et vite. C'est pourquoi le chef de l'unité 6 dit d'une voix forte:


"- NE L'ÉCOUTEZ PAS ! ELLE EST AVEC NOS ENNEMIS ! ELLE A VOULUE NOUS ASSASSINER ET SE FAIRE PASSER POUR UNE VICTIME AFIN DE DÉTRUIRE L'ARMÉE ! "


Une fois l'ensemble des personnes à l'écoute, certaines dubitatives, d'autres convaincues, il ajouta avec la même conviction mais, cette fois, sans hurler:


"- Décontaminés la prisonnière et notre nouvel allié, ayu le chef de la résistance. Conduisez la traitresse dans une cellule par la suite et que personne ne prenne contact avec elle sans que je n'en donne l'ordre. Prévenez l'unité 6 de la S2AM pour qu'ils la surveillent. De mon côté, je vais pourchasser les personnes présentes et notamment ses assistants qui sont de mèches avec cette infâme manipulatrice ! Prévenez l'état-Major auquel je ferais un rapport dans les plus brefs délais. C'est un ordre !"


Puis tout bas en direction de Ayu:


" - Veillez sur elle jusqu'à l'arrivée de mon unité. Une fois décontaminé, demandez à ce que l'on vous dirige vers mon bureau, nous pourrons discuter de la marche à suivre."


Sans même attendre la réponse, Owen fît demi-tour pour abattre les témoins potentiels et mener son plan à bien. Bien sûr, sa réalisation dépendait de la fidélité de Ayu mais il se dit que, après tout, il s'agissait du chef de la résistance et qu'il poursuivait le même but que lui.

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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mar 25 Jan 2011 - 13:31

Quel bordel... Nan mais sérieux, y avait que à Heaven où un interrogatoire pouvait dégénérer ainsi... Surtout qu'à la base il avait accepté de coopérer mais non, fallait que y ait une scientifique qui veuille les tuer tout les deux... On avait beau dire, mais rien ni personne n'enlèverait l'idée à Ayu que la ville était une entité vivante qui les manipulait tous pour s'amuser... S'il n'y avait eut que lui, l'esprit aurait sans doute laissée partir la soldate. Certes elle avait tenté de l'enfermer dans une pièce avec des saloperies en suspension mais compte tenu de tout ce qu'il lui avait fait ça n'était pas grand chose... Après tout ça n'était qu'un jeu et il n'était pas du genre à s'énerver pour une petite tricherie...

Visiblement le lieutenant colonel n'était pas du même avis... Le contraire aurait été étonnant en même temps... Ayu admira comment le soldat retourna la situation en sa faveur. Si le reste de l'armée marchait dans le plan, il y avait fort à parier qu'elle ne s'en sortirait pas cette fois... Et tout ça à cause de quoi? D'une explosion dont l'auteur resterait sans doute anonyme jusqu'à la fin des jours... Vraiment brillante comme situation.


-Tu pouvais rien faire, c'est la ville qui est vivante depuis trois cent ans, visiblement elle t'aime pas...

C'est qu'il y croyait à ses conneries... Comme si c'était le moment de parler de ça... Il écoutait les instruction de Owen qu'il suivrait mécaniquement un peu plus tard, il avait bien conscience que ça s'agitait autour de lui mais la seule chose qui l'intéressait c'était la prisonnière... Et ça tombait bien puisqu'il était sensé veiller sur elle, parce qu'elle allait se mettre à galoper dans les couloirs avec une jambe blessée et après avoir été accusée de trahison? Pas mal pour quelqu'un qui semblait aussi faible... Il l'avait sous estimée...

-Comment un gamin de 5 ans peut tuer sa famille? Tu à ta réponse maintenant...

Oui bon, on se doute qu'elle s'en moque bien, enfin le seul qui n'en à pas conscience c'est Ayu...

-Si tu me fait confiance j'pourrais bien décider de t'aider... A toi de voir...

Du moins si c'était possible sans trahir cette nouvelle alliance... Ayu préférait quand même sauver sa peau...
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mar 25 Jan 2011 - 17:56

Ah ah, c'est très fin ça lieutenant colonel Laraclure. Mais je serais bien écervelée si je n'avais pas anticipé ce genre de coup de poignard en traître. J'ai su, au moment où la feuille glissait sous mes yeux avec ton matricule dessus, que tu venais pour me pourrir la vie. Ou en tout cas, que si l'occasion se présentait, tu raterais pas le coche.

Et j'ai bon hein ? A la première fissure tu me décoches un coup de botte dans les dents. Seulement là tu fais deux erreurs mon salaud :

- D'une je suis Mélicerte Kerozène, pas une quelconque donzelle que tu peux asseoir devant ta braguette.
- Deux, tu viens de tourner les talons mec ! Je suis à nouveau la plus gradée ici !

Encore maintenue par un Ayu tout fiel tout miel, je devrais normalement être complètement paniquée par les dernières paroles du ltc. Je devrais ruisseler d'indignation et perdre les dernières miettes de crédibilité qu'il me reste.
Mais ce ne sera pas aussi facile. Il y a pas mal de monde maintenant, et ils attendent la suite pour se mettre en mouvement. Je n'oublie pas qu'il y a danger bactériologique, il faut décaniller au plus tôt.

Une mèche rousse me tombe dans les yeux lorsque j'opine à l'adresse du meneur du squad de décontamination avec détermination :

- Le lieutenant colonel Lachargone a raison, il s'est passé un truc horrible là dedans. On a respiré du dimenhydrinate. Je crois qu'il présente déjà des signes d'un syndrome Sérieux-Capgras. Je vous l'avais dit, ça devient dangereux. S'il y avait vraiment "complot", il n'agirait pas aussi violemment. Le règlement préconise la mise en détention… pas le meurtre arbitraire. Je vous conseille de faire évacuer le bloc pour éviter que le colonel en proie à une crise paranoïaque hallucinatoire ne dégomme tout le personnel.

Je reprends enfin mon souffle. J'ai pu tout dire sans me faire frapper, un bon score. Ayu ne doit pas encore être tout à fait loyal à ce gros porc épique. Mes yeux troubles voudraient couler sur ma triste figure mais j'étire encore les coins de mes lèvres sur une ultime injonction :

- Prenez une décision de médecin. Vite.

Là, je renvoie le chef d'équipe à son serment de déontologie. Celui devant lequel les grades et les ordres s'effacent pour laisser place à une priorité : sauver des vies humaines (para-humaines dans le cas de l'esprit déviant).
En attendant, je suis toujours sous la menace de ce malade pyrokinésique. Il faut agir avant l'arrivée des fanatiques du squad 6. Serrant les dents, à mi-voix :

- Ayu, tu as gagné. J'ai compris ce que tu voulais dire. Lâche moi maintenant, où on va crever moi, ton enveloppe et ta précieuse alliance.

[hrp : tous les faits médicaux cités sont globalement exacts, le délire d’interprétation de Sérieux et Capgras est lié à la paranoïa de "complot" (merci wiki) et le dimenhydrinate est une substance hallucinatoire. Je précise au cas où quelqu'un voudrait faire réagir les membres du SRDP présents]
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mar 25 Jan 2011 - 21:47

(Owen se retire jusqu'à ce que son perso soit sollicité)

Ah... Bah elle aussi elle était douée pour retourner les situations à son avantage... Du coup ça devenait bien plus intéressant. Qui du soldat violent ou de la scientifique hystérique allait l'emporter..? Si c'était cette dernière... Ayu ne donnait pas cher de sa peau... Oui bon d'accord il faisait le fier, persuadé d'être le plus fort, le plus intelligent et le plus ce que vous voulez mais il savait très bien que si on ordonnait à quelqu'un de lui tirer dessus, sa vitesse n'allait pas suffire à le sauver... L'esprit se mit à réfléchir à la situation... S'il continuait de suivre les ordres de Lacharogne comme un toutou bien dressé il allait sans doute être accusé d'être sous l'influence de ce truc au nom impossible à retenir et encore moins à prononcer... S'il se mettait du côté de la scientifique, le lieutenant colonel allait sans doute l'accuser de trahison... La seule chose qu'il lui restait à faire était donc de faire semblant de croire que Lacharogne avait réellement été influencé, après tout il agissait bien trop souvent stupidement pour que les gens ne le prennent pas pour un abruti fini. Il ne savait pas s'il devait en rire ou en pleurer, en tout cas ça allait lui rendre service pour cette fois.

Pour l'instant l'esprit ne disait rien, s'il se mettait d'un coup à agir à l'opposé de ce qu'il avait fait jusque là, ça paraitrait suspect et s'il leur balançait un mensonge, alors qu'apparemment leur conversation avait été enregistrée et qui sait, peut-être filmée, il perdrait toute crédibilité.


-Et comment tu va justifier d'avoir enfermé ton pote avec un tel danger? Ca se sent à dix kilomètres que vous vous détestez...

Roooh puis il s'en foutait après tout, tant qu'il restait vivant après tout il n'avait pas à se soucier des autres... C'était Sey le bon samaritain qui veux sauver la veuve, l'orphelin et celui qui cherche à les tuer, pas question que sa mièvrerie déteigne sur lui... L'esprit fut à nouveau sortit de ses pensées par Melicerte... Il avait gagné? Ouais youpi! Il l'avait toujours su!!! Un quoi pardon? Oui c'est vrai, gagné quoi? Elle lui faisait confiance ou bien? C'était tellement imprévisible que Ayu ne savait pas très bien comment réagir... Il resta silencieux quelques secondes puis lâcha la scientifique, d'abord ses doigts qui glissèrent de sa gorge, puis il se recula afin de la laisser libre de ses mouvements. L'esprit s'était arrangé pour s'adosser à un mur afin de ne pas être prit en traitre. Il lâcha pour finir son arme qui disparu comme elle était venue.

-Je protégerais ta vie au péril de la mienne fillette...

Nan mais c'est qu'il était sérieux en plus...

[Désolée, j'ai perdu tout mon précédent post, c'est donc plus court que prévu ]
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Mer 26 Jan 2011 - 9:31

Ayu me tient toujours, je suis tendue. Les autres également, visiblement partagés entre plusieurs attitudes. Ils attendent que leur meneur clarifie ses pensées. Il faudrait voir à se dégrouiller les méninges mon mignon !
Pour enfoncer le clou, je déglutis laborieusement et rétorque à l'esprit fou une phrase pleine de lassitude :

- L'exercice de nos fonctions comporte parfois le sacrifice. Plus le grade est élevé, plus on en a conscience. C'est triste à dire mais entre la vie d'un soldat et la sécurité d'un bâtiment entier, la comparaison n'a pas lieu d'être.

J'ai parlé assez fort pour tout le monde m'entende. Voilà, moi aussi je peux donner dans le laïus. Cette tirade semble convenir à tout le monde. J'aimerais croire que c'est ce qui convainc Ayu de me lâcher mais vu sa personnalité, j'en doute. Ça serait trop simple de pouvoir l'influencer par un boniment aussi rudimentaire.

Toujours est-il que je suis à nouveau libre de mes mouvements. Libre de compresser ma plaie crachante. Libre de m'effondrer dans les bras d'une paire de types en combinaison blanche. Le médecin chef nous désigne du doigt :

- Lieutenant, par principe de précaution nous allons vous placer à la sûreté. (Aux autre membres du squad). Conduisez d'abord la sous-lieutenant et le détenu à l'infirmerie. Procédez à un dépistage complet puis remettez les en cellules séparées dans le bloc C. Transmettez à l'EM.

Je ferme les yeux de dépit. Le toubib n'est pas assez idiot pour manger tout ce qu'on lui raconte, alors il prend un peu des deux versions. Le bloc C n'est pas aussi glauque mais ça reste une geôle, on l'utilise pour les détentions provisoires et les petites peines. Tu me paieras ça sale charogne.

- Et maintenant décontaminez moi ça ! Grouillez vous !

Les buses des pulvés passent sous mon nez en vitesse tandis que les hommes s'activent. Ils pénètrent rapidement dans la chambre souillée et l'on peut entendre les pulsions sous pression du liquide dont ils aspergent le sol et les murs. Puis les lance-flammes, pour porter l'air à une chaleur trop intense et éliminer la moindre trace de toxine.

- Oh merde, c'est dégueulasse ! On dirait que le maton s'est pris un pain de C4 dans le bide.
Un autre, plus près :
- Je m'assure de votre arme mon lieutenant.
- … l'est par terre…

Epuisée par tout ce que cette situation peut avoir de stressant, je me laisse guider sans force par mes propres subordonnés. Deux autres se rapprochent précautionneusement de l'esprit :

- Mon adjudant, je ne trouve pas son arme…
Je relève la tête, un sourire ironique sur les lèvres et répond par-dessus mon épaule à la place du médecin perplexe :
- Laissez tomber, c'est un para-psychique. Faites gaffe à vos doigts quand même.

J'entends un vague 'merde-oh-putain-fais-chier' dans mon dos tandis qu'on s'éloigne enfin de cette zone de folie. Je ne sais pas ce qu'a prévu de faire le médecin à propos de Lacharogne mais je redoute encore de le croiser dans le couloir de sortie. Pour lui ça serait encore jouable : deux balles pour descendre les escortes et les ultimes outrages pour la petite rousse qui ne peut même pas courir.

J'en prends des crampes à l'estomac. Le fait qu'Ayu m'a certifié qu'il me protégerait au mépris de sa vie n'est pas forcément fait pour me rassurer.

[hrp : je propose, si personne n'a rien à ajouter de particulier, un ellipse de quelques heures pour une nouvelle scène : le débriefing devant l'état major avec toute la clique histoire de conclure cet épisode.]
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MessageSujet: Re: A la Petite Question 6h du matin [16/10/10] Owen, Ayu, (Miyoko)   Ven 4 Fév 2011 - 18:43

Après l'explosion de la valise à virus et le pétage de câble général, le sous-lieutenant Kerozène est mis aux arrêts et Ayu est reconduit en cellule dans le bloc C, le bloc d'infirmerie. Lacharogne dans sa chasse massacrante des sbires de Méli parvient à abattre deux d'entre eux, à sa grande satisfaction. Une seule, Raphaëlle Delarat, survit en état de choc après avoir vu la cervelle de ses collègues lui sauter sur les genoux.
Les décontaminateurs arrivent à temps pour convaincre Owen de renoncer à la curée, pas franchement sûrs qu'il est devenu parano mais inquiets pour la santé mentale du chef de l'unité 6. Laquelle unité n'a finalement pas été alertée par le médecin chef, histoire de ne pas compliquer les choses. A ce niveau, le Ltc avait le choix entre tuer tout le monde ou lâcher l'affaire. La première option était tentante mais inadéquate pour ses projets futurs.

Tout ce petit monde est donc mis en sûreté, décontaminé et ausculté en profondeur. On trouvera finalement trace d'une infection grippale mortelle chez deux d'entre eux : Mélicerte Kerozène, à cause de sa blessure ouverte et Ayu / Sey James Horrow, qui était exposé au plus vif. Lacharogne, protégé par son masque respiratoire n'aura même pas subi d'effet secondaire. Lorsque le rapport médical est rédigé, il invalide donc complètement l'hypothèse d'un syndrôme Sérieux-Capgras invoqué par la scientifique du SRDP... du moins en ce qui concerne Lacharogne. Les soins prodigués par l'unité médicale interviennent à temps pour les guérir, de ce côté, les choses rentrent dans l'ordre.

En raison du dérapage incontrôlé qui semble ENCORE attacher les noms Kerozène et Lacharogne, l'Etat Major convoque un tribunal militaire extraordinaire où sont convoqués les différents participants du carnage. Les trois protagonistes n'auront pas le droit d'y intervenir verbalement, ce qui arrange certainement certains d'entre eux.

La fuite de la valise pèsera très lourd sur le cas de Mélicerte qui, en tant qu'officier responsable, devait aussi se charger de la sécurité. Malette qui n'avait d'ailleurs rien à faire ici. Les plus virulents réclameront la retrogradation immédiate et la mise aux arrêts prolongée. Elle ne devra son salut qu'à l'intervention de son supérieur, Le capitaine Bayou, qui se portera garant de canaliser la rousse. Hélàs, pas forcément très bien vue dans son service à cause de ses humeurs instables, on préconisera une mise à l'écart, du travail de routine et plus aucune responsabilité sans encadrement.
(Ceci se convertira ensuite finalement en une mise à pied de 10 jours et conduira au Rp avec Swann).

Les deux morts du SRDP seront imputées au colonel Lacharogne et seront jugées "excessives". La troisième étant incapable de parler, trop choquée, aucun témoignage ne peut être apporté sur ce qu'il s'est passé dans la pièce. Une fois de plus, le LtC s'en tire avec un blâme, une pichenette sur l'armure, ce qui fera grincer des dents à beaucoup de monde au SRDP par solidarité... le début d'un conflit ouvert entre les sections de l'armée ? Owen se fait beaucoup d'ennemis mais aucun ne semble pouvoir l'empêcher de faire ce qu'il veut. Plus encore, il semble y avoir une conivence muette entre l'Etat Major et lui, à un niveau que les troupiers et sous-off ne peuvent même pas saisir.

Restera le cas du seconde classe Laudry, dont on a retrouvé... quelques morceaux étalés et des bouts de tissus collés au mur. Sans témoignage cohérent, document vidéo ou expertise scientifique rationnelle, les intances supérieures sont bien contraintes de conclure au non-lieu. Laudry sera déclaré mort "dans l'excercice de ses fonctions". Ce qui fait qu'Ayu est blanchi par une procédure touffue.

Et justement, le cas du chef résistant est sans aucun doute ce qui occupe le plus gros des débats. L'interrogatoire étant un échec particulièrement absurde, il n'est toujours pas admis que l'armée peut collaborer avec un ancien terroriste. Et pourquoi tout semble toujours déraper quand il est dans les parages ?
Pourtant les haut-gradés sont aux abois. Certains verront dans Ayu une chance de mieux comprendre la situation en ville. Les quelques éléments du rapport de débriefing montrent une parenté ancienne... Horrow, un nom fondateur. Peut-être un nom clé.
Après de longs discours, il est décidé d'intégrer Ayu et Miyoko en tant qu'agents externes dans le GREM. Officiellement sans grade ni matricule mais sous les ordres de l'armée. Leur premier objectif est de fournir des informations sur le groupe désigné comme "l'Ombre". Une organisation qu'on croyait pourtant démantelée après l'explosion de 2009.
L'opération Voile Noir est officiellement lancée sous le commandement direct du Lieutenant Colonel Lacharogne. Lequel aura en charge d'affecter les ressources humaines et matérielles. Pourquoi en faire état à ce moment là ? Peut-être pour faire bisquer ceux qui -comme Méli- se retrouvent le bec dans l'eau... ou pour affirmer la puissance de l'organisation devant Ayu... ou encore pour neutraliser d'éventuelles vélleités de vengeance de la part du LtC.

A l'issue de cette cour martiale, Mélicerte s'en retourne à son labo, désormais aveugle aux manigances de Lacharogne et consors. Ce dernier est d'ailleurs presque ovationné à la sortie du bureau par ses subordonnés. La légende de la charogne encore triomphante dans le massacre.

Affaire à suivre...
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