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 [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)

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Melicerte Kerozène
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MessageSujet: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 23 Déc 2010 - 13:44


Depuis ma capture par la résistance et ma libération chaotique par une bande de gorilles, les choses n'ont fait qu'empirer. J'aurais bien du mal à discerner lequel des deux camps m'a le plus blessée au final. Les terroristes, au moins, jouent franc-jeu.
Ces derniers temps, je frisais le désespoir le plus total, alternant – au grand dam de mes collègues – des périodes de profond abattement avec des courtes phases d'irritabilité à fleur de peau.

Toute la semaine, j'ai espéré et redouté qu'un certain coup de fil ne fasse vibrer mon portable. Il s'est écoulé huit jours depuis ma dernière entrevue avec Graëtchen et je dois avouer que je ne sais déjà plus trop qu'en penser.
J'aimerais revenir en arrière et tout changer mais d'un autre coté, je suis contente d'avoir fait quelque chose pour moi et pas pour l'armée. Un maigre réchauffement au coin du cœur dans cette atmosphère glaciale.

A mon retour, le capitaine a d'abord été furax de me voir pointer en retard. Il m'a passé un savon en règle. Ça fait un moment qu'on opère ensemble lui et moi et si l'on en est jamais venu à s'apprécier, il règne une forme de respect mutuel entre nous. Je trouve sa prévenance distante d'une insupportable mièvrerie et il doit sans doute me juger parfaitement pétasse, trop fière pour la boucler et suivre simplement les ordres. Mais l'un dans l'autre, c'est un bon chef et je pourrais être une pire seconde.
Du coup, le lendemain il me reconvoquait dans son bureau pour me parler :

- Ecoute Kerozène, je ne t'en veux pas pour l'autre jour… mais ta conduite… ça devient difficile.
- Je sais capt'. On m'a grillée, tabassée, on aurait aussi bien pu me violer que la seule pensée qui passerait dans le crâne des instances supérieures serait de distribuer des médailles à la section de Lacharogne.
- Il ne s'agit pas de ça Kerozène… ta conduite, tes méthodes sont… On parlait encore du toi au mess hier. Tu en prends pour ton grade en ce moment.
J'ai vu le truc venir gros comme un char d'assaut. Lorsqu'il a fait glisser la feuille vers moi, je n'ai même pas jeté un œil dessus.
- Je crois qu'il vaudrait mieux que tu prennes de la distance… le temps que tout ça se tasse. D'accord ?
- Une mise à pied ?
- Ne le prends pas comme ça.
- Combien de temps.
- Kerozène…
- Combien de temps vous voulez vous débarrasser de moi ? Ai-je répété avec froideur.
Le capitaine s'est rejeté dans son fauteuil. C'est un vieux bonhomme le capt', pas le genre à chercher les emmerdes. Et c'est bien ce que je lui reproche, il n'ose jamais entrer dans le lard.
- Si tu es d'accord, nous pourrions convenir d'une dizaine de jours… mais si tu veux revenir plus tôt, on pourra toujours…
- Dix jours ?! Très bien.

J'ai claqué la porte.

Ma frustration étant rapidement venue à bout de la seule bouteille qui m'est accordée chaque mois, je suis revenue dans ce bar à l'angle de l'avenue S.T. Garp. Il pleut dehors, pas grand monde par ici. Deux trois types accoudés au zinc et quelques âmes perdues dans la salle sombre. Dont moi, habillée en civil, assise dans un coin comme une naufragée alcoolique. J'en ai profité pour sortir ma grosse jupe en velours vert de chrome et un pull en laine anthracite, assez épais pour me cacher sous le col.
Dans ma tasse, une dose du café le plus fort que j'ai pu commander. Je ruminais tout ça. Dix jours de mise à pied. Pour quel motif ? Aucun, tous, peu importe. Je ne comprends pas pourquoi ça tourne aussi mal pour moi. Où est ce que je foire à ce point ?

Absorbée par des pensées aussi noires que mon breuvage, je me suis laissée dériver à l'angle du billard. Le tapis vert brillamment éclairé m'apparaissait comme une pelouse biblique, apaisante et sacrée. J'ai glissé deux euros dans la fente pour libérer le jeu. La tête couchée sur les avant-bras, je faisais ricocher les billes à la main, sans vraiment vouloir jouer. Juste pour l'ambiance. L'ambiance et la métaphore du pouvoir. Faire rouler les gens, les faire s'entrechoquer jusqu'à ce qu'ils tombent dans le trou… et marquer les points.

Quand je débutais, j'ai vite compris que le pouvoir appartient aux salopards. Alors j'ai décidé d'en être une moi aussi. Mais quelque chose ne colle pas… ça ne marche pas. Peut-être que je ne suis pas assez méchante, peut-être que je le suis trop.
Ou peut-être tout simplement que je ne suis pas assez brillante. D'une pichenette, j'ai fait rouler la bille noire, la huit, qui est venue frapper une bande sur un son feutré avant de percuter la 14.

L'influence… chez les mâles, elle se joue sur deux choses : les couilles et la conspiration. Des gros tas de muscles comme Lacharogne peuvent devenir assez puissants de même que des ordures machiavéliques comme Ayu / S.J Horrow. Chez une femme, les deux atouts sont l'intelligence et la séduction. Graëtchen par exemple, voilà une fille qui ira loin. Mais je ne suis pas de sa catégorie, je le sens bien. D'ailleurs, au passage, ça m'étonnerait qu'elle me rappelle. Quelle conne j'ai été.

Nan vraiment, je ne suis pas au niveau de tous ces gens. Je suis trop chétive et pas assez rusée. Je connais mes limites. Voilà pourquoi je ne dépasserai jamais le grade de sous-lieutenant. J'ai atteint le sommet de ma carrière militaire… tout ce qui peut m'arriver maintenant, sera de redescendre inexorablement vers ma déchéance finale.

Un long soupir s'évade de mes lèvres. J'ai envie de pleurer mais rien que cette pensée me donne envie de me fendre la tête sur le billard. Je me déteste d'être aussi faible. Ouais, bravo, bonne réaction Méli, chiale donc un coup comme une mijaurée ! Tu ne vaux même pas les bottes que tu portes aux pieds.

Une main perdue dans mes mèches rousses que –pour une fois- j'ai laissées libres de retomber sur mes épaules, je fais à nouveau ricocher une bille contre la bande et rate –assez lamentablement- le trou à laquelle je la destinais.
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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 23 Déc 2010 - 15:08

Swann était tapit depuis un petit moment dans un coin du bar, le regard dans le vide, évitant soigneusement de croiser celui de qui que ce soit de crainte que cette personne n'y voit alors une marque d'intérêt et ne se mette à l'asticoter plus que nécessaire. Et puis Alyssa lui avait dit que de nombreux soldats faisaient halte dans ce bar, alors avec son oeil rouge il n'avait pas intérêt à se faire remarquer. Il restait à fixer la table, laquelle n'était pas bien intéressante, tandis que à ses côtés Alyssa, bien protégée par son statut d'esprit invisible dévisageait chaque personne, semblant guetter l'arrivée de quelqu'un en particuliers...

Swann poussa un énième soupir las tout en s'étirant légèrement. Il commençait à avoir mal au dos depuis l'ouverture qu'il attendait sagement ici dans la même position inconfortable tout en faisant attention à lui... Au moins était-il au sec... Bien sur, il aurait été plus simple que de rentrer chez lui, se mettre à l'abri, tant des regards que de la pluie, sauf que Alyssa en avait décidé autrement... Figurez vous que l'ex-bourreau avait dernièrement décrété que son ancienne vie lui manquait... Bien sur il aurait été bien trop simple qu'elle se contente de contacter la Résistance ou l'Ombre ou même s'offre quelques petites séances de torture gratuites dans une ruelle sombre, non, l'esprit voyait les choses en grand et avait décidé qu'elle intégrerait l'armée, mais pour ça encore elle devait contacter quelqu'un, n'importe qui pour peu qu'il fasse parti de l'armée et au lieu d'aborder un soldat sous couvert d'une illusion destinée à l'embrouiller afin de parvenir à ses fins de façons efficace, elle avait décrété que ce genre de méthode serait indigne d'elle et envoyé Swann régulièrement dans ce bar.

Là encore l'esprit n'était pas satisfaite du travail de son jeune disciple. Le gamin passait ses journées à attendre le soir, il ne faisait même pas l'effort de lever les yeux vers les usagers du bar. C'était elle, oui ELLE, qui devait s'en charger, guettant la moindre petite trace d'uniforme... Au bout de presque trois mois n'importe qui aurait capitulé en ne voyant personne répondant à cette description mais Alyssa n'était pas de ceux là, elle attendrait des années si il le fallait... Et puis ainsi c'était mieux, elle était sure que dans quelques années Swann serait bien moins impressionnable et qu'alors il se ferait une joie de vouloir intégrer les rangs de l'armée à ses côtés...

Alors qu'elle ressassait tout ça dans sa tête pour la énième fois, un léger tressaillement de Swann, suivit d'un mouvement pour dissimuler son regard attira son attention... Le gosse fixait à présent le sol avec bien trop d'intensité pour que ça soit normal... Le gosse avait vu quelque chose et ce quelque chose ne devait pas voir ses yeux... L'ex-bourreau fouilla à son tour l'endroit du regard et trouva rapidement ce qu'elle cherchait.... Quel hasard de tomber sur la personne qui, il y à trois mois maintenant (à quelques jours prêt) lui avait mit la sotte idée en tête que le bar était fréquenté par des soldats. L'esprit en aurait presque trépigné de joie si elle n'avait pas eut une tâche plus compliquée à accomplir avant, car Swann devait jouer les porte-parole, cette tâche indigne ne saillant peu à une personne de sa trempe, le seul problème était que le gosse, effrayé à l'idée que les soldats puissent le reconnaître après sa fugue de la prison il y a quelques mois ou ne remarque tout bêtement son physique propre aux possédés, refuse d'aller faire son boulot... Cinq minutes et un bon tas de menaces plus tard le gamin se levait finalement et s'approchait de la rousse en traînant les pieds...


-Lieutenant..?

Commença-il sans même faire l'effort d'articuler afin de rendre sa phrase plus compréhensible... Une bonne menace de Alyssa le rendit cependant bien plus loquace

-Nous attendions quelqu'un de l'armée... Pour proposer quelque chose...

Sans pouvoir dire pourquoi... Swann le sentait mal ce plan...

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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 23 Déc 2010 - 16:52

La question du gamin me fait sursauter. Je tourne la tête brutalement et relâche la 13 que j'étais en train de faire rouler sous ma paume comme si c'était quelque chose de coupable.

- Hein ? Oh, pardon, je ne t'avais pas vu arriver.

On ne vouvoie jamais les enfants, c'est bien connu. Et c'en est un, pas de doute. A genoux devant le billard, je suis à peine plus petite que lui. Les gosses ne vont donc jamais à l'école dans cette ville ? Mais sa question, bien plus que l'incongruité de sa présence dans ce bar me ramène à une réalité plus oppressante.

Pourquoi, si c'est bien un marmot, me parle t-il comme un adulte ? D'où me connaît-il ? Comment connaît-il mon grade alors qu'à son âge, il devrait tout juste être capable de savoir écrire correctement ?

Je reporte mon regard sur le billard. C'est évident Méli, tu perds la boule à jouer avec tes billes. Les mioches te prennent pour la nourrice de service maintenant. Non hé, une seconde, il a dit "nous", qui ça "nous" ? Probablement son tuteur, son grand frère, son chef de gang… que sais-je.

Caressant le flanc rebondi d'une des billes, j'entrouvre les lèvres et articule très lentement, avec une précision qu'on réserve aux vieux et à ceux qui risquent de mal comprendre :

- Je ne suis pas de service. Trouvez vous quelqu'un qui soit en uniforme. Ou en forme de ce que vous voulez d'ailleurs… moi j'ai pas la tête à quoique ce soit.

A part faire tourner cette bille sur son axe. Joliment d'ailleurs. Je coule un regard de coté pour voir s'il a bien pigé et là, un détail me fait tiquer.

- Hé, qu'est ce que… mais -Nnt- tu baisses les yeux… Regarde moi un peu, dis-je d'une voix douce mais ferme.

Iris rouge. Manifestation paranormale de type A. Mise en observa… je m'arrête avant de dérouler tout le protocole. Je commence à avoir une certaine expérience maintenant, ce qui me permet de dire avec un certain aplomb :

- Possédé hein… hé bien qui est-ce qui doit mourir encore ?

Je comprends mieux ce "nous". Voilà qui complique encore les choses. Ah merde. Je me relève et époussette le devant de ma jupe longue. Rencognant une mèche derrière mon oreille, je baisse les yeux sur ce petit Gavroche. Qu'est ce que c'est encore que cette histoire ?
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Swann Mc Fear
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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 23 Déc 2010 - 19:39

(J'ai oublié de préciser mais je pense que tu à compris, je me suis appuyée sur ton RP avec Angie pour dire que Alyssa à vu Melicerte cette fois là, d'ou le fait qu'elle connaisse son grade et ait fait un lien (à tord) entre soldats et ce bar)

Bien, l'autre lui accorde son attention... Quoique non, pas bien du tout, il aurait préféré qu'on l'ignore lui et alors il aurait pu attendre qu'un autre soldat arrive, ce qui pouvait bien ne jamais se produire, intérieurement Swann maudissait Alyssa... C'était tout elle de lui faire prendre de tels risques pour son petit bonheur personnel... Et pendant qu'il risquait sa liberté elle, elle...

Swann revint à la réalité avant d'avoir achevé le cheminement de ses pensées (pas très français, tant pis c'est un perso anglais!) la soldate refusait de l'aider, le gamin poussa un soupir de soulagement. Alyssa allait s'énerver mais au moins les problèmes n'avaient pas commencé, du moins si l'ex-bourreau ne se mettait pas en tête de l'envoyer sur le premier soldat qui patrouillait dans la rue, qui lui ne le louperait surement pas.

Se dépêchant avant que Alyssa ne se mette à protester sans pour autant trop courir au risque de paraître suspect, Swann s'apprête à faire demi-tour, sauf que avant qu'il n'ait même pu se tourner la soldate blasée l’interpellât... Le gamin se figeât... C'est sur cette fois elle l'avait reconnut... Il ne se rappelait pas très bien les détails mais au début de l'année il était déjà connu des soldats, alors il n'était pas sur que maintenant ce ne soit pas encore le cas... Le gosse s'obligeât à respirer un coup et se détendre un peu... Peut-être que rien de ce qu'il pensait n'était vrai... Après tout s'il était réellement recherché il ne pourrait pas faire un pas sans que l'on le reconnaisse... Oui, si elle l'interpellait ce n'était que pour une raison futile c'est sur...

Le gamin se tourna lentement puis par réflexe leva les yeux vers la femme soldat quand elle lui en fit la demande, yeux qui baissèrent aussi vite en se rendant compte de son erreur tout en se mordant les lèvres avec nervosité... Mais trop tard, cette fois c'était sur elle l'avait vu... Cette pupille rouge vif qui crie à qui veux l'entendre sa possession par la pire des esprit de Heaven... Comme pour confirmer l'autre lui balança une phrase que le gosse ne comprit qu'à moitié, et cette fois-ci ça n'avait rien à voir avec le fait qu'ils ne partagent pas la même langue natale mais plus avec le fait que les paroles de l'autre ne semblait avoir aucun sens. Pourquoi parlait-elle de mourir? Elle ne pensait tout de même pas à lui, si? Tout ça n'était pas pour plaire au gamin qui n'était déjà pas très courageux en temps normal, d'accord il était possédé mais ça n'était pas de sa faute...


-Pourquoi mourir? C'est pas de ma faute...

Répondit le gamin d'une voix blanche. Alyssa, elle observait depuis un petit moment en silence, cet imbécile de Swann allait paniquer et tout gacher avant même qu'elle puisse monter sur les devant de la scène. L'esprit s'avança et posa sa main (fantomatique) sur l'épaule du plus petit qui frissonna plus de peur et de dégoût qu'il ne paru rassuré. Mais l'ex-bourreau ne lui prêtait déjà plus attention et utilisait maintenant son pouvoir (1) sur sa nouvelle cible.

Quelques secondes plus tard, la soldate pouvait entendre une voix de femme venant de nulle part... Swann lui s'était reculé de deux trois pas, le regard sur le sol crasseux du bar, si Alyssa s'en mêlait le mieux qu'il puisse faire était de faire profil bas et d'attendre que l'on statut de son sort...


-Ce n'est pas très glorieux que d'effrayer les enfants, Lieutenant...

Dit-elle, jouissant de son effet de surprise... C'est qu'elle aimait particulièrement le moment ou la cible de son pouvoir se mettait à chercher frénétiquement d'où venait cette voix, en vain.

-Mais peu importe la gloire, si mon fils est venu vous trouver c'est que je souhaiterais rejoindre l'armée. Quelques uns de mes talents devraient vous être utiles, cependant refusez et votre vie s'arrêtera ici même dans ce bar miteux...

Le visage de l'esprit s'était fendu d'un grand sourire, invisible à n'importe qui sauf à Swann qui mourait d'envie d'aller se cacher avant d'être tué à cause des propos de cet esprit sadique. Alyssa quant à elle attendait une réponse, fière d'elle et sure d'obtenir ce qu'elle souhaitait, ignorant volontairement les nombreuses raisons qui pouvait conduire à un refus....

(1) Concernant le pouvoir d'Alyssa: Pouvoir d'illusion, Alyssa peut donner l'illusion d'une voix, d'un contact visuel ou d'un contact physique à une ou plusieurs personne. Elle ne peut infliger de douleur, de blessure ou la mort (sauf si elle vous fait croire que la bouteille de poison que vous allez avaler est une bouteille de coca mais elle est trop bête pour penser à des trucs pareils) ce pouvoir étant inoffensif il peut être utilisé à volonté.

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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 23 Déc 2010 - 21:12

[hrp : j'avais compris oui ^^. J'aime bien d'ailleurs quand on fait des liens entre les RP, ça donne une meilleure profondeur à l'ensemble]

Curieusement, au lieu de la morgue vorace à laquelle je m'attendais, le gamin semble effrayé de ma réaction… comme… un gamin en fait. Ça me perturbe un peu mais pas plus que ça. Ma seule expérience rapprochée avec un possédé est limitée au cas d'Ayu / Sey James. C'est forcément insuffisant pour tirer des conclusions. Mais quand même, j'attendais… quoi ? Mieux, pire, autre chose.

Je m'apprête donc à poser une main sur l'épaule du petit pour lui dire d'aller se moucher et de retrouver la cabane qu'il a édifié sous les jupes de sa mère lorsque…

- Ce n'est pas très glorieux que d'effrayer les enfants, Lieutenant...

Je me retourne, persuadée d'avoir affaire à une interlocutrice dans le dos mais à mon grand désarroi ; personne. Mes épaules se nouent. Le gamin n'ouvre pas la bouche… ce n'est pas lui. Même le meilleur ventriloque du monde ne pourrait pas faire ça.

- Qui parle ? Où est…

Mais la voix reprend tranquillement, me coupant la parole pour, et allons-y franchement dans l'absurde, poser une candidature ! Ah ah ! Le début pourrait prêter à rire de la part d'une voix désincarnée mais la fin, menaçante, me fait froncer les sourcils avec une lassitude que je commence à tutoyer de trop près.

OK j'ai pigé, la voix, c'est la mère du mioche. Elle l'a possédé après sa mort et me la joue "fantôme de l'opéra". Je refuse de me laisser déstabiliser par ce procédé complètement puéril et, avec une moue d'ado vexée, je cloue résolument mon regard sur les reflets de la bille 13.

- Ah, c'est donc à l'esprit que je m'adresse à présent. Bon, vous me connaissez un peu apparemment, vous devez donc savoir que je ne suis pas responsable du recrutement. De plus, comme je vous l'ai dit, je ne suis pas de service… donc je ne vois pas en quoi je peux vous être utile.

Ceci fait, je passe la main sous mon pull. Le vêtement est large, chaud et confortable. Mais surtout large en fait… ce qui est la principale raison de mon choix. Quand on s'est faite capturer, on devient parano. Et pour ma part, j'ai tendance à être plus détendue quand j'ai un poids en forme de holster pour appuyer mes arguments.
Mes doigts se referment sur la crosse du Beretta que je tire d'un geste tranquille, comme s'il s'agissait d'un téléphone. Je le pose tout aussi naturellement sur le rebord du billard, canon pointé sur le gamin. Dans ma position, les bras croisés, il me suffit d'appuyer sur la détente pour le descendre. Assez dissimulé pour ne pas attirer l'attention, assez mortel pour retenir la sienne.

- D'autre part, si vous me connaissez un peu, vous devez savoir que je n'aime pas les menaces. Je ne suis pas animatrice à radio-rock. Commencez à considérer que vous vous adressez à une militaire entraînée. Oh je sais ce que vous allez me dire… immortalité spectrale et tout le blabla. Sauf que si j'ai bien compris, c'est votre fils. J'imagine que vous n'avez aucune envie que je le tue ?

Je dévie un peu de ma fixation sur la bille pour regarder le Beretta et – dans son prolongement – le petit. C'est le nouveau modèle que j'ai récupèré après avoir "légué" l'ancien à Graëtchen. Je n'ai pas retenu les détails parce que ce genre de chose me barbe mais l'armurier m'a certifié qu'il était tout à la fois plus fiable, plus puissant et plus léger. Je n'ai évidemment aucun droit de porter ça ici… sa simple évocation suffirait à m'envoyer au mitard. Mais comme je l'ai dit plus tôt, je ne sors plus que couverte maintenant.

- Vous savez, j'en ai vraiment ras-le-bol. Ces derniers temps, j'ai l'impression que tout le monde, depuis les pontes jusqu'au petit péquin s'est donné le mot pour me faire larsèner les nerfs.
Alors soit on discute comme des gens raisonnables et je range mon distributeur de cachets. Soit je n'aurais aucun scrupules à modifier les évènements pour expliquer de quelle manière votre "œil rouge" de fiston m'a attaquée. Ce sera ma parole contre… la vôtre ? Je doute qu'on vous accorde le bénéfice du doute.


Je me surprends à essayer de converser avec l'esprit comme s'il s'agissait d'un citoyen normal avec des droits et une existence légale. C'est absurde, mais la santé mentale est parfois à ce prix.
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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Ven 24 Déc 2010 - 0:10

(c'est parfait alors^^)

Swann avait présentit que ça se passerait mal au moment même ou Alyssa s'était décidée à balancer son illusion pour communiquer avec la soldate... Ces gens là n'avait pas de coeur, ils tuaient juste pour le plaisir et elle, elle croyait qu'elle allait les faire plier avec juste une phrase même pas bien construite... Le gamin hésita un instant à prendre ses jambes à son cou et laisser Alyssa, qui, de toutes façons ne risquait rien, seule, mais le souvenir des choses qu'elle avait menacé de lui faire s'il désobéissait l'empêchait de prendre la poudre d'escampette et puis... Elle n'avait pas l'air de tellement prendre mal les paroles de l'esprit...

Erreur, fatale erreur, elle sortait maintenant une arme qui n'avait rien d'un jouet et Swann ne pouvait faire semblant de remarquer que le canon pointait en sa direction et qu'à si faible distance il n'aurait même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'il serait mort, se vidant de son sang parterre sous les regards curieux des alcooliques qui ne verraient là qu'un spectacle et même si il venait à survivre, il était sur que le temps que quelqu'un pense à lui porter secours son coeur aurait déjà cessé de battre...

Alyssa ne faisait pas grand cas de l'arme et de la menace directe de ce voir enlever son précieux enfant et, accessoirement, le corps qui lui avait permit de rester en vie le temps qu'elle trouve un autre moyen d'agir avec son environnement par elle même. L'ex-bourreau était juste fâchée d'essuyer un tel refus... Mais elle gardait l'espoir que la situation puisse pencher en sa faveur...


-C'est pas ma mère... Elle s'en fiche si je meurs...

L'esprit en resta muette un bref instant et ça, croyez moi, c'était pas loin d'être un exploit....

-Sale petit ingrat...

Lâcha-elle sur un ton froid avant de se tourner à nouveau vers la soldate qui continuait les menaces... Ses paroles laissaient penser qu'il y avait un moyen de s'arranger si elles discutaient, du moins, c'est comme ça que Alyssa qui n'était pas très futée voyait les choses. Elle se décida donc à apparaître aux yeux de son interlocutrice, nous la rejouant femme fatale, vêtue d'une robe noire qui déparait quelques peu dans ce bar et part ce temps, mais après tout qui la voyait à part la soldate et son petit protégé?

-Eh bien parlons, je suis sure que nous pourrons trouver un terrain d'entente, même si vous avez l'air de vous trouver vous même inutile!

Une pique? Non, non, simple paroles balancées sans réfléchir... Swann n'allait quand même pas perdre la vie car l'esprit avait une cervelle d'oiseau... N'est-ce-pas? D'ailleurs parlant de lui... Il avait fait quelques pas en arrière comme pour éviter d'être trop prêt de l'arme... Oh, à peine un mètre vu qu'il avait rapidement heurté du dos le mur derrière lui, mais ce geste n'avait pas échappé à Alyssa qui perdit son sourire joyeux et s'approcha du gamin, l'air furieux avant de lui asséner une claque sèche à l'arrière du crane et de le pousser à s'approcher un peu plus du canon de l'arme...

-Que je ne te voie plus jamais reculer Swann... Si ton destin est de mourir ici alors tu dois accueillir la mort comme un honneur qui t'es fait!

Lâcha-elle d'une voix cinglante, passant un instant ses doigts glacés sur la gorge du petit qui grimaça légèrement à ce contact avant qu'elle ne le lâche et se tourne à nouveau vers son interlocutrice, cette fois avec un grand sourire d'enfant qui illuminait son visage.

-Mais asseyez vous très chère, nous devions parler n'est-ce pas? Vous désirez boire quelque chose? Swann tu à de l'argent, n'est-ce pas?

Babilla-elle tout en s'asseyant sur une chaise face à une table comme une princesse qui prendrait place sur le fauteuil royal!

Et donc comme vous savez je serais très intéressée pour rejoindre vos rangs, j'ai moi même fait parti de l'armée il y a 300 ans, en tant que bourreau pour le général Horrow (!) et cette vie me manque et donc[...]

L'esprit causait, causait et causait encore, ne laissant de place à aucune réponse ou presque, ne sachant même pas si l'autre l'écoutait, après tout elle était sure de recevoir toutes les attentions qui lui étaient dues.... Quoiqu'il y avait au moins une personne qui l'écoutait, Swann, l'air blasé, se retint de secouer la tête dans une mimique désespérée.... Quelle vie que celle qui menait là... Accompagné d'une folle qui l'avait quasiment vendu aux soldats et à une mort certaine... Ironique pour un suicidaire....

-Mourir serait peut-être plus facile....

Quoi qu'il n'osa pas aller jusqu'à formuler ces paroles en français, bien que de nos jours il ne soit pas rare de nombreuses personnes comprennent un minimum deux langues... Mais Alyssa ne le comprenait pas et c'était tout ce qui importait...

(Sorry, ça fait beaucoup de Horrow en peu de temps mais Alyssa est super liée à ce perso, elle ne pouvait pas ne pas en parler XD)

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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Ven 24 Déc 2010 - 8:27

J'ai été un peu déstabilisée quand le gamin a démenti mes propos d'une voix blanche. Il ne manque pas de cran… Mais avant que je ne puisse réagir, l'esprit qui l'accompagne reprend avec emphase les rennes de la conversation.

Voilà qu'apparaît soudainement devant moi une femme d'âge mûr que certains auraient peut-être qualifiée de belle à en tomber par terre… dans les années 50. L'apparition me fait froncer les sourcils mais personne dans le bar n'a l'air choqué. Je crois que j'aurais pu vider mon chargeur au plafond que personne n'aurait levé les yeux.
En un sens, je suis rassurée de voir que je m'adressais effectivement à une manifestation spectrale et pas à une voix de mon imagination. Même si je dois dire qu'avec ses manières et son style rétro, l'esprit commence déjà à me taper sur les nerfs. Elle me propose à boire :

- Non. J'ai déjà ce qu'il me faut.

Avec un soupir, je rengaine mon arme et me déplace précautionneusement en direction de la table choisie par mon "interlocutrice", gardant toujours le petit dans mon champ de vision.

Fixant la femme d'un air soupçonneux – je redoute le coup fourré – je dégage une chaise d'un coup de botte et la tire suffisamment en arrière pour m'asseoir sans étendre mes jambes sous la table ce qui me permettra de me relever plus rapidement en cas de danger.

Il émane de cette apparition un élitisme et un ego qui m'exaspèrent. Egalement un certain charisme, je dois avouer, elle a du mordant et du style. Mais quel est le rapport avec ce qu'elle me raconte ?
Mes yeux papillonnent un bref instant et je décroche irrémédiablement lorsque les syllabes du mot Horrow se dessinent sur ses lèvres.

Nom de dieu ! Une intense crispation s'empare de mon être et je deviens subitement plus vigilante… plus angoissée également. Horrow, encore, cette famille me poursuit ! Je tente de rassembler les données.
Elle a dit "300 ans". D'après nos relevés historiques, cette période correspond plus ou moins à un épisode sanglant dans la ville. Les détails sont minces… comme tout le reste dès qu'il s'agit de Heaven. Si ce Horrow était général, alors ce devait être une guerre… ou tout au moins une bataille. Je suis persuadée que ce n'est pas un hasard si elle me parle de ça maintenant.

C'est peut-être un piège mais peu nombreuses sont les personnes qui savent que j'ai été détenue et cuisinée par un Horrow. La raison pour laquelle je laisse mes cheveux libres en ce moment, c'est qu'ils cachent les traces encore visibles de brulûres sur mon front et mes pommettes.
A ce souvenir, une démangeaison insistante me parcourt les omoplates, là où les chirurgiens m'ont laissé quelques points de suture. Je résiste à l'impulsion qui me commande de me lever d'un bond et de filer sans demander mon reste.

Réfléchis Méli, c'est peut-être ta chance. Cette femme a connu un des ancêtres… précisément ce que nous cherchons pour comprendre la nature de la barrière : des indices dans le passé. Je peux peut-être tourner cette situation à mon avantage et finalement, gagner ce qui me revient de droit : le respect et le pouvoir.
Risqué quand il faut jouer avec un esprit qui s'auto déclare bourreau… mais envisageable.

- Mourir serait peut-être plus facile....

Le gamin prononce cette étrange mise en garde… qui ne m'est pas destinée j'en suis sûre mais qui fait résonner un étrange échos à mes pensées.
Je le regarde à son tour pendant que sa "mère" déblatère sans fin sur des choses de sa vie de torture et de joie sanglante.

Les gens sont fous…
Je fais signe au gamin de la main droite.

- Hep, comment tu t'appelles ? Viens t'asseoir en face de moi. (Reportant mon regard sur l'esprit). A la manière dont vous êtes apparue soudainement, je suppose que vous choisissez les personnes qui peuvent vous voir. Je n'ai pas envie de passer pour alcoolique qui marmonne toute seule alors ça sera plus simple si je fais semblant de parler à votre fils.

Je ressens le besoin de lui expliquer ça avant tout pour la couper dans son intarissable débit et intercaler quelques questions. Mais avant ça, je passe à nouveau la main sous mon pull pour en tirer, cette fois, un paquet de cigarettes neuf. Je suis biochimiste alors je sais pourquoi je ne fume pas. Mais les temps sont durs. Très durs.
Je défais la cellophane et ouvre l'étui d'un coup de pouce.

- Je n'ai pas très bien saisit pourquoi vous voulez vous engager ni de quelle manière vous comptez le faire mais laissez moi préciser plusieurs choses.

Je n'ai pas l'habitude… mes doigts attrapent maladroitement une des tiges alignées et je me retrouve bêtement avec cette cancèrette entre les doigts sans trop savoir qu'en faire. Je la fais rouler entre mon index et mon pouce tout en continuant à parler.

- Nous ne sommes pas une bande de sauvages, les tortures ça n'existe plus. L'armée est une organisation régulière dont la vocation est de protéger et… oh et puis merde.

J'en ai marre de sortir tout ce baratin. De toute façon elle ne me croira pas (et elle aura raison) ou pire, elle va se foutre de moi avec ses airs de princesse. Comment une femme comme elle peut prétendre avoir été bourreau ? Il y a 300 ans qui plus est, époque où les femmes devaient peut-être accèder au droit de la fermer et de tenir le ménage.
La cigarette danse toujours entre mes doigts. Je ne crois pas que je vais l'allumer, ça risquerait de me rendre ridicule.

- Nan voyons le fond du problème : vous voulez entrer dans les rangs ? La première condition c'est d'être en vie. Trop tard pour vous on dirait. Alors excusez ma franchise mais l'armée n'engagera jamais d'esprit (mon regard ce pose sur le petit) pas plus qu'un mioche ! Expliquez moi plutôt comment vous comptiez vous y prendre.
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Swann Mc Fear
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Armes portées: Un petit couteau à la lame quelque peu tranchante. Son manche est noir est brillant.
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Particularités physiques actuelles: -

MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Sam 25 Déc 2010 - 12:55

(Alyssa a 19 ans, c'est pas très mur comme age XD)

Swann n'avait plus bougé ni même entrouvert les lèvres depuis ses dernières paroles, murmurées en anglais et que, par chance, personne n'avait relevé. Il restait là, le regard baissé à espérer que l'on l'oublie. Ca marchait plutôt bien, Alyssa parlait de son passé comme si la terre entière se tenait là à l'acclamer et à en redemander, l'autre femme, celle qui était soldat d'après l'ex-bourreau, l'écoutait calmement... Elle ne semblait pas vraiment fascinée par les paroles de l'esprit, Swann se permit donc de ressentir un peu d'espoir, elle n'accordait surement aucun crédit à Alyssa et avec un peu de chance allait partir avant que les idées folles qu'elle lui présentait ne s’immiscent dans son esprit et la rende cinglée à son tour...

Loin de là, la femme l'interpella, arrachant un sursaut au plus jeune, tellement concentré à tenter de se faire tout petit qu'il en avait oublié le reste. Avec un air de victime envoyé à l’échafaud il se dirigea à pas lent vers la table, faisant volontairement un détour pour ne pas se trouver à portée de main de la soldate ou même de Alyssa. Il s'installa à la place désignée tout en répondant sur un ton toujours aussi soumis...


-Swann Mc Fear....

Comme ça elle serait contente? Les adultes aiment toujours les gamins qui obéissent et qui font preuve de bonnes manières... Swann en était cruellement dépourvu mais il savait faire semblant... Le gamin se replongea dans ses pensées tandis que Alyssa continuait à se vendre... Enfin là c'était plutôt la soldate qui nous sortait sa pub sur les défenseurs de la justice... Le gamin leva les yeux vers elle un bref instant... Comment osait-elle mentir aussi ouvertement... Il baissa bien vite les yeux mais son geste n'avait pas échappé à Alyssa qui attrapa le bras de l'enfant jusqu'à remonter sa manche, désignant de nombreuses cicatrices.

-A d'autres, nous savons tout trois que l'armée sert à mater ces imbéciles qui croient se passer de notre autorité, bien que j'eut préféré que ce ne soit pas le sang de mon fils qui soit versé....

Mais avant même que l'ex-bourreau n'ait fini sa phrase l'autre avait déjà changé de sujet et mettait en avant un problème de taille, le fait qu'elle soit un esprit était évidemment un problème de taille, du moins pour n'importe quel esprit de base mais pour elle qui avait transcendé la mort, s'imposer comme une pointure du sadisme serait aussi facile que de de prononcer une mise à mort.

-Je me doutais qu'il faudrait que je prouve que mon état ne serait pas un problème, si vous voulez bien m'attendre quelques secondes.... Swann, surveilles la bien!

Et sur ces belles paroles l'esprit devint à nouveau invisible à n'importe qui n'ayant aucun don pour voir les esprits. Elle s'éloigna jusqu'à être hors de vue pour la plupart des personnes du bar et passa autour de son cou un pendentif en argent en forme de demi-lune. Ce pendentif que Kate et Swann avait été forcé de récupérer pour elle(1) et qui avait de si intéressantes propriétés.

Quelques secondes plus tard, c'est une Alyssa qui, sans le couvert de ses illusions, paraissait plus jeune, plus petite et moins imposante qu'auparavant.Seul son regard brun qui semblait rougeâtre par moment affichait la même expression de sadisme contenu. Elle adressa un sourire à son interlocutrice avant de reprendre la parole.


-Il m'est largement possible de prendre forme matérielle aussi bien que si j'étais humaine quant au gamin...

Elle posa soudainement la main sur la tête du petit qui se redressa, l'air horrifié en sachant ce qui allait se passer, mais l'esprit l'avait déjà saisit par les cheveux et le forçait à se lever. Le gamin obéit, se mordant les lèvres à sang pour ne pas se mettre à crier... Il se retrouva rapidement face à un homme qui plaisantait avec d'autres personnes un peu plus loin. Oh, pas face à face, il était à bonne distance du type et l'autre ne se doutait pas de ce qui allait bientôt lui arriver....

-Swaaaann, montre donc à la dame combien elle à tord de te sous-estimer...

Le pressa l'esprit d'une voix enjôleuse qui ne trompait pas le gamin pour autant sur ses intentions... Le gamin fixa un bref instant la cible qui lui était désignée et usa de son pouvoir quelques secondes. L'homme cessa immédiatement de rire et poussa un bref cri de douleur en portant une main à son front. Le coup n'avait pas duré, aussi pensa-il à une simple migraine. Satisfaite, l'esprit lâcha le gamin brusquement, lequel manqua de s'étaler sur le sol avant de se redresser rapidement et de regagner la place qui lui avait été désignée comme le pantin qu'il devait être. Alyssa avait quant à elle reprit la parole.

-Comme vous pouvez voir, ce gamin dispose d'un pouvoir très utile. A pleine puissance il pourrait endommager de façon irréversible le cerveau. Vous ne souhaitez toujours pas revoir vos conditions? Ou bien nous orienter vers quelqu'un de plus compétent?

[(1) Dans un autre rp qui, malheureusement à été fait sur papier IRL donc pas sur Heaven, car nous n'avions pas d'ordi, les deux gosses ont récupérés au marché noir ce pendentif qui permet aux esprits de retrouver une consistance physique pour quelques heures]

......................................................

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MessageSujet: Re: [29 / 11] Le fond du bocal. (Swann)   Jeu 13 Jan 2011 - 13:25

J'ai froncé des sourcils quand la mère a relevé la manche du mioche. La tournure des choses ne me plaît pas. Ni celle de la conversation d'ailleurs. Il y a dans son attitude quelque chose de menaçant qui me déplait brusquement. Peut-être un léger mouvement de menton tandis qu'elle distribue ses instructions à son pantin-fils sans fils comme autant de dragées empoisonnées.
J'ai presque une bouffée de compassion pour ce môme forcé d'exécuter les volontés avilissantes de sa marâtre et de la supporter jour et nuit. Les esprits dorment-ils ?
Mais juste "presque". Parce que dans le fond, j'attache autant d'importance à ce morveux qu'à la cigarette qui rebondit entre mes doigts ; un geste de ma part, et je fais partir tout ça en fumée.

Les avancées fulgurantes de l'esprit en matière de réincarnation ne m'émeuvent pas plus que ça. Les détours paranormaux, quand on en a vu un… Plus intrigante, en revanche, est l'agression soudaine et totalement injustifiée du brave rejeton sur un anonyme alcoolique.

Il y a quelque chose de pourri dans ce rapport mère-enfant. Je n'ai jamais été tentée par l'engrossement mais si je devais y succomber, il me semble que ce n'est pas comme ça que j'élèverai ma petite tête blonde. Enfin… plutôt que de chercher à dénicher un reliquat de proto-instinct maternel en moi, je ferai mieux de me concentrer.

Je tire maintenant un briquet et fait rouler la pierre sous mon pouce. Les sourcils toujours froncés et le visage renfrogné. Que devrais-je dire ? Cette fille ne me plaît pas… mais ne serait-ce pas un résidu de mes réflexions amères ? Je suis faible. Les gens sont forts. Je méprise tout tranquillement ce petit monde.
Alors Méli, ne serait-il pas temps d'évoluer ? Ne serait-ce pas là l'occasion que tu attendais sans même y croire ?

C'est donc après un temps de silence relativement long que je daigne répondre à tout ce petit babillage démonstratif :

- Donc si je comprends bien, vous maltraitez votre gosse, vous attaquez (indirectement) des gens psychiquement et vous pensez que ça résume ce qu'on attend d'un soldat ?

La clope se glisse entre mes lèvres aussi facilement qu'une perle de rosée sur une feuille de menthe.

- J'ai bien envie de transmettre l'affaire à quelqu'un de plus compétent oui. Je connais même un type qui se ferait une joie de traiter votre dossier.

Là, je pense à Lacharogne. Combien de temps avant qu'il ne les mette en pièce l'un et l'autre ? Si je l'estimais un tant soit peu, je lui ferais sans doute ce petit cadeau. Mais j'abhorre ce lieutenant-colonel malfaisant comme on s'irrite d'un bout de viande entre les dents. On s'efforce de le lécher pour le déloger jusqu'au moment où on passe au cure-dent.
Bien sûr, il me faudra bien plus qu'un petit bâtonnet de bois pour assouvir ma vengeance.

Je suis faible mais pas sans ressources. J'ai besoin de gens forts. J'ai besoin de gens comme Graëtchen. Mais elle ne répond pas… alors… oui pourquoi pas.

- Seulement, j'ai dans l'idée que ce serait un mal pour un mal. Je ne connais pas vos motivations ni votre loyauté éventuelle mais j'ai moi-même une certaine latitude à engager des "externes" pour travailler dans ma section. Ça ne vous plaira peut-être pas de bosser avec des blousards mais une unité spéciale pourrait me servir.

L'idée s'emballe sous ma tête. Mélicerte… tu es en train de trahir pour de bon maintenant. Dévotion dévoyée. Je suis perdue.
A peine allumée, j'envoie la cigarette se consumer dans le cendrier où elle dégage sa fumée irritante. A la place, un bic rouge trouve sa place entre mes doigts. Je guinche le mioche :

- Donne moi ta main.

Sans attendre sa réponse, je lui attrape le poignet et écrit quelque chose sur le fond de sa paume.

- Présentez vous à cette adresse dans 8 jours à la même heure. Alors nous discuterons de votre engagement.
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