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 [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]

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Melicerte Kerozène
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Lun 7 Fév 2011 - 22:30

"Et c'est ainsi que je suis entrée au service de Graëchen". Je me vois raconter ça à une anonyme silhouette grise plus tard. Curieux ce besoin qu'on a de laisser ses mémoires à quelqu'un. De laisser une trace, faire une impression durable... foutaises.
Je me fiche bien du "qu'en dira t-on"… Je veux juste vivre cet instant, et les suivants. Ceux qui font qu'à force de faire côtoyer nos haines, nos peines et nos passions, on tisse un écheveau complètement inextricable. Une toile où l'araignée Graëchen me tient entre ses rets tandis que je lui frotte le dos du bout du museau parce que j'y trouve ma pitance.

Curieuses aussi, ces images sans cesse répugnantes qui me viennent à l'esprit. Je voudrais que ça s'arrête aussi. Je psychote sans doute un peu trop sur nos devenirs. Je remarque que son regard glisse par dessus mon épaule. Elle surveille sans doute de la réaction de la petite troupe laissée en arrière. Du lait sur le feu. De la soupe au lait sur le feu. Une bande de moutards bâtards qui s'amuseraient sûrement de la soupe alphabétique... pour peu qu'on remplace les lettres par des grenades. Que sommes nous supposées en faire ?

Je retourne cette question dans ma tête en savourant étrangement ce plaisir du "nous". Il y avait si longtemps…
L'armée m'a rendue solitaire, triste et fuyante. Une braise qu'on s'est efforcé d'étouffer sous le talon d'une botte réglementaire.

Maintenant je me sens bien. Impulsive, audacieuse. Prête à basculer pour des choses qui n'ont aucun sens. Et le pire, c'est que je me sens prête à essayer d'en trouver, du sens, dans cette organisation débraillée.

Oui je me sens prête à tout.

Je retourne vers l'embrasure et regarde brièvement les personnages. Le petit frère blessé. L'énigmatique soldate irradiante de haine. Le pantin mécanique fou. Et le dandy en robe de chambre qui se recoiffe sans même me remarquer.
Vu les épis... il est pas tiré d'affaire. Hochant la tête devant l'inutilité de la tâche, je retraverse la pièce et attrape les poignets de Graëchen. Ma langue passe rapidement sur mes lèvres pour les humecter.

- Je t'aiderai Graëchen parce que tu es…

… la seule personne qui compte à mes yeux maintenant.
Cette partie reste engluée et se fait remplacer par un monosyllabique mais bien plus pratique :

- … toi.

Ensuite c'est le moment où j'écrase mes lèvres contre les siennes et me détourne en soupirant. Musique au piano. Ou alors c'est le moment où je penche sa tête contre mon épaule et caresse ses cheveux pour la rassurer. Violon feutré. Non, c'est aussi le moment où je me penche contre sa poitrine pour laper ses battements de cœur et pleurer encore. Contrebasse.
Tout ça… and all that could have been… comme le murmure Trent Reznor dans le creux de l'oreille des malades de l'âme.

On ne devrait jamais pouvoir se faire autant ballotter par quelqu'un.

Bref, mes fantasmes mis à part, c'est donc le moment où je relâche simplement ses poignets –j'ai les mains tièdes maintenant- et me recule vers la porte de séparation. Mon sourire aussi, est tiède quand je me retourne et prends une inspiration profonde. A la fois déçue de mettre un terme à notre promiscuité et ivre des perspectives d'avenir qui s'ouvrent à moi.

Seconder... bien mieux que sous-lieutenir. J'en ai tellement assez de tenir ce sous-lieu au labo de Fort Minable.

- Je vais déserter. Mais pas encore. Il nous faudra des contacts dans l'armée, soutirer les renseignements et l'équipement dont on aura besoin. Tant que je suis à l'intérieur je peux me charger de ça. Mais il n'est pas impossible qu'on trouve quelqu'un d'autre sous peu… (un petit rire flûté m'échappe… je suis trop nerveuse). Oui, on dirait même qu'on nous a donné un petit coup de pouce. Laisse moi parler un peu à celle là, je te laisserai en finir de la manière que tu le souhaiteras.

Je repasse d'un pas volontaire dans le bureau et m'arrête devant la soldate. Elle ne pipe mot, se contente de lancer des promesses de mort et d'encaisser la menace silencieuse qui lui comprime le dos et la cage thoracique.

- Relâchez la, je dois lui parler.

Le monstre ne réagit pas. Tout au juste me lance t-il ce regard glouton, me signifiant sans équivoque que s'il n'était pas occupé à dégouliner sur sa victime, je serais la prochaine sur la liste. Fais chier ! Je n'ai pas le temps d'engager un duel d'autorité avec ce sbire. S'il est aussi efficace que Graëchen l'affirme et aussi brouillon que son allure le suggère… je ne m'attends pas à ce qu'il finasse en cas de conflit. Lui, ne se contenterait pas de pointer un pistolet sur moi pour m'intimer un choix.
Ignorant donc délibérément ce marbré, je gonfle les joues et m'agenouille devant la blondinette vêtue comme une espionne.

- T'es de l'unité 6 ? (hrp : celle de Lacharogne, donc à priori Zetch/Sick n'en est pas) A vrai dire peu importe. Maintenant tu connais mon secret le plus noir. Tu te doutes bien que tes possibilités viennent de se réduire dramatiquement. Et en plus, tu vas rire, ça ne dépend pas de moi.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Mar 8 Fév 2011 - 18:45

J'ai pas eu envie de rire (étonnant, non ?). J'aurais déjà plus été tentée de lui coller un énorme coup de pied dans sa jolie tête rousse. J'ai serré les dents, clairement que si j'ouvrais la bouche je lui crachais à la gueule, et qu'en suite je l'injuriais jusqu'à ce que l'autre timbré en kit démontable ikéa m'explose la cervelle et le système nerveux. J'ai serré les dents, parce que non pas que je me fasse d'illusions sur ma mort prochaine, mais j'espérais quand même trouver la mort "dignement". C'est à dire lors d'une exécution et non pas à cause d'une crise de rage. Bordel, si seulement je pouvais me relever... Mais je lui mettrais son bras dans la bouche et il se tirerait dessus avant que quiconque n'ait pu dire "ouf" ! Seulement allongée... Ecrasée sur le sol serait plus exact. Je n'avais pas la place pour bouger. Et même si je l'avais, de là où il était, il dominait.

Et l'autre cruche en face de moi. Je te l'aurais bien attrapée par les cheveux pour la traîner dans la boue. J'en avais absolument rien à foutre qu'elle trahisse l'armée (je ne me sentais pas concernée par cette organisation de toute façon), par contre ce qui me faisait enrager c'était... Ses cheveux, son air de droguée qui prend du plaisir à causer avec son animal meurtri (alias moi). J'avais envie de lui coller une claque pour qu'elle s'écarte, pour que j'arrête de sentir son haleine (c'est pas que ça sentait mauvais, mais tout ce qui émanait d'elle - et des autres - m'irritait au plus haut point). Pour qu'elle soit surprise. Pour qu'elle arrête de planer sur son petit nuage. Elle allait crever pour les beaux yeux de cette saleté de serpent !

"Pas sûr" me répondit mentalement Zetch.

Oui, bien sûr, cette blondie est Dieu et est le bien incarné. Regarde-la ! Avec sa dégaine de femme fatale échappée du nazisme ! Je hais cette femme... Je vais trouver un moyen de sortir d'ici, je la tuerais, et après, le cinglé en kit démontable ikéa pourra appuyer sur la gâchette. Encore que je serais capable de la retrouver en enfer. Elle monterait tous les salopards qui seraient là-bas contre moi et je n'aurais de cesse que de revivre (ou re-mourir). Et d'ailleurs la blondie qu'est-ce qu'elle fout avec son manteau ?

"Elle se barre..."

Non en réalité non. Graëchen s'approchait de moi, de la rousse.

"Elle vient pour décider de ton sort."

Moment décisif alors... Autant retenir mes crachats.

- Je veux bien te laisser en vie... Mais il faudra me donner quelque chose en échange.

Pause. Elle faisait semblant de réfléchir. Elle avait déjà quelque chose en tête. Non, elle faisait ça pour la mise en scène. J'étais trop en colère pour apprécier le geste, MAIS avec du recul, c'était agréable. Au moins, elle donnait une contenance à une singulière humiliation. Je n'ai pas répondu sur le coup. Maintenant je sais que j'aurais dû faire une offre, et qu'ainsi, ça n'aurait pas tourné au cauchemar corporel.

- Aucune idée ? Je vais te le dire : tu ne vaux pas plus que tes vêtements ?

- Mes vêtements ?! me suis-je exclamée.

J'ai pas pu m'empêcher de postillonner... Mais elle n'allait pas se plaindre, si ça n'avait pas été ça, je lui aurais craché dessus.

- Oui. Je les veux. Maintenant.

Pause.

- Ah, et aussi que tu désertes immédiatement.

Je ne sais pas ce que je préférais. Lui filer mes fringues ou alors être à son service. En attendant, Zetch se permit une petite remarque : Si le type en kit démontable ikéa me tirait dessus, elle ne récupérerait jamais mes fringues. Ils seraient trop abîmés pour qu'elle puisse en faire quoi que ce soit. Cependant, je mourais. Et ça ne me plaisait pas. Elle a fait signe à Vostok de nous relever, sans me laisser le moindre espace.

Je ne sais pas pourquoi, après l'avoir mutilée à vie du regard, je me suis exécutée. Au moins... Ca n'était pas une exécution sommaire...

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Vostok Muir
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Mar 8 Fév 2011 - 19:36


Vostok a bien vu le dernier larron entrer dans la danse mais il s'en cogne. Ce type est insignifiant et en plus la patronne a l'air de le connaître. C'est bonnard, il peut se concentrer sur Boule de Charbon.

Pour le moment, une partie de ses fluides empoissent sa nuque et il doit dire que cet amas rouge sombre lui plaît bien. Bien mieux que le jaune initial de ses cheveux. Il sourit, pensant à quelque chose d'horrible. Quelque chose impliquant un casse-noix, le poulet (ouh ! le petit a pris du plomb dans l'aile !) et une demi-douzaines de chats attachés ensemble par la queue.

Et puis voilà que l'autre soldate sort du bureau. Il ne lui répond pas, ne lui accorde même l'ombre d'un sourcillement tant il est fasciné par son écarlate. Ses lèvres semblent murmurer quelque chose comme : toi la cenelle, on va bientôt voir ta cervelle.

Oui, la soldate ressemble au fruit de l'argousier. Ne lui demandez pas d'où vient cette étrange connaissance des plantes, c'est sans doute arrivé pendant son incarnation. Qui sait ce qui passe dans la tête d'un démon au moment où il sort des cercles infernaux ?
Toujours est-il que pour le moment, ce n'est pas l'heure de la cueillette. Mais grincera bien qui grincera le dernier, Vostok n'est pas du genre pressé. Non, son truc c'est de prendre son temps. De jouer les casse-noisettes pendant un temps avant de passer à la suite. Suite qui inclut des chats donc.

Finalement, c'est la Grande Hurleuse qui sort des ombres. Maussade, la patronne. Ou bien est-ce une façade ? Vostok n'est pas très psychologue. Il se gratte la tempe et au passage, attrape une des longues mèches de sa crinière qu'il lisse amoureusement entre son pouce et son index.

Puis les ordres tombent ! Il se redresse avec sa prise, docile et silencieux. Serviteur malhabile d'un temple de porcelaine. Sa main mutilée s'arrête tout aussi subitement de pisser le sang. Comme s'il avait tourné le robinet. Il replie cette sorte d'extension maléfique vers le haut et se masse l'avant bras (enfin ce qu'il en reste).
Avouons le, il ne la laissait suinter que pour saloper la chevelure de l'autre et… parce que… comme d'habitude… c'est très très marrant.

Zip, clip, chuip… voilà que BdC retire ses nippes ! Et de Boule de Charbon, voilà qu'elle devient Poil de Liège. Etant sans conteste le mâle le plus subtil de l'assemblée, Vostok hulule un genre de sifflement creux pendant le déshabillage, regrettant sans doute qu'elle n'aille pas jusqu'au bout. Tout ça manque cruellement de déhanché mais c'est toujours agréable à regarder.
Petite môme un peu chétive finalement. C'est sans doute ce qui fait sa souplesse. Il se rapproche dans son dos et hume bruyamment l'odeur de sa peau nue.

- T'as même l'odeur du charbon.

Il ricane et fait un petit quart de tour pour l'apprécier de profil et se grattant l'abdomen. Bon puisque celle là c'est désapée, le risque devient vraiment minimal. Alors, faisant mine d'aller chercher son fusil, Vostok contourne le bureau et passe à proximité de cette rousse fruitée qui le nargue depuis son entrée.

Schlaff ! Avant même qu'elle ne puisse réagir, il détend son bras gauche (celui en charpie) et l'asperge d'une nouvelle giclée de sang tiède. Elle hausse les bras, se hérisse mais trop tard. Momentanément aveuglée par la projection, la fille ne peut rien faire lorsqu'il l'attrape à la gorge. Il la plaque durement contre le mur, le choc lui faisant ouvrir la bouche.

Vostok sourit. Peut-être que la méthode de la tigresse est efficace… devrait-il exiger qu'elle se déshabille elle aussi ? A réfléchir.

- Deuxième étape maint'nant ! Poulet, passe moi ma décérébreuse.

Il tend la pogne droite à l'horizontale attendant visiblement d'Edmond qu'il lui passe un fusil de 4,5 kg avec une balle dans l'épaule.

- Patronne, quel morceau vous voulez garder ?
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Graëchen Doe
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Mer 9 Fév 2011 - 17:30

HRP : un peu court, mais bon... La situation s'assèche, je trouve...

Ca aurait pu bien se passer. La blonde s'est déshabillée sans faire d'histoires (Mon Dieu ! Mais tu existes ! Quelqu'un m'a obéi sans douter de ma parole / essayer de lutter ! Miracle !), et tout allait pour le mieux. Moi, au point où j'en étais, niveau reluquage de filles, pour la soirée, je ne me suis pas gênée. D'abord, Melicerte, ensuite, cette militaire travestie... À qui le tour ? Non, non... Pas Edgar Allan ! J'ai probablement fait la moue à cette pensée... Au pire, elle le prendrait pour juste une moue dépréciative : elle était blindée de cicatrices, notamment au niveau des épaules. Cette jeune fille devait avoir reçu du plomb dans l'aile plusieurs fois. Et puis elle était plate. Melicerte : 1 / La militaire travestie : 0.

* concernant le compte de points de Graëchen :
Idiot, il n'est guère plus important qu'une plaisanterie qu'elle se raconterait à elle-même et dont vous seriez les témoins. TOUTEFOIS : pour ceux qui se demanderaient le score que Graëchen pourrait s'attribuer toute seule : héhé... Ils ne sont pas près de savoir !

Je me suis approchée, tout en regardant le boîtier étrange qui pendouillait. Il était rayé, comme si quelqu'un avait essayé de l'ouvrir avec un tournevis, et que la personne, par la même occasion, avait plutôt réussi à s'ouvrir la main avec un tournevis plat, que de disséquer le truc. Il était hors de question que je le lui laisse : je pouvais donc désormais commencer une collection. J'ai farfouillé dans la poche de mon manteau à la recherche de celui de Melicerte. Ils allaient tous les deux atterrir sur une de mes paillasses et attendre gentiment que je les étudie. Ce n'était pas une technologie qui m'intéressait, mais ça me permettrait toujours d'en savoir plus sur les capacités neuronales des scientifiques de l'armée.

- Je fais collection, dis-je simplement à haute voix.

Tenant dans ma paume "l'alpha" de Melicerte, je me demandais si la blondie travestie n'allait pas me mordre. Tant pis, si elle essayait, je le saurais lorsque je pourrais lui faire une analyse dentaire, rien qu'en regardant ma chair. Je lui ai arraché d'un geste sec pendant que, de l'autre main, je lui tendais mon manteau.

- J'aime beaucoup ce manteau...

Pause.

- Mais tu peux le garder...

Je l'ai regardée se rhabiller, et puis elle est partie vers Edmond : vu son torse elle savait probablement comment ôter les balles des plaies. Notez que jusque là, tout allait très bien. Mais bien sûr, il a fallu que Vostok (le plus efficace, mais le moins compréhensif de mes hommes) titille un peu trop Melicerte. et par "titiller" je veux dire : "prendre en otage et menacer de mort". La pauvre. Elle m'avait rendu son arme, et en dehors de demander posément à Vostok de la laisser tranquille, OU de lui tirer une balle dans la tête (la tête de Vostok)... Je ne lui serais pas d'une grande aide...

- Vostok... Tu n'as pas compris, ai-je dit de ma plus douce voix.

Pause.

- Elle est ton supérieur hiérarchique.

Pause.

- Donc tu la laisses et tu la laisses dans son intégralité.

Je me suis approchée, juste pour être à proximité, si jamais il la laissait en "la jetant en l'air"...

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Edgar Allan Doe
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Jeu 10 Fév 2011 - 14:21


Si je suis déçu de ne pas recevoir un meilleur accueil ? Je ne sais pas. Comment est-ce que vous m'accueilleriez vous, si j'arrivais en plein milieu d'une bacchanale en robe de chambre et pantoufles ?

Je m'amuse encore des broderies archaïques qui en relèvent le col, laissant paraître un vague sourire amusé sur le visage. Rentrer chez moi ? Partir d'ici, ah mais c'est que ma chère sœur, je n'ai aucunement l'intention de passer Noël tout seul.
Non pas que les fêtes religiosocommerciales aient un sens pour moi, mais je n'ai pas d'autre alternative que celle de noyer mes marasmes dans le délire audio-visuel du bal des couleurs criardes, des rires saccadés qui secouent des poitrines molles comprimées dans des bustiers. Et des sourires d'os, beaucoup de ces dents irradiantes d'une blancheur trop râpeuse, trop minérale. Je redoute déjà de finir avachi sur un canapé, la télécommande posée du guingois sur le torse couvert d'une sueur angoissée tandis que d'une main hésitante, je griffonnerai quelques murmures sur le carré de carton qui servira de dessous à mon verre de scotch. Oui je dis Scotch. J'aime les sonorités percutantes de ce mot. Il me procure une satisfaction sur la langue avant même que je n'y trempe les lèvres.

Alors sans contrefaçon, je contourne lentement la salle par le haut. La rousse et Graëchen reviennent de la salle du fond où elles sont allées faire je-ne-sais quoi d'assez fiévreux pour les rendre fébriles l'une et l'autre.
Pendant ce temps, Graëchen ordonne à la blonde soumise de se déshabiller. C'est plus ou moins ce que je commençais à penser… elle est lesbienne. Je n'aurais sans doute pas dû en sourire mais la vie est faites de ce genre de petites contrariétés.

Le sycophante aux cheveux zébrés de blanc et noir semble d'ailleurs s'en amuser aussi. Je ne sais pas exactement quel est son rôle dans tout ceci mais son attitude agressive me pousse à envisager d'autres interprétations à cette petite réunion.
J'ai moi-même fréquenté un certain nombre de groupes aux mœurs étranges… mais là, je crois que c'est assez inédit. Un délire de domination saphique ?
J'ai dû mal à comprendre se qui se joue sous mes yeux. Le scabreux attaque soudainement la rousse. Je suis presque arrivé au coin de la salle.
Du sang sur le mur, du sang sur le visage, la fille est prise à la gorge… elle s'étouffe sur sa propre surprise.

Je me désintéresse passablement de la situation au moment où j'arrive enfin à destination. A mes pieds, le blessé gémit encore faiblement. Je ne sais pas s'il est encore conscient mais j'ai l'intention de me comporter comme tel. Allons gaillard, ouvre un œil !

Je tapote gentiment Edmond du bout de ma pantoufle. Puis, même s'il ne réagit pas vraiment, je tire un autre paquet, plus petit que celui de Graëchen, et le dépose quelque part entre la flaque de sang et sa main droite.

- Joyeux Noël Edmond. Ah si j'avais su, je t'aurais apporté une boite de sparadrap plutôt mais tu vois, d'un coup les choses peuvent sembler absurdes aux plus marginaux d'entre nous.

Ceci fait, je me relève et glisse un regard pensif sur les trois filles et le maniaque mécanique. La certitude se coule enfin dans mon esprit comme une anguille glacée que cette aberration sanglante est assez effrayante. Je fronce les sourcils au moment où ce monstre rejette sa prise brutalement dans les bras de ma soeur.

- Graëchen, je suis impressionné qu'il t'obéisse… mais j'ai bien peur que ta petite amie n'en garde une sale trace sur la gorge. La pauvre risque de ne même plus pouvoir te parler avant un moment.

Promenant distraitement mon index le long d'une paillasse, je ricoche contre un récipient de verre qui, si je ne m'abuse, contient du vin. Je l'attrape entre deux doigts et le renifle prudemment. Si ce n'est pas du vin, je veux bien courir le risque.

- Mais dis moi plutôt ce qui te pousse à régenter autant les choses. On dirait notre père avant qu'il ne prenne une crise d'alcoolémie.

J'avale rapidement une gorgée. Ça a également le goût du vin.
Je n'ai pas tellement connu le vieux Anthew, juste de la bouche de ma mère à vrai dire. Mais c'est parfaitement lyrique de s'adonner librement à des fantaisies romanesques. Ce père, le gaucho, l'ombre aux épaules carrées et au menton mou. Je ne sais pas si c'est exact mais ça m'amuse.

- Oh, et si tu veux que je te débarrasse d'Edmond dans le premier hôpital, je peux me charger de lui pour la nuit.
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Graëchen Doe
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Ven 11 Fév 2011 - 20:18

Melicerte ! Je... Enfin non. J'ai rien dit. Oui... Heureusement d'ailleurs. Je n'ai rien DIT. Tant mieux. Personne n'avait entendu, ni vu... C'était resté dans ma tête... Voilà, paaarfait. Je ne voulais pas qu'elle croie (sache ?) que je l'appréciais, qu'elle décide de prendre de l'importance et de me retrouver avec une rébellion venant de mon second sur le dos. Les coups d'états, je n'étais pas fan. Enfin, pas quand c'était contre MOI... En revanche, si on regardait bien ce que je comptais faire à l'armée, j'adorais les coups d'états qui étaient à mon AVANTAGE. Enfin enfin enfin...

Revenons-en à ce cri : Melicerte.

* concernant le changement de ponctuation :
Je n'ai rien à dire à propos de ça, mais je voulais juste être certaine que le changement se verrait pour souligner la rationalisme de Graëchen.

Vostok n'était qu'une sale brute sanguinolente. Je l'ai haï une seconde. C'est comme ça, il était fautif et je lui ferais payer... Sauf si... Sauf si quelqu'un m'agaçait assez pour tout prendre à sa place. En attendant. J'ai rattrapé Melicerte au vol. Mes petits tallons et l'énergie cinétique de sa chute ont failli me faire basculer aussi. J'avais toujours dans les mains les deux boitiers. C'était handicapant. Tout en les gardant contre moi, j'ai ramené Melicerte contre le mur.

Et là... Alors que je voulais juste rester près d'elle, attendre qu'elle respire, qu'elle me dise que ça va bien. Je voulais juste attendre qu'elle me confirme qu'elle attendrait d'avoir gagné la bataille avant de tuer tous mes hommes (Entre Edmond et Vostok je la comprenais... Et elle n'avait pas encore rencontré Aloïs.) Et là, Edgar Allan Doe intervint. Il ne se rendait pas compte... Oh non. S'il avait été à portée de main, je l'aurais cogné. Oh bien entendu, comme tout garçon, il devait peser deux fois mon poids en masse musculaire... Il n'aurait pas mal (tout au plus l'impression verso de mes dix phalanges droites sur la jour gauche), mais moi ça me permettrait d'évacuer le trop plein de cette soirée démente.

Ils avaient réussi, tous ! Si autant avant j'avais réussi à rester "calme" (méprisante, acide, mais relativement calme) maintenant c'était fini ! Maintenant, après avoir supporté Vostok, et ses débordements idiots, Edmond, dont la seule présence me donnait de l'eczéma, la blonde travestie dont je ne connaissais pas encore le nom et qui avait voulu me tuer, Melicerte qui m'avait crié dessus, accusée de ne pas savoir ce que je faisais, et SURTOUT l'insupportable présence de mon parasite ambulant de "grand-frère", j'explosais.

Il n'était pas à portée de main. Dommage. Je me suis retournée vers lui.

- Edgar Allan, ca n'est pas le moment...

La haine perçait dans ma voix. J'aurais voulu fini ma phrase : "Edgar allan, ca n'est pas le moment... Alors rentre chez toi !", mais malheureusement, ce pauvre fou inconscient venait d'aborder un sujet de plus qu'il aurait dû éviter d'aborder. Premièrement, c'était Noël et s'il avait voulu me faire un cadeau qui me fasse VRAIMENT plaisir, ça aurait été de ne pas me parler de ca, et deuxièmement s'il croyait que LUI la loque notoire, foutu dehors (je ne supportais pas Lucie, mais je comprenais qu'elle ne le supporte pas LUI) par sa femme, poète "accompli dans la médiocrité", avait le droit de venir me faire une thérapie en public, alors qu'Edmond se vidait de son sang, que Melicerte avait failli crever, et qu'une fille s'était retrouvée à poil pendant une seconde... C'était déplacé, et aussi complètement con !

J'ai viré quand il a osé me demander pourquoi je tenais tant à régir les choses. Je suis passé de pâle à cadavérique... De la même couleur que celle qu'il aurait quand j'en aurais fini avec son corps froid et suintant d'organes divers et variés. Saloperie de parasite... J'aurais aimé qu'il soit un microbe dans mon organisme tiens... J'aurais voulu pouvoir lui envoyer tous mes lymphocytes cytotoxiques le poursuivre. J'aurais voulu le pourchasser jusqu'à ce qu'il n'ait plus nul part où se planquer. J'aurais voulu pouvoir tuer sa femme, sa fille, et toutes ses conquêtes passées, présentes et futures, juste pour lui annoncer la couleur de ce qui l'attendait.

Et l'évocation de "papa" : la cerise sur le gâteau de mon amertume. Son arrêt de mort.

- DEGAGE ! que j'ai hurlé.

Je me suis vrillée les tympans toute seule. Et ça m'a aidé à relativiser un peu... Nan, que dalle ! Ca m'a énervée encore plus de voir que je perdais le contrôle de moi-même. Alors si je ne pouvais pas le frapper sans traverser toute la pièce... Je pouvais toujours... Lui jeter les deux alphas à la gueule... Je n'étais pas forte, mais ne sous-estimez jamais la force d'une femme hors d'elle. Je lui en ai jeté un (le tout pourri, donc celui de Sick) dessus.

- DEGAGE BORDEL ! que j'ai hurlé à nouveau, faisant deux pas menaçants vers lui.

Et de lui lancer, plus fort, en visant mieux, je deuxième boitier à la gueule. Pitié, qu'il fasse un arrêt cardiaque devant ma fureur...

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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Ven 11 Fév 2011 - 21:44

Il y a le premier temps, celui où Graëchen arrive et ordonne à l'autre de se déshabiller en échange de sa vie. Je suis perplexe, intriguée, un peu gênée mais pas fondamentalement mal à l'aise, bref tout va bien.

Et puis vient le deuxième temps…

Et là tout dégénère.
Je reçois un truc tiède et visqueux dans les yeux. Le temps de réagir, un étau m'écrase le larynx et le mur me rentre dedans. Je me retrouve à battre des jambes dans le vide. La langue tirée hors de la bouche. Un voile rouge en travers des yeux. Je gigote, je m'asphyxie, je… Purée mais c'est qu'il serre ce con !
Je suis incapable de résister, chaque mouvement ne fait que…

- Ouatch !-

L'oxygène affleure d'un coup dans mon cerveau, je me reçois sur quelque chose mou au parfum familier. Constatant avec un saisissement d'effroi qu'il s'agit de Graëchen, je tente de me rattraper au mur, ce qui ne fait qu'aggraver mon déséquilibre et je me retrouve finalement dans les bras de la frêle jeune fille.

Je mentirais si je disais que je n'en suis pas heureuse mais quoi… merde ! J'ai rêvé de ce moment toute la soirée et il a fallut que ce soit par l'entremise d'un débile que je me retrouve finalement le nez contre le cœur de Graëchen.
Je me dégage avec un croassement rugueux qui m'annonce une belle extinction de voix et percute un peu tard l'échange qui est en train de se dérouler entre les deux Does.

Apparemment, c'en est pas terminé des effusions de joies en ce soir de Noël. Je reprends encore mon souffle avec peine, l'œil torve et rougi rivé sur la silhouette de mon tortionnaire au sourire macabre. Ce type il…

Une main serrée autour de la gorge, j'essaie mais je n'arrive plus qu'à émettre des sifflements… respire Méli, respire ! Il ne t'as pas étranglée si longtemps que ça. Laisse le temps à son larynx de reprendre sa forme. Respire. Purée respire.

NE PANIQUE PAS COMME ÇA !

Voyant que je perds les pédales, que Graëchen commence à craquer pour de bon et que les autres ne servent à rien, je décide de me raccrocher à quelque chose que je connais : houspiller quelqu'un d'autre.

Je me tourne donc vers la soldate déshabillée / revêtue d'un manteau et la désigne de l'index pour lui signifier que je l'ai à l'oeil. Ça me va bien de "dire" un truc pareil, j'ai même pas d'arme.
Je sais que ça risque de dégénérer, suffirait qu'elle profite de la confusion et… merde je ne connais même pas ses compétences. Fronçant les sourcils, je me raccroche à la paillasse et avise l'objet défensif le plus proche de ma main : une bouteille de vin rouge à moitié entamée.

- Ta réponse ? grinçé-je avec un effort visible.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Sam 12 Fév 2011 - 21:13

La blondie satanique, ce sale serpent (qui pourtant m'avait épargnée) perdait le contrôle de ses nerfs, mais même hors d'elle, irradiante de haine et de fureur (on sentait qu'elle ne se calmerait pas avant d'avoir tué tout le monde), elle arrivait à dégager cet air de supériorité... Impressionnant. Zetch appréciait le spectacle, même s'il avait moyennement apprécié à la séance de déshabillage. Imaginez la destruction de l'égo d'un grand guerrier, regardant sa poitrine... Il appréciait la spectacle de Graëchen Doe, femme d'action, qui gérait tout le monde à la baguette. Elle avait réussi l'exploit de me découvrir, et de contrôler le monstre qui m'avait reluquée. Il avait comme l'impression d'avoir enfin trouvé un vrai leader. Moi, je ne savais quoi penser. Elle m'avait humiliée, capturée, épargnée, m'avait rendu une parcelle de mon honneur, et pour couronner le tout : m'avait acceptée sans faire ni réflexion ni histoires. J'hésitais entre rester et la suivre ou la haïr et préparer un plan pour m'enfuir... Mais m'enfuir vers quoi ? Vers la fourmilière de l'armée ? Plutôt crever... Alors quoi ? Trouver un autre moyen de me tirer d'Heaven et trouver une autre ville où me faire oublier ? Autant rester et faire d'Heaven une ville nouvelle, non ? Une ville gouvernée par un tyran, qui pourtant était pourvu d'un simulacre de coeur et une intelligence supérieure. Quelqu'un qui avec presque rien (un lycée et trois tarés) avait fait plus envers moi (me découvrir) que tous les crétins armés jusqu'aux dents de l'armée... C'était honorable.

C'est pour ça que je suis restée et que je suis allée faire ce que je savais faire de mieux en deuxième : extraire une balle à la main, et désinfecter à l'alcool, avant de créer un pansement de survie avec pratiquement rien. À force de me prendre des balles partout, j'avais choppé le truc pour me soigner moi-même. Sur le blond blessé ce serait plus facile, car après tout, je n'aurais pas à faire le tout avec une seule main et une ceinture de cuir dans la bouche (ou alors c'était que j'étais tombée dans un endroit vraiment, vraiment très glauque...).

C'est là que Graëchen a pété les plombs. Après avoir balancé les deux alphas à la tête du type qui avait déposé le cadeau à côté du sang du petit blond blessé (mais le sang avait déjà rejoint le paquet) elle s'est soudain arrêtée. En fait, elle se mettait à fulminer à l'intérieur. Elle cherchait clairement comment elle allait pouvoir le tuer de la façon la plus lente, cruelle et horrible qui soit... Moi, comme les autres, je ne savais pas comment réagir. Le gamin a poussé un gémissement. "Espèce de mauviette simulatrice" ai-je songé parce qu'après tout, je n'avais pas encore commencé à plonger la main dans son cartilage. Et puis j'ai regardé... Et j'ai halluciné. Mais comment on pouvait être aussi inconscient que le crétin en robe de chambre (comment ça un peignoir ?) ?

- Excusez-moi, monsieur...

Les foudres se sont retournées contre moi pour une seconde, je le savais. J'allais payer pour tout le monde. Sauf si... Sauf si je retournais moi-même la faute contre quelqu'un d'autre : ce que je comptais faire.

- Vous lui marchez dessus...

Et puis laissant les deux frères et sœurs se taper dessus tous seuls, j'ai reporté mon attention devant la rouquine aphone qui s'était rapprochée de moi.

- J'en suis, lui répondis-je solennellement. Dites ? Vous me passez le vin ? Pour désinfecter...

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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Dim 13 Fév 2011 - 15:15

Vostok catapulte donc la rouquine sur le côté, avec un soupçon de déception sans doute, mais surtout, avec la sensation de chipoter pour pas grand-chose.
Franchement, une soldate de plus ou de moins qu'est ce que ça change ?

La conduite de la nouvelle ponte du machiavélisme le laisse pantois. Il y eut une époque où l'Ombre était nettement plus expéditive. Cette même ombre qui est partie en chaleur et lumière… mais bon, ils avaient qu'à être immortels ces cons.
Les humains sont quand même des créatures vachement dérangées.

Et justement, voilà que la pétillante blonde aux regards d'acier passe finalement aux méthode qui expédient. Elle propulse une paire de projectiles dans la pièce à destination par vol court de ce type là… qui ne sert manifestement à rien (si ce n'est jouer de l'archet sur les nerfs de sa soeur).
Alors lui il faut le dégommer mais pas la fille rousse ni l'autre soldate ?

Non vraiment, c'est à ne rien y comprendre. Si Vostok n'était pas un montage en dérivation triphasée, il aurait volontiers asserté que la tigresse a les fils qui se touchent.
Un des objets rebondit sur le crâne du bonhomme. Il grimace et porte une main à son front. Et de son côté, tournant la tête comme au tennis, le démon ne trouve rien de mieux à dire que :

- 15-0 vuestra altessa.

Sa main droite négligemment posée en travers de son moignon, il s'apprête visiblement à faire quelque chose pour rafistoler "l'étuis" de son canon Gauss incorporé –le nec plus ultra en matière d'atouts-séduction, et question esthétisme, pardon, ça en remontre aux guéridons Ikea- .
Il sourit de toutes ses dents, fait rare et inquiétant, et s'en va récupérer l'énorme fusil couché dans un coin.

Tapotant l'arme contre son épaule, il penche la tête à droite, à gauche, au milieu et rejette finalement le tout en arrière.

Voyons, semble t-il penser, est-ce raisonnable de loger une truffade de plombs dans un des frangins de la patronne ? Elle n'a pas voulu qu'il trucide Boule de Charbon, pas plus que Cenelle (encore plus rouge depuis sa petite intervention manu militari)…
Bon, si l'Ombre décide de se montrer magnanime, il n'a aucune raison de ne pas s'adapter. Il suffit de péter des tibias, de briser des pifs et de faire jaillir de la molaire. Oui en somme, c'est un bon compromis.

Alors, se fiant comme d'habitude à son instinct en la matière, le démon passe à l'attaque !
Deux bonds de félin, l'autre sent la menace. Il lève son avant bras pour se protéger… et se retrouve assez inspiré de ne rien tenter de plus malheureux sans quoi ça aurait sans doute été pire.
Vostok détourne sa garde maladroite d'un geste vif et avide puis lui renvoie un méchant coup de crosse dans le menton. Le type titube en arrière, renverse un flacon de rouge qui traînait par là et glisse sur la flaque de sang (rouge aussi) qui s'étale au sol. En un clin d'œil, il perd tout, dignité, équilibre et la couverture décente de sa robe de chambre.

Avec l'allant bonhomme d'un sultan en visite à la chambre de torture, Vostok coince son fusil sous l'aisselle pour ramasser une des pantoufles qui a giclé en l'air pendant la bousculade. Il la considère le temps d'une respiration et la tend sans regarder à la maîtresse des lieux.

- Munition.

Toujours laisser le soin aux meneurs d'achever leurs victimes même s'ils ont choisi de les trucider avec le dos d'une petite cuillière (sans doute le meurtre le plus long du monde). On a déjà vu des patrons se vexer pour moins que ça.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Dim 13 Fév 2011 - 18:48

HRP : Si tu veux, on peut continuer le RP à Sick - EA - Sick - Meli - Sick - Vostok, sinon Melicerte peut retrouver Graëchen inconsciente, et on les jarte du RP ce qui donne : Sick - Vostok - Sick - EA... Ou alors, tu fais un dernier post pour clore... Sachant qu'on peut poursuivre le RP sur les quais si tu choisis la deuxième option...

Allez-vous en tous... S'il vous plaît. Laissez-moi seule... On peut pas lutter éternellement non plus. On peut pas être cohérent avec soi-même, tout en supportant, sans avoir le droit de leur cracher dessus, les autres... Moi, je ne pouvais pas. Donc ou Vostok tuait mon frère une bonne fois pour toute, ou... Tiens, bonne idée. Je m'en vais. Je les laisse tous seuls se débrouiller. Mélicerte avait le pouvoir maintenant, elle était aphone, mais elle avait le pouvoir. Vostok était idiot mais obéissant, donc il ne serait que "tatillon". Edmond se vidait de son sang, malgré l'ex-militaire qui essayait de le soigner en lui versant du vin dans la plaie... Tant pis, si il mourait, quelqu'un se dévouerait pour l'enterrer ou le jeter à la mer. Et Edgar Allan... ? Il pouvait aller croupir en enfer... Moi, ce n'était plus mon problème...

Joyeux Noël tout le monde... Moi je vais aller voir ailleurs si j'ai pas des gens qui passent pas leur temps à m'emmerder.

Et de regarder Vostok, avec un sourire triste. Il était pas méchant, juste idiot... Et sadique. C'était gentil, de me tendre cette pantoufle. Et si j'avais pas été dans un état psychologique proche de l'envie de suicide, je l'aurais volontiers prise, cette chaussure... Je l'aurais fait rentrer dans la bouche de mon frère et je l'aurais étouffé comme ça. Pour donner l'exemple. Pour me calmer... Ensuite j'aurais envoyé la militaire travestie à l'hopital, pour qu'ils soignent réellement Edmond... Ou alors qu'elle se débarrasse du corps. Et j'aurais indiqué à Melicerte là où elle pouvait trouver de l'eau (n'importe où dans la deuxième partie de mon "bureau") pour se soigner la gorge... Mais ça c'était si j'avais pas été prête à me jeter dans l'océan.

Le suicide n'était pas quelque chose qui m'allait au teint... Je savais que même si je me prévoyais un plan de suicide, je serais incapable de l'achever... J'aurais toujours un regain de rage, un regain d'énergie, d'espoir... Et je repartirais, jusqu'à ce que je fasse une overdose de connerie ; et tout recommencerait... Je suis partie. Sans manteau. Au pire... Je tomberais malade et j'aurais quelques jours de tranquillité devant moi, pour me ressourcer, trouver cette raison de continuer à supporter cette ambiance. J'ai claqué la porte derrière moi. La pauvre, elle ne tenait plus sur ses gonds. Elle était toute gondolée. Encore des frais... Toujours des frais. Bah... C'est normal... Faudra que j'engage un comptable, moi je ne supporte pas la paperasse pleine de chiffres et de dépenses...

Je suis partie du lycée, abandonnant au passage mes chaussures. Elles avaient morflé, inutile de les abîmer plus. En plus, la neige froide me faisait réfléchir. J'ai dû avoir l'air d'un fantôme, les rares gens (bourrés) que j'ai croisé se sont tous écartés sur mon passage. Imaginez une blonde pâle, sans manteau ni chaussure, avec l'allure de celle qui va aller se jeter à la mer... Ils avaient peur. Tiens, je fais peur. Toujours sympa à apprendre. En parlant des quais, c'est là que je suis allée, pour faire trempette. Pieds nus, dans la mer glaciale, robe en train de se tremper, j'avais beau rationaliser la situation, me dire que j'étais ridicule, je ne pouvais que me complaire de cette situation. J'avais beau ressembler à une folle personne ne m'emmerdait à vouloir me faire une thérapie...

Rien que de penser à ça, j'ai eu envie de caillasser Edgar Allan. Sale gosse qui se croyait tout permis. J'ai imaginé sa tête au loin et ai fait des ricochets... Seulement... Qui aurait pu croire que sur quelques millions de galets, j'allais prendre pile la pierre aux reflets verts qu'il ne fallait pas ? Pas moi en tout cas. Les statistiques étaient contre ce phénomène... Pourtant... Pourtant, en touchant ce caillou. Je me suis effondrée. Je suis devenue mon propre négatif, seule preuve qu'il y avait quelqu'un d'autre dans ma tête.

"Coucou" marmonna-t-elle dans ma tête.

Son nom, puisqu'elle est mon négatif, est un anagramme du mien : Gancheer. Le seule point commun que nous avons, c'est que nous voulons tyranniser tout l'univers... Et pour elle, ça comprenait : moi.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Lun 14 Fév 2011 - 18:52

[Hrp: Alors voilà, j'ai réfléchi à beaucoup de choses et finalement je vais exceptionnellement jouer 2 personnages en même temps. Vu qu'il ne t'en reste qu'un en jeu dans ce sujet, ça devient trop déséquilibré. Donc… lis et ensuite je te donne rdv en bas pour un autre hrp.]

Je suis pétrifiée par tout ce que je vois, tout ce que je sens, tout ce que j'entends… et tout ce que je n'arrive plus à dire depuis que ce cinglé m'a compressé la gorge.

Je ne comprends pas pourquoi ce connard de grognard goguenard est là, à se gondoler devant ce qui ressemble à une crise d'hystérie.
Je ne comprends ce que fiche cet autre frère à part mettre les doigts dans la prise. Oh j'ai bien repéré l'air de famille oui, mais ça n'explique pas tout. Celui-là n'a pas l'air d'être l'ustensile le plus tranchant du râtelier à tortures des Does. Pas le plus tranchant non, mais il y a d'autres manières de faire souffrir les gens. En témoigne la réaction… non, le pétage de plomb de Graëchen qui transforme d'authentiques bijoux de technologie en projectiles.
Je ne comprends pas pourquoi subitement la soldate s'amuse à charcuter l'autre loque avec son bras en sang. Pourquoi elle joue les infirmières ? On lui a demandé quelque chose ?

Elle me demande de lui passer du vin. Du vin ?? Pour désinfecter ?? C'est stupide, il doit bien y avoir autre chose de plus efficace dans ce labo. Mais je ne dis rien. Je ne réponds rien…

Non. Je ne fais rien parce que Graëchen vient de claquer la porte. Mon cœur manque un battement. Par réflexe, je file pour la rattraper mais le temps de contourner la paillasse et d'ouvrir la porte défoncée, elle a déjà été avalée par le couloir obscur.

- Hraëhen ?

Je me racle la gorge et tente à nouveau de l'appeler, sans succès. Les dents serrées (et, mais est-ce utile de le préciser, la gorge nouée) j'hésite dans l'encadrement de la porte… que faire ? Si je pars, je vais laisser les "gosses" s'entretuer et…
Lorsque que je me retourne pour jeter un œil par-dessus mon épaule, il est déjà trop tard.

- Hé !

Les choses empirent à vitesse grand V comme Vostok. Ce maniaque vient de dénicher un hachoir, il sourit et en caresse le fil du pouce en connaisseur avant de le porter à sa bouche (il s'est coupé bien entendu). Apparemment, c'est lui qui l'a planqué la. Le fils de pute, cette fois ça suffit !
Je rejoins mes affaires en trois enjambées et fouille frénétiquement les poches à la recherche de mon arme. Pas question que je retente de donner un ordre à cette aberration psychopathe sans un moyen de me défendre cette fois.
Les mains entravées dans l'étoffe sombre de mon gros manteau, je vois sa carcasse d'escogriffe se pencher. Mais qu'est ce qu'il fout ? ce dos rond aux vertèbres visibles par les déchirures de son maillot. Je réalise alors que ce "Vostok" est voûté au dessus du corps du dénommé Edgar, lequel est encore hagard de la rossée qu'il vient de se prendre.

Le hachoir se lève, étincelant un bref instant sous le néon fade. Mais-où-est-ce-foutu-Beretta-?!

- Hé ! STOP !!

Le couperet s'abat. –Schlak-. Mes lèvres grimacent. Et pour la seconde fois ce soir, les carreaux du bureau vibrent d'un hurlement d'une douleur lancinante et giclante. J'ai le cœur accroché, et des manips en labo, j'en ai fait ma part… mais quand je vois cette chimère se redresser avec un bout viande dégoulinante entre les dents, je manque de vomir.
Je m'arcqueboute derrière la paillasse, les deux mains resserrées autour de la crosse de mon dérisoire flingue.

- Allez, lâche. Lâche maintenant !

Sale clebs ! Il se rapproche de moi trop vite pour que je ne puisse appuyer sur la détente et plaque de lui-même le canon contre sa poitrine. Je m'efforce de lui loger une pastille de 9mm entre les côtes. Sans succès. Il me faut une seconde de désarroi pur pour constater que je ne peux pas tirer parce qu'il me bloque avec son propre index glissé entre la gâchette et le pontet. L'enfoiré !

Il me regarde, férocement amusé par cette scène ridicule et me force à détourner mon arme contre moi. Je ferme les yeux et déglutis une dernière fois en pensant à Graëchen.



Rapide… fort… et lamentablement puéril. Je reprends contact avec mes sens une seconde ou une année plus tard en constant qu'il n'est plus là. Parti, je ne sais où avec ses cliques distribuer des claques à d'autres victimes.
Relâchant tout l'air contenu dans mes poumons, je m'effondre contre le bord en faïence. Il me faut un petit temps pour me réadapter. Je suis presque soulagée d'entendre les bruits "normaux" de blessés qui gémissent et les glougloutements de canalisations. La fille, la bonde, est toujours là.

Ma première réaction après ce chambard ? J'attrape la bouteille de vin et lui tends sans rien dire. Par dépit sans doute. Puis, à l'issue d'une série de déambulations sans but dans la pièce, je retourne vers elle. Quoiqu'à poil sous le manteau de Graëchen, elle n'a pas l'air d'avoir perdu son aplomb.

- Franchement, qu'est ce qui ne te plaisais pas dans l'armée…

Question rhétorique, je ne m'adresse pas à elle mais à moi.

[hrp second : ce n'est donc pas Méli qui va te retrouver mais ton meilleur copain des démontages en kit : Vostok Muir \o/ J'ai envie de varier un peu les échange, si ça te va bien sûr. Si t'es ok, je vais aller poster sur les quais pour relancer. En attendant on peut continuer ici avec Sick et Méli… les deux dernières en état de discuter dans cette pièce. Et nb final, ouaip il manque un morceau à Edgar mais je te dirai lequel dans le Rp avec Vostok ^^]
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Dim 20 Fév 2011 - 15:33

HRP : bon c'est court, mais je croyais que j'allais dépasser mon délai, donc je ne saurais pas faire mieux. En plus, je suis un peu HS.
Je ferais mieux plus tard. Si ça va pas, Mail-moi pour me dire ce que je dois changer.

Ca partait en fumée. Ce Noël partait en volute grise pour tout le monde. Moi, je n'avais rien de prévu. Le type à qui il manquait un bras, et dont aucun des cadeaux n'avait été ouvert ; s'il avait prévu de s'installer avec la blonde à langue de serpent, c'était mort. La rousse perdue et aphone semblait mal. Elle aurait voulu quelque chose d'autre aussi. Le petit que je trucidais avec les doigts avait probablement prévu autre chose. Et c'était sans parler du type qui m'avait bousillé ma coupe... Enfin lui, ça m'aurait étonné qu'il ait prévu quelque chose... En attendant, je me retrouvais avec deux futurs cadavres et une fille à moitié en larmes... J'aurais bien emmené tout ce petit monde à l'hôpital, mais même si j'étais plutôt musclée, je n'arriverais pas à porter les deux frères tout en tenant l'autre soldate par la main...

De toute façon, si j'avais quelques notions élémentaires de soin (j'avais survécu jusqu'à maintenant, donc ça devait valoir quelque chose), je ne pourrais pas faire grand chose pour le grand frère. Si le petit n'avait qu'une balle dans l'épaule (il avait plus ou moins arrêté de saigner), le grand n'avait plus de bras... Je ne savais pas si j'avais le pouvoir de le sauver. Non, il était clair que nous allions finir à l'hôpital, avec tous les cassos de Noël.

Pendant que je réfléchissais à comment j'allais transporter les deux Does, la rouquine de l'armée se mettait à parler toute seule. 'Tain, le social, c'est pas mon truc...

" Tu l'as dis Zetch."

J'ai tout de même essayé.

- P'tet que je voulais plus de reconnaissance ?

Je savais même pas pourquoi je disais ça. J'en ai rien à faire d'elle et de ses états d'âme. Par contre, elle était gentille, elle m'aidait à transporter les deux blessés à l'hôpital.

- Ca vous dit, on parle en les portant ?

J'ai hésité.

- Je porte le gros, si vous voulez.

Ai-je dit en me dirigeant vers le poète mutilé et en cherchant une prise. En plus, il était presque à poil. Au final, j'ai décidé que j'allais le traîner jusqu'aux escaliers et dès que j'aurais descendu les quelques marches je pourrais le mettre sur mon dos.

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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Mer 23 Fév 2011 - 8:28

J'ai tourné brutalement la tête lorsque la fille hommasse a brisé l'embryon de mon monologue. Un éclair au coin des yeux. Je suis énervée et je ne sais même pas pourquoi. En fait il y a des tas de raisons pour que j'ai envie, là, maintenant tout de suite, d'éviscérer la totalité des connards de cette ville mais je suis perplexe parce que, tout simplement, il y a trop de ces foutus raisons.

Trop de choses à la fois. Et cette proposition d'aller faire un tour à l'hôpital avec deux des membres de la famille Doe n'est qu'un bip de plus sur l'électrocardiogramme de mes rancoeurs.
Avisant justement les deux silhouettes molles avachies sur les carreaux, j'en viens à me demander par quel mystérieux partage génétique Graëchen a pu récupérer tout le charisme et ces deux loques… l'inutile résidu du patrimoine héréditaire.

Je siffle entre mes dents, la voix encore un peu râpeuse :

- Les soigner ? Pourquoi on s'emmerderait à faire un truc pareil…

J'arme. La culasse de mon arme claque lorsque je me rapproche du néo-mancho. Il s'est évanoui, je pourrais faire en sorte qu'il n'ait jamais à réaliser qu'il ne pourra plus jouer de la guitare. Ma lèvre inférieure me fait mal. Faut que j'arrête de me mordre jusqu'au sang. Je tourne la tête sèchement.
D'un regard froid, je diagnostique rapidement l'état de son voisin, le "hacker" à l'épaule trouée. Lui non plus, ne pourra pas se servir de son clavier correctement avant un moment.

Chacun une balle dans la tête ?

Ça me semble honnêtement une très bonne manière de régler mes problèmes mais je sais, bien entendu, que je ne vais pas tirer. Alors pourquoi faire cette comédie Méli ? Pour te prouver que t'es une dure ? Parce que t'es vexée que ce timbré de Vostok t'ait claqué ta propre arme contre le sternum ? Parce que t'es frustrée que Graëchen ne t'ait pas fait un petit bisou d'adieu avant de se tailler ? Parce que tu voudrais, du coup, casser deux trois trucs pour montrer que t'existe… puéril.

Un mot me revient en tête : adolescente. Et pour le coup, ça claque. Je me remémore pourquoi je tiens absolument à faire crever ce petit merdeux de geek. Graëchen l'a peut-être puni mais moi ça ne me satisfait pas du tout. Je veux qu'il souffre beaucoup plus que ça. Ça pourrait me faire flipper d'être la proie à des accès de sadisme aussi intense mais je traverse une période compliquée.

Donc,

il faut que ce petit con reste en vie. Et l'autre aussi, je suppose, vu que je n'ai aucun grief contre lui. Et dans ce cas, bien sûr, j'ai besoin de l'aide de cette étrange fille-soldat pour porter les fardeaux chez les rebouteux.

Tout ça pour en arriver là. Plusieurs minutes de silence électrique que je finis par conclure par un "d'accord" sonnant et trébuchant. Côté pratique maintenant… le plus vieux des deux pisse le sang, il sera exsangue d'ici peu à ce rythme.
Je rengaine rapidement mon pistolet et retire mon ceinturon pour le garrotter sommairement. Serrant la lanière de trois crans supplémentaires, je relève les yeux sur le second cas. Bon. Un blessé et un amputé. En fait, le cas du geek est plus délicat parce que la balle va infecter la plaie (et je ne nie pas que ça m'éclaire sournoisement d'une sombre satisfaction). Cela dit…

- Si on veut que ces deux là se réveillent encore demain matin, on a intérêt à trouver une voiture. Parce que se trimballer deux corps à pinces dans ce froid, autant les balancer directement dans le canal. Et je prendrai le gros... pas question que je touche au petit.

J'ignore totalement si la fille me considère comme une traître, une collègue, une cible, une supérieure ou une assistance de circonstance… mais quelque soit son avis et ses projets, pour le moment on est bien obligé de collaborer.

- Comment tu t'appelles ?
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Ven 25 Fév 2011 - 8:31

- On m'appelle Sick.

C'était plus facile de lui faire croire que c'était un pseudonyme que de lui raconter toute l'histoire dont elle se fichait probablement. Et si jamais elle ne s'en fichait pas, et bien elle me poserait la question, on en parlerait et elle aurait l'impression d'en savoir plus sur moi, de pouvoir me manipuler. Elle aurait tut faux, mais je ne lui dirais pas, parce que ça lui ferait trop plaisir d'être supérieure. On voit que ça. Ses cheveux d'un rouge douteux (du roux quoi...) et son désir d'être supérieure. J'aime pas les gens comme ça. Les gens qui pensent qu'ils peuvent me mener à la baguette. Probablement que Graëchen dégageait quelque chose (encore et toujours ce sentiment d'avoir un coup d'avance servant d'auto-persuasion sur tout le monde...) parce que sa baguette me hérissait moins le poil que la baguette militaire. Une bagatelle.

Mais tout de même, elle essayait de lancer un semblant de conversation... On en aurait besoin, si on ne voulait pas finir pendue avec deux mutilés (un grave un léger et notre patronne se faisant la malle avec un fou furieux qui voulait nous tuer toutes les deux) à nos pieds... Alors j'avais presque été tentée de lui parler de Zetch... À moins qu'il n'ait voulu parler tout seul comme un grand, mais comme j'ignore à quoi je ressemble quand il s'avance au premier rang, j'ai préféré attendre de croiser un miroir. Allez, lance une plaisanterie...

- 80 B, enchantée.

Bien sûr, ça, c'était loin de venir de Zetch. Juste une blague, histoire de détendre... Ou tendre l'atmosphère... Peut importait comme la rouquine (Les roux n'ont pas d'âme c'est bien connu... Et les femmes, je ne vous en parle même pas...) le prenait, moi, j'avais besoin de rire un peu. Et si Zetch bougonnait, je savais qu'il appréciait aussi.

- Si vous voulez vous coltiner le gros... Bonne chance.

C'était plus logique, après tout, je "soignais" le gnome, je portais le gnome. Elle "soignait" le gros désagréable et le portait. De toute façon il avait dû s'alléger depuis le temps qu'il pissait le sang... Certes, il avait depuis peu un garrot tout neuf, mais ça restait un garrot d'urgence, donc... Pas terrible. J'ai attrapé Edmond avec ce qui devait sérieusement ressembler à de la "grâce à la Vostok". Il a pratiquement volé sur mon épaule.

- Et vous ?

Sous-entendu : "et vous quel patronyme idiot vos parents vous ont donné à la naissance ?". J'ai commencé à emmener le gamin vers la porte. Quand même, le choupinou en faisait un peu trop. Il avait pris une balle dans l'épaule, ça n'était pas si grave que ça... Même pas de quoi s'évanouir si longtemps... Et si profondément. Surtout que vu comme je le portais, son épaule meurtrie devait lui faire un mal de chien. Mais qu'il reste dans les vappes. Ca me ferait des vacances. Arrivée devant la porte, j'ai attendu la fille. Il y avait un souci auquel je venais de songer, je n'avais pas de voiture, je n'avais même pas de passe-droit de l'armée... Et mon permis, rien qu'une invention imaginaire. Ca ne devait pas être bien compliqué à conduire, une voiture, mais tout de même... Je préférais lui laisser l'honneur...

Mais on parlerait de tout ça une fois dehors.

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Melicerte Kerozène
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   Mar 1 Mar 2011 - 9:44

Rien qu’à l'entendre, rien que le son de sa voix, rien que la vibration de ses corde vocales m'emplissent d'une bouffée subite de violence trop contenue. J'ai envie de la frapper.

Oh oui j'en ai envie ! De lui repousser le coin de la mâchoire d'un coup de la crosse crénelée de mon beretta. Puis, profitant de la confusion, de lui briser le nez à coups répétés en hurlant quelque chose comme "TA GUEULE ! TA GUEULE ! TA GUEULE ! PUTAIN !".

Seulement, pour des raisons Vostokiennes, je ne peux presque pas parler, donc encore moins hurler. Et pour des raisons pratiques, j'ai réellement besoin d'elle pour qu'on se coltine ces corps avant qu'ils nous claquent entre les doigts.
Je sais, c'est moi qui ai engagé la conversation, mais je le regrette maintenant. Je commence donc par lui lancer un regard chargé d'hostilité laissant sous-entendre que si elle me refait une réflexion sur sa poitrine je lui pète les dents. Agacée par une mèche rebelle, je fais un mouvement brusque de la tête puis marmonne :

- Mélicerte Kerozène.

J'attrape ensuite le manchot par son bras valide et le tire tant bien que mal en position verticale pour le charger contre moi. Un bras autour de la taille, l'autre maintenant le corps plus ou moins d'aplomb. Sa peau est froide et visqueuse au toucher. Il gémit légèrement. Ce Vostok est vraiment un attardé, il aurait dû soit le tuer soit emmener son travail avec lui. Pourquoi c'est moi qui dois nettoyer derrière lui ?

- Bah, avec un morceau en moins, il est plus léger. Purée il pue l'alcool ! Quel crétin… il doit s'être anesthésié mais il va crever de froid.

Oui j'ai pas envie de faire la conversation mais j'ai envie de râler aussi… encore des contradictions. Je fronce les sourcils. Moins lourd –tu parles- mais ça ne résout pas tout. Je le laisse donc retomber provisoirement contre la banque et m'échine pendant quelques minutes à l'emballer dans mon propre manteau. La dénommée Sick étant uniquement vêtue de celui de Graëchen, je me demande si elle envisage sincèrement de sortir comme ça…

Avec un haussement d'épaule, j'en déduis que je n'ai pas envie de m'en enquérir et de toute façon, elle me répondrait sans doute que ce n'est pas mes oignons. Reprenant mon fardeau, je me dirige vers la porte malmenée et jette un dernier regard circulaire sur la scène du crime.

- Je crois que j'ai vu une camionnette garée devant l'école en arrivant. Si elle y est toujours… et bien je sais pas. (Je me résous à lui poser la question) Tu sais démarrer une voiture sans clé ?

Sinon faudra en réquisitionner une circulant dans les rues. Pas facile à cette heure. Mais avec mon arme et mon badge de l'armée… rien qu'une formalité.
Je m'aperçois enfin que j'en suis venue au tutoiement s'en m'en rendre compte. Quelqu'un surgit dans une scène privée pour vous tuer / espionner, puis on le voit tout nu… forcément, ça crée une familiarité.

Nous sortons.
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MessageSujet: Re: [CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]   

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[CLOS] Assemblée Générale Extraordinaire. [24/12 dans la soirée]
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