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 « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.

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Malphas
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MessageSujet: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 12:56

La pluie. Depuis la haute fenêtre de son appartement, son regard d’ambre embrassait la ville inondée qui s’étendait à ses pieds. Un spectacle grisant, duquel il ne se lassait pas. Qu’importe les forces qui se déchiraient à ses pieds, qu’importe les hordes de créatures pouvant s’affronter en ce monde gris et morne : de son palais de verre, imprenable tour et perchoir d’airain, il voyait tout. Un monde sur lequel il régnait sans y avoir la moindre autorité, dominance singulière d’une âme névrosée. Les accords vifs et virtuoses du Dies Irae de Mozart résonnaient dans l’appartement, donnant à la scène la dimension effrénée d’un indomptable orgueil. Seul face à ce monde en pleurs, Hajek susurra quelques inaudibles mots, ajoutant sa voix chantantes aux cœurs latins qui montaient dans la salle. Puis, d’une même note, l’orchestre se tût, rendant à ce prince égoïste la quiétude gracieuse d’une calme tranquillité. Heaven. Les années s’écoulaient en cette prison close, et pourtant, il ne c’était lassé de cette ville aux mœurs bien étranges. Etait-ce là un des contrecoups de son contrat ? En réalité, lui-même ne le savait. Une bataille éternelle et silencieuse, dont chacun des coups qu’il jouait ne le rapprochait que plus du terme de cette mystérieuse guerre. Mais qui en cette ville pouvait se vanter de connaître les sombres motivations du sinistre informateur d’Heaven ? Car si son travail était de tout savoir, de lui on ne savait rien.

Quittant finalement ses rêveries, Hajek tira de sa poche un téléphone cellulaire dont la coque noir était maintenant couverte de la marque de ses doigts. Trois jours. Trois jours que ces rares contacts encore présents refusaient de lui porter la moindre rumeur au sujet des pierres qu’il avait été chargé de rechercher. Certaines auraient apparemment été aperçues en possession de divers individus, mais rien de suffisamment concret pour qu’il puisse y plonger ses recherches. Fouillant la pièce du regard, il ne tarda pas à apercevoir un chiffon, dont s’empara pour nettoyer le petit appareil. Cette situation lui déplaisait. Cette recherche, quoique de longue haleine, semblait ne pas être à son avantage. Et les récentes scissions d’Heaven l’ayant privé de plusieurs de ses contacts, la situation était loin de lui être propice. Le combiné indiquait 13h21. Aussi, Hajek décréta-t-il que les affaires attendraient, et il referma d’un geste le téléphone, triant négligemment les dossiers empilés sur son bureau, avant de disparaître entre les rayonnages de sa vaste bibliothèque. L’Edda poétique en main, il ne tarda pas à regagner le canapé sombre trônant dans le salon, s’allongeant avec dédain sur le cuir mou. Téléphone portable sur la table basse à ses côtés, ce fut dans cette même position qu’Hajek se plongea dans sa longue et captivante lecture. Des lignes dont il connaissait maintenant chacune des courbes souples laissées par l’encre noire...


Lorsque la première sonnerie retentie dans l’appartement, Hajek ne bougea pas. Plongé dans sa lecture, il ne prêta pas la moindre attention au tintement sonore qui résonna. Grommelant quelques mots lorsque le bruit se répéta, il roula sur le ventre, ne quittant pas son livre des yeux, ne prenant pas la moindre peine d’aller ouvrir à son visiteur. Sans doute un autre pouilleux dont l’entretien serait une vague succession d’inepties sans intérêts. Aussi jugea-t-il meilleur de ne pas perturber la quiétude dont il disposait pour une telle perte de temps. Ignorant les sonneries, il fallut près d’une dizaine de minute avant qu’elles ne cessent. Il entendit cependant les pas grimper dans l’escalier – l’ascenseur étant encore une fois en panne – et grimaça. Ses locataires étaient trop généreux d’ouvrir aux inopportuns qui se présentaient. Lorsque quelques coups furent finalement frappés à la porte, Hajek soupira et laissa sa voix lasse monter dans la pièce.

« C’est ouvert.

La porte s’ouvrit aussitôt, et Hajek ferma un instant ses paupières, quittant le monde mystiques des contes du nord pour revenir à une réalité bien plus inconfortable. Son regard quitta le papier blanc, redécouvrant le paysage alentour. La nuit commençait déjà à tomber, et Hajek pesta en réalisant qu’il avait perdue près d’une journée de travail. Rejetant finalement sa tête en arrière, l’informateur irrité s’apprêta à lancer une remarque cinglante au visiteur, jusqu’à ce que son regard se fige sur une silhouette sombre. Une silhouette qu’il commençait à savoir reconnaître.

« Eh merde, siffla-t-il dans un russe sec et spontané.
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Asami Kinosuki
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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 13:49

Ca faisait un moment qu'elle sonnait à la porte de l'appartement, Haine attendait derriére, attendait elle aussi tout comme Darkane. Celle-ci était d'ailleurs habillée normalement, pantalon noir et un pull à col roulée qui cachait tout son corps. Sa main gantée apparaisant ainsi un autre bras qu'elle avait crée avec des ténébres qui paraissait gantée d'un gant noir de satin, passant pour une jeune femme comme les autres. C'était d'ailleurs rare de la voir sortir sans son grand manteau d'ombre. Son oeil était cachée par un cache yeux noir, ayant enlevée ses bandages qui lui aurait attirée bien des regards.
Ses cheveux qui étaient habituellement lâchés étaient coifés en une queue de cheval montante, avec deux méches qui dépassées sur le devant.
Habituellement elle ne sortait pas, mais quand elle était obligée, elle se faisait dans la normalitée la plus totale.
Au bout de la troisiéme sonnerie, aucune réponse, ni de mouvement dans le grand appartement. Décidement, il fallait faire par soi-même. Avec ses ténèbres, elle avait ouvert la porte, comme si on lui avait fait, et elle s'engouffrait avec sa soeur dans le grand immeuble, remarquant que l'ascenceur était en panne. Tout en rageant dans son mauvais allemand. La jeune femme ténèbreuse montait en direction de la porte de l'informateur.
Attendant Haine, qui mettait toujours du temps à monter dans les escaliers, Darkane se mit alors à frapper à la porte, attendant une réponse de l'autre côté qui se fit entendre avec une voix lasse.
Expression neutre sur le visage de Darkane, alors que mentalement, elle était un peu énervée. A cause des escaliers peut-être. Elle était entrée avec Haine dans la piéce, qui était trés grande et bien ordonnée. C'était étonnant d'ailleurs pour un homme.
Deux canapés était présent, ou une grand table se présentait en chef-d'oeuvre. Un bureau celui d'Hajek assurement se trônait dans la pièce. Une bibliothéque était collée contre les murs, montrant la grande passion de monsieur.
C'était en Russe qu'il s'était adressée, et ne comprenant pas cette langue, elle laissa à Haine le plaisir de répondre.

Oh, Notre venue n'est pas la bienvenue en vos lieu Monsieur Alinovitch ? Oh ça annonce que vous n'aviez pas avancer depuis tout ce temps dans vos recherche ?

C'était avec un grand sourire que Haine avait répondue, comme à son habitude. Un sourire gaie et chaleureux, celui d'un pantin.

Eh beh monsieur ne se refuse rien.

Darkane avait repris la parole, regardant les livres qui trônait dans la bibliothéque, prenant un livre au hasard, "le crime des roses". Elle ouvrit une page d'un bouquin qu'elle referma aussitôt. Reposant le livre à sa place.

Cela faisait un moment qu'on ne s'était pas vus n'est-ce pas ? Haine avait une envie de vous revoir, et tenait à ce que l'on vienne ici. Vous inquiétez pas, y a qu'elle à qui vous aviez manquez.

Sourire sadique, montrant qu'elle était fiére, et très orgueilleuse. Elle s'était rapprochée de Hajek. Baissant sa tête pour faire un face à face, un peu trop rapprochée.
Ses deux longues méches touchaient le visage du jeune homme, ce qui devait le chatouille un peu.

Alors informateur ? Ca en est où de ton travail sur les pierres ? Tu as découvert quelques chose d'intéressant ?

Elle s'était relevée, pour s'intaller sur l'autre canapé libre, Haine s'était assise à côté regardant Hajek avec un visage neutre. Elle s'était assise poliment, prenant peu de place, comparée à sa soeur qui se mettait à l'aise en croisant les jambes. Tout les deux attendaient les réponses du jeune homme.

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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 15:27

Comme à chaque fois, l’élégante demoiselle brune et son sourire radieux avaient sus viser juste. Pourtant, elle n’était pas celle dont la réaction inquiétait le plus Hajek. D’un œil, il observa la seconde demoiselle qui vaquait entre les livres. Un point commun, songea-t-il. Aussi, lorsque ses doigts fins vinrent retirer un livre du rayonnage, l’informateur pencha la tête pour apercevoir le nom de l’ouvrage. « Le crime des roses ». Oubliant un instant la demoiselle à la chevelure de jais, Hajek se retourna vers la brunette à la langue acérée. La gratifiant d’un sourire nettement plus ironique, il se pencha vers elle – veillant à ne pas tomber de son canapé – lançant à son tour quelques mots dans cette langue que tous deux semblaient avoir accepté comme moyen de communication.

« Evite de me mettre dans l’embarras, veux-tu ? Pour une fois que ta sœur semble presque de bonne humeur, autant éviter de s’attirer ses foudres…

Ce fut cet instant que Darkane choisie pour délier ses lèvres, ses premiers mots claquant en l’air au grand désespoir d’Hajek. Encore une fois, il avait parlé trop vite. Se laissant choir dans le cuir mou, il écouta d’une oreille distraite les sarcasmes de Silke, jusqu’à ce qu’elle ne vienne se pencher au dessus de lui. Ses mèches venaient chatouiller ses joues, dansant sur sa peau de craie. Sitôt fut-elle partie qu’Hajek se redressa, déposant son livre sur la table basse qui séparait les deux divans. Haussant les épaules, il fit quelques pas dans la pièce, s’approchant de son bureau d’une démarche lente et posée.

« Je suis moi aussi ravi de te revoir, Silke ! Tu es radieuse aujourd’hui ! … Enfin… Un peu plus que d’habitude.

Fouillant dans la paperasse empilée plus tôt, les mains d’Hajek se glissèrent entre feuilles blanches et pochettes plastifiées. Quelques instants plus tard, il en extirpa triomphalement un petit dossier, laissant la pile en désordre étendue sur son bureau pour se diriger aussi sec vers le canapé où les deux demoiselles se tenaient. Reprenant sa place, il fit glisser le dossier à la concernée, la laissant découvrir des feuilles récemment tirées, chacune recensant l’une des sept pierres, ses effets supposés, et les caractéristiques dont il avait jugé bon de l’informer.

« J’ai pensé que ça te serait utile, si jamais tu devais te frotter au porteur de l’une des pierres. Ces cailloux ne sont pas à prendre à la légère, si tu veux mon avis.

Sa voix retomba, plus calme et sérieuse. Il s’agissait des mêmes données qu’il avait pu extorquer à l’Ombre, bien des années plus tôt. Ajouté à cela ses propres recherches et spéculations. Un travail conséquent, qui pourrait sans douter éviter bien des mauvaises surprises. Il avait aussi jugé bon d’ajouter à cela la pierre de Jade, récemment détruite. Car si la pierre n’existait plus, restait une information qui pouvait intéresser la jeune femme. Ses taupes dans l’armée lui avait certifiées que l’explosion était due à un tir qui aurait dû être mortel. Sur la personne de Graechen Doe. Et si l’obtention de cette pierre lui était encore inconnue, il ne doutait pas que cela ait motivé cette chère leadeuse à courir après les six cailloux restants.

« Pour ce qui est de la localisation… Ca risque d’être plus compliqué. Pas la moindre rumeur à exploiter. Il va falloir plus de temps avant que je ne puisse te livrer une piste sérieuse…

Se laissant tomber dans le canapé, visiblement chagriné par ce manque d’informations, le mutisme d’Hajek finit par se rompre lorsqu’il se redressa, posant tout d’abord son regard sur Haine. Ses lèvres s’entrouvrirent, mais il se ravisa très vite. Pivotant légèrement pour désigner Silke de son index levé, il laissa cette fois ci ses lèvres se délier pour accomplir ses devoirs d’hôte.

« Tu veux peut-être boire quelque chose ?

Sa joue fraichement guérie n’avait guère envie de goûter une nouvelle fois à un thé bouillant, aussi préféra-t-il ne pas tenter une nouvelle fois le diable.
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Asami Kinosuki
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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 16:12

Tout en prenant les fiches, Darkane avait une oreille peu attentive à la conversation. Ecoutant peu ce que disait Hajek. Ce fut Haine qui le fit à sa place.
D'un oeil distrait, elle avait regardée tout les fiches, regardant le nom des pierres, un à une, quand elle eut finis de voir ce petit détail elle se mit à lire, chaque fiches, plongée dans son monde de lecture.
Haine voyant qu'il serait impossible de l'extaire de ses fiches, sous peine de s'attire sa colère, décida de répondre pour les deux.

Je pense que de l'eau devrait suffir pour elle, pour moi si ça vous dérange pas je voudrais bien un chocolat.

Darkane se laissait envoûter par la lecture de ses pierres. Elle s'attendait pas à tant de chose sur ça. Des pouvoirs qui parfois était positif mais aussi négatif, cela dépendait de la pierre. Son regard se rendait maintenant sur la lecture de la pierre de jade. La surprise du porteur la fit lever d'un bond.

Je crois que je commence à comprendre maintenant.

Son regard fixé Hajek, elle semblait pour une fois soucieuse comme si elle réfléchissait à ce qu'elle en pensait.
Elle s'était maintenant tournée sur Haine, qui avait compris ce qu'elle voulait. Ses deux devinrent rouges dans le fond des yeux.

Dis-moi, tu pense que cette graëchen et grancheer sont...jumelles ?

Si on compare avec le lien des jumeaux. Non, je pense que tu l'a compris de toi-même.

Donc si je compare ce qui est écrit. Dans la pierre de jade...Y a un esprit, mais cette pierre maintenant est détruite n'est-ce pas ?

Oui. Tu commence à comprendre.

...Je vois.


S'exprimer en allemand devant une personne étrangère à la langue était pas vraiment polie, et Darkane s'en moquait. Ce qu'elle savait pas, c'est qu'il devait avoir compris les dires des deux personnes.
Les fiches retrouvèrent le contact de la table, La femme ténébreuse s'était relevée pour aller vers la baie vitrée. La vue était sublime, avec ça ce cher Hajek devait se sentir roi de la ville.

Impressionnant, je ne m'attendais pas à ça de ses pierres...

Elle s'était retournée vers Hajek, son n'oeil rouge, le fixant comme une peinture de bon goût.

Tu nous en apprend pas mal. Pour le moment la collaboration avec toi à l'air de bien se passer. J'espére néanmois que tu me trouvera les localisations de ses pierres. Personnellement, oui, elles sont intéressantes, mais aussi dangereuse. Je me risquerais pas à les pourchassers. Je n'ai que faire de ses pierres imparfaites.

Comme on pouvait l'entendre, les pierres intéressait guéres Darkane. Du moins pour le moment, elle n'aimait d'ailleurs pas trop ça, plus elle avançait, plus elle se posait des questions. Pourquoi vouloir ses pierres ? Pour le pouvoir ? Pour les anéantirs ? Des questions qu'elle poserait surêment à cette Graëchen Doe qui était bien mystérieuse. Sept pierres, dont une brisée, ce qui sauva cette dame, mais aussi ce qui avait fait sortir l'esprit de la pierre. Que ce passera t-il avec les autres pierres si elles étaient détruites. Un frisson avait parcourus Darkane, essayant de la cacher. Trop de question en tête, et maintenant peut-être qu'elle en savait trop, il était trop tard et de toute façon, elle ne retournerait pas en arrière.

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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 17:43

La casserole chauffait doucement sous le regard d’Hajek, qui avait gagné la cuisine alors que les deux demoiselles discutaient. Affairé à préparer un chocolat « traditionnel », ses pensées vaquaient bien au-delà du mélange qui chauffait, songeant aux paroles qu’il avait pu entendre depuis les fourneaux. Graëchen et Grancheer… Encore un des mystères de l’Ombre dont il n’avait pu avoir écho. Un sourire fugitif passa sur ses lèvres, pour s’en défaire aussitôt. Hypothèses et conclusions se mêlaient dans son esprit, tant et si bien qu’il finit par chasser toutes ces pensées frivoles pour se concentrer sur le chocolat, maintenant prêt. S’emparant d’un mug qu’il remplit du liquide brun encore chaud, Hajek consentit à servir le verre d’eau qu’on lui avait demandé avant de regagner le salon, déposant les deux boissons sur les dessous de verres ornant la table. Se redressant finalement pour mieux se tourner vers Darkane, il découvrit non sans un sourire qu’elle avait gagnée la baie vitrée. Sous la lumière de ce ciel gris, elle aurait presque pu sembler normale. Munie de ses deux mains – aussi illusoires soient-elles – d’une coiffure soignée, et d’accessoires bien plus courant en Heaven que ne l’était son haut manteau de ténèbres. Elle aurait pu être une femme comme une autre, si l’on oubliait son œil dissimulé, son éternel sourire de glace, et son regard flamboyant de malice.

« Très bien… Tu n’y toucheras donc pas… Et que comptes-tu faire, dans ce cas ?

Un instant, son regard se fit perçant, tel un oiseau de proie qui aurait après une longue attente repéré l’objet de sa convoitise. Il était devenu un prédateur silencieux, à l’affut d’un détail, d’une facette qu’il n’avait pas encore pu voir. Comme s’il ne se contentait plus du laissé paraître, bien trop désireux de découvrir les ambitions, les idées confuses que renfermaient cet esprit à qui il avait juré une ferme alliance. Engagement qu’il comptait respecter, ou du moins, tant qu’il n’aurait pas à s’en plaindre. Alors qu’il s’avança peu à peu vers la baie vitré, ce fut à son tour de s’approcher d’elle. Excessivement. Non plus pour intimider, mais pour palper l’essence originelle de la folie qui animait Darkane, des objectifs inavouables qui étaient enterrés au plus profond de son cœur. Car bien qu’il soit un homme fiable et compétent, la folie hantait depuis bien trop longtemps le corps meurtri par les années d’Hajek. Nombre de ses « associés », l’avaient bien vite oublié. Aussi, d’un geste spontané et trop sûr de lui, il s’empara d’une des mèches qu’elle avait laissé tomber sur lui. Deux insatiables carnivores, dont l’effroyable entente était aussi prometteuse qu’explosive. Si chacun pouvait y trouver son compte, tous deux savaient cependant que l’autre ne se soumettrait pas comme chacun l’aurait souhaité.

« Comptes-tu laisser ces pierres dormir sagement en Heaven et continuer d’avancer sans l’espoir d’un jour quitter cette sinistre ville ? Ou préfères-tu offrir à ta chère patronne et ses chiens boiteux tout le loisir de mettre la main sur ces joyaux ?

Il lâcha d’un geste les cheveux d’ébène qu’il avait saisit, se reculant d’un mouvement brusque et sec. En quelques pas, il rejoignit la fenêtre qui donnait sur la ville.

« Mieux encore… Si l’armée venait à guider ne serait-ce qu’une pierre hors d’Heaven, qui sait ce qui arrivera ? Mais… Si jamais la malédiction qui nous piège perdure, alors jamais nous ne pourrons jamais quitter la ville. Ils nous laisseront mourir la gueule ouverte, attendant que le peuple divisé ne sombre dans une guerre civile, envoyant un petit groupe de soldat éradiquer les survivants.

Ses doigts quittèrent finalement les carreaux glacés, et Hajek finit par hausser les épaules. Sa voix n’avait laissé transparaître ni reproche, ni amusement. Au final, sa neutralité était restée intacte, visiblement lui-même insensible au sujet. Rien ne l’attendait hors des murs infranchissables d’Heaven. Aussi, le sort des pierres ne lui importait pas. Rien en lui ne souhaitait fuir cette luxueuse prison.

« Que cherches-tu a obtenir, si même ses pierres ne suscitent pas ta convoitise ? A présent que nous sommes associés, ne suis-je pas en droit d’en savoir plus, Silke ?

Sans plus de manières, il prit place sur le fauteuil juché derrière son bureau. En savoir plus sur elle. N’était-ce pas la raison même qui avait été à l’origine de leur accord ? Par égarement, la main d’Hajek se perdit sur un jeu de carte laissé à l’abandon. La dame de pique. Il n’avait pas besoin de tirer une carte pour en être convaincu. Dame chance serait avec lui. Comme elle l’était toujours, depuis le jour où il avait forcé le destin.

« Si l’Ombre n’agit pas, ce n’est qu’une question de temps avant que les résistants – les « occultes » – et les soldats ne s’allient pour détruire leur ennemi commun devenu bien trop puissant pour eux. Tu n’aurais que peu d’intérêt à exercer ton influence sur un groupe en plein déclin, je me trompe ?

Une nouvelle fois, il planta son regard dans le sien. Froid, tranchant et avide. Il attendait, comme un prince sur son trône de velours. Il attendait de découvrir le vrai visage de celle qui avait accepté de marcher à ses côtés. Un élément qui, à présent, lui semblait devenu indispensable.
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Asami Kinosuki
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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mer 1 Juin 2011 - 19:22

C'est dans un silence absolu que Darkane écoutait les dires d'Hajek. Elle était là assise par-terre. Les mains jointes et les coudes contre la table noire, ses jambes étaient croisées en dessus. Elle semblait comme réfléchir. Pour le moment elle ne savait pas trop elle même. Ses yeux se fermèrent, étant dans une méditation absolue.

Pour tout te dire, cette prison ne me dérange pas. Plus rien ne m'attends à l'extérieur. Rien.

Son corps se courba en arriére, laissant sa tête toucher le canapé, regardant le plafond comme si elle essayait de chercher une réponse à ses propres questions. C'était maintenant un vrais bordel pour tout le monde, et dans sa tête les réflexion se faisait de plus en plus dur. Que penser de tout ça ?

Je cherche maintenant à comprendre le pourquoi du comment. Savoir ce que cette Doe veux faire avec ses pierres, mais je peux pas le savoir tant que je peux pas la revoir, c'est à dire, tant que j'ai pas ses informations.

Au pire tu peux toujours aller la voir comme quoi ses informations sont au dessus de tes droits.

Tu t'entends parler Haine ?

Je pense qu'il vaut mieux que tu joue dans son sens...Il en vaudra mieux pour toi tu sais.

Ta gueule, les conseils de ce genre, tu peux t'en abstenir.

Pourtant...Petite humaine, tu as déjà était un toutou obéïssant, sans voix et sans propre choix.

Quand je te dis de te taire...


Quand elle était en colère son allemand était beaucoup plus fort et mieux dit. Sous le coup de la colère, Darkane avait pris le chocolat chaud de Haine et lui avait jeter à la figure, cette fois-ci Nosferatu recevait le châtiment qu'il avait infliger à Hajek y a un moment maintenant. A croire que c'était dans les gênes de ses deux là de toute envoyer dans la gueule quand elle était pas contente.
Haine était redevenue elle même, Nosferatu en profitait toujours pour partir au mauvais moment, elle était surprise d'avoir du liquide brûlant sur elle, mais ne fit rien. Elle se releva et se dirigea vers Hajek faisant une courbette vers celui-ci.

Excusez-moi, je vais nettoyer si vous voulez bien.

Sans demander son reste, ni à savoir ou était la cuisine, elle se dirigeait vers celle-ci comme si elle connaissait la maison par coeur.
Etant redevenus calme et laissant sa soeur nettoyer, Darkane reprit la conversation.

Quoiqu'il en soit, je pense que pierres ou pas, les soldats et autres viendront quand même casser la gueule à l'ombre, surtout s'ils ont un moment de faiblesse. En ce moment il pourrait en profiter je pense, mais c'est à eux de voir. Pour ma part, même avec une troupe de bras cassés. Je me débrouillerais comme il se doit.

Elle regardait toujours devant-elle, ne faisant plus gaffe à Hajek ou à Haine. Celle-ci d'ailleurs avait finis par nettoyer. Se présentant au milieu de la piéce, juste entre Hajek et Darkane.

Je pense qu'il ne faut pas toucher ses pierres. Les humains ne devrait même pas se penser juge de les obtenirs. Jouer avec les pouvoirs de ses pierres pourrait être fatale.

Son regard s'était tourné vers Hajek, comme si elle essayait de lire en lui. Ses yeux étaient totalement rouge, laissant entrevoir un instant dans ceux-ci une forme, un physique celui de Nosferatu. Tout en continuant son Discour, son regard fixait Hajek intensément.

Ses pierres sont les parties d'un grand démon, et elle cherche à posséder son porteur d'une maniére ou d'une autre, en apportant positive ou négative.

Il marqua une pause avant de reprendre en russe.

Tu devrais donc faire attention, mortel.

Il détâcha enfin son regard, signe qu'il avait finis de lire en lui comme dans un livre. Une autre parole sortit de ses lèvres avant de partir s'asseoir et redevenir Haine.

Il vaut mieux que personne ne mette la main dessus. Surtout pas de pauvre mortel comme vous êtes.

Puis plus rien, Haine paraissait soudainement fatiguée, comme si on lui avait bouffer une bonne partie de son énergie. Darkane était étonnée, elle ne s'attendait pas à ce que Nosferatu apparaisse comme ça aux yeux des deux. Habituellement, il ne montrait pas sa différence de voix, mais là elle était flagrante.
Son bras de ténébre soutenait sa tête, regardant Hajek avec son oeil visible. Que faire maintenant ?

Je pense que maintenant...Tout est dit ?

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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Dim 5 Juin 2011 - 22:10

Ce n’était plus l’étincelle vacillante qu’il avait aperçue au premier jour qui dansait des les yeux de Haine. Cette fois-ci, c’était un éclat écarlate et saisissant, qui ne fut pas sans susciter un bref frisson chez Hajek. Non pas un frisson de peur, comme certains l’auraient sans doute imaginé, mais un tremblement fugitif dû au passé aux milles visages que revenaient hanter son esprit. Cette lueur pourpre, il ne la connaissait que trop bien. Elle-même qui, deux ans plus tôt, avait fait gerber en lui les semences de la folie. La lumière flamboyante du Démon. Une perle pourpre qui l’avait fasciné, tant et si bien qu’un besoin irrépressible de s’en emparé l’avait submergé. Et il l’avait fait. Au mépris de son existence, il s’était emparé du Rubis. Pourtant, la soif de pouvoir n’était pas son but. Les sombres volutes du destin s’élevaient en son cœur, indépendante de sa volonté, le guidant vers le chemin de l’âme séduite par la malice à son état le plus primaire, telles des ombres dansantes le poussant jusqu’aux ténèbres originelles. Le lourd tribut de celui qui n’a approché que de trop près le monde des damnés, songea-t-il silencieusement. Tout du moins, c’était là l’interprétation qu’il s’en était fait. Et maintenant, il devait affronter les fruits de son impalpable existence. Fermant les yeux, il resta quelques instants songeurs. Il ne pouvait plus faire marche arrière. Les rouages du temps étaient en place, et personne ne semblait en mesure de les arrêter. Il finit par hausser les épaules, lâchant une réponse – bien que futile – à la mise en garde que l’on venait de lui faire.

« Je suis ravi que tu t’inquiètes pour moi, mais ne place pas trop d’espoir en ma petite personne. Ton troisième œil devrait te permettre de savoir qu’il est déjà trop tard pour moi, n’est-ce pas ?

Sans doute parlait-il dans le vide. En réalité, il n’en avait cure. Trop de d’éléments se bousculaient, sans qu’il n’y trouve les réponses qu’il cherchait. Ce démon. Qu’apporterait-il s’il venait à être… Délivré ? Ou mieux, si la volonté des âmes damnées d’Heaven venait à se mutiner contre sa suprématie, oubliant l’origine même de ces terres corrompues ? De leur infime rang en ce bas monde, ils n’étaient que des pions titillant l’oreille d’un géant… Mais si cette créature avait le pouvoir qu’il cherchait, la fuite était-elle la meilleure solution ? Réveiller les entrailles de cette terre condamnée pour mieux se placer dans l’œil d’un impitoyable cyclone… N’était-ce pas là un projet digne d’éloge ?

« Crois-tu à la rédemption, Silke ?

Au fil de ses pensées, il s’était peu à peu détourné du fauteuil d’où il tissait sa toile, gagnant la bibliothèque la plus reculée dans sa tanière. Alors que ses lèvres déclamaient avec une lenteur exubérante ces quelques mots, ses longs doigts d’argents s’étaient dépliés pour aller s’enlacer autour d’un crâne, dans lequel une petite bougie éclairait les rayonnages de cuir. Soutenant l’objet d’une main, son index en effleurant avec tendresse la surface, son regard captivé par les cavités osseuses où la flamme vacillante dansait. Sans autre explication, il vint frotter sa joue contre le front perforé, dont la pâleur faisait parfaite illusion. Plus que l’horreur de la scène, la vérité en était frappante. Car venant d’un homme comme Hajek Alinovitch, l’authenticité du crâne était tout à fait plausible.

« Un moyen de racheter ses fautes, pour le salut de son âme… La paix éternelle. Le dernier repos. Ou du moins, quelque chose pour rendre la mort plus douce.

Il souffla brusquement la bougie, plongeant l’os vide dans la réalité du néant. Hajek ne cilla pas, observant sous un nouveau jour ce fragment d’humanité brisé, mue par un silence qui jamais ne se verrait de fin. Aussitôt lassé, l’informateur réputé – pareil à un enfant – déposa la loque creuse sur un coin de son bureau. Dans l’attente d’une flamme hésitante, pour venir le raviver de sa trop paisible mort. S’approchant du canapé où reposait la sombre princesse, il désigna du menton le livre posé sur la table.

« Toutes les croyances disent la même chose : seuls les plus justes et les plus braves atteindront un monde de pureté. Mais… J’ai toujours préféré l’idée de ne pas mourir, à celle d’une vie après le trépas. Certains disent qu’on a qu’une seule vie. Alors autant la préserver.

Il se laissa choir une fois ses lèvres closes, ses doigts tapotant sur le cuir du meuble. Puis, dans un bref soupire, il abandonna sa brève parenthèse pour désigner de sa main droite Haine, silencieuse sur le canapé opposé.

« La ‘bonne parole’ qui sort de la bouche de ta sœur a-t-elle un nom ? Auquel cas, je la nommerais avec plaisir.

Posant son index sur sa joue, une mine contrariée sur son visage, Hajek fixa quelques instants la jeune femme. Puis, visiblement décidé, il se releva d’un geste, mains jointes sur sa tête, elle-même dodelinant légèrement sur la gauche.

« Oh, aussi… J’aurais besoin que tu ailles… ‘Récupérer’, un colis pour moi. Du côté des quais, en faite. J’irais avec plaisir, mais… Je ne suis pas convaincu qu’on me rendra ma commande en toute simplicité, si je m’y présente en personne… Demande M. Johns. Le ‘marin’, à ses dires. Dit lui que tu viens de ma part, grogne un peu, et il devrait être parfaitement courtois. Un colis, juste un colis. Simple, pour de telles informations non ? Tu penses pouvoir te débrouiller ?

Un sourire, dépourvu de cynisme se dessina sur son visage. Il ne détourna pas son regard, visiblement déterminé à ne pas courber l’échine face à sa collaboratrice. Une tâche simple, certes, mais idéale pour vérifier la confiance qu’il pouvait placer en elle.
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Asami Kinosuki
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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mar 7 Juin 2011 - 13:47

La redemption ? Le râchat de ses fautes ? Une mort plus douce ? Un salut et une paix ? Darkane connaisait ça. La mort. Cette chose qui vous brûle de l'intérieur, qui vous consomme pour vous faire disparaître. Emportant vos rêves et vos espoirs. Oui, elle ne connaissait que trop bien. Ce sentiment d'impuissance, de demander grâce, de vouloir encore vivre sa misérable petite vie. Elle ne l'avait que trop bien payée, perdant oeil, bras, et la liberté qu'elle attendait tant. Enchaînée à un démon ou il était maître de sa vie, de son âme, mais qu'elle contrôlait grâce à un dons du sang.
Enchaînée à jamais, sachant que son âme ne trouverais jamais la paix, étant offerte comme celle de sa soeur et de ses deux compères. Quatres âmes pour un démons forace, dont deux encore vivante, bien que l'autre se faisait consumer de plus en plus. Bien ça serait son tour.
Un rire sortit d'elle. Un rire plutôt sadique, moqueur, comme-ci elle ne pouvait pas se retenir, comme si les paroles d'Hajek était hilarante. Comme si...La triste réalitée lui faisait face encore une fois.

Le monde de pureté m'est fermée alors. Je suis souillée jusqu'à la moëlle.

Elle se leva, regardant Hajek tout en s'approchant de lui. Quand elle fut à sa hauteur, elle lui tourna autour. Comme un vautour avant de vérifiée que sa proie était bien putride avec l'odeur de la mort.

Vous êtes croyant ? Je ne crois en rien. Je ne peux pas le savoir si on a une vie après la mort, mais la mort elle est bien existante. Elle condamne, enléve toute humanitée avant de consommer notre corps pour le réduire à néant. Elle garde que notre âme et encore ci celle-ci lui plait.
Je ne pense pas qu'il exite une mort douce, à part celle de s'endormir dans un profond sommeil peut-être.


Elle touna le dos, s'approchant de Haine. Elle s'installa à côté d'elle pour poser ses mains sur ses épaules et sa tête dans le creu de sa nuque. Un sourire moqueur dessinée sur ses lèvres.

Elle s'appelle Haine pourquoi ? Tu ne le savais pas depuis le temps ? Si tu tiens tant à le savoir. Demande lui. Force le à apparaître si tu en es aussi sur.

Provocante, et arrogante, c'était la le mauvais caractère de Silke. Comme si le sujet de la rédemption l'avait un peu énervée. Laissant les deux compères. Elle se dirigea vers la sortie. Regardant Haine avant d'ouvrir la porte.

Reste ici, je n'ai nullement besoin de toi. Je pense que ça sera pas long.

Elle n'avait pas répondu à Hajek, pensant que les réaction serait plus répondant que les réponses. Elle allait donc se diriger là, ou il lui avait demandée Hajek. Habituellement elle se serait énervée et aurait envoyée Haine faire cette besogne, mais apparement aujourd'hui elle semblait d'humeur, comme pour fuir quelques choses. Il était évident que c'était pour la tester, et il fallait sans dire que Darkane avait horreur de ça. En même temps, il fallait faire les preuves de la confiance qui se devait d'être donnée.

Merde.

Sa main d'armure venait de cogner dans la vitre de la porte d'entrée. Autant dire qu'elle n'avait eu aucun dégat apparent. Elle releva trés vite la manche de son pull pour voir l'état de son bras. Aucune trace de fissure, rien, elle avait eu de la chance. Son bras était devenus de plus en plus fragile, s'il arrivait malheur, elle savait ce que ça signifierait.
Sans attendre, ni s'attarder, elle remit son pull et pris la direction de la sorti, laissant les bouts de verre parterre.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------




Haine avait regardée sa soeur partir sans rien dire. Son air étant devenue un peu triste qu'à son habitude. Elle s'était tournée vers Hajek, le regardant droit dans les yeux.

Il vaut mieux ne pas connaître la mort vous savez.

Un sourire triste et froid, celui de la peine du souvenir. Le souvenir de sa mort était imprimée dans l'esprit de Haine. Savant que elle aussi n'en aurait plus pour longtemps. Sa deuxiéme mort. Bien qu'on pouvait dire qu'elle l'était déjà morte.
Elle leva se mettant devant Hajek. Prenant ses mains qu'elle avait soyeusement placée à l'endroit du coeur. Celui-ci pouvait sentir à son étonnement deux sortes de battement. Un qui était fort et régulier et un qui battait comme il le pouvait, faiblement essayant de se faire plus rapide que le premier. Le coeur de Nosferatu et le coeur de Haine. Voila ce qu'il pouvait sentir.
Elle lâcha ses mains. Souriant normalement cette fois-ci.

Nosferatu. C'est son nom. Je sais qu'il ne viendra pas se présenter à vous. Alors je le fais.

Elle retourna s'installer sur le canapé. Avant de continuer.

C'est un démon... Il habite en moi.

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Le port était assez loin de là, mais elle était arrivée sur les quais, là ou avait lieu la livraison du colis.
Le temps commençait à changer. Se transformant en nuage gris qui contenait ses gouttes de pluie.
L'ombre noire, se déplaçait sur les quais à la recherche de celui ou ce fameux Johns trônait.
Cette fois-ci elle était seule et ne pouvait compter que sur elle-même.
Il vit des matelos, du moins des espéces de marin au lieu. Elle s'était approchée pour mieux voir. Avant de tenter le coup.

Je cherche M john soit disant "le marin" Il est ici ?

Les bras croisées elle attendait la réponse. En prenant soin de lancer un regard glaciale sur les hommes du quais.

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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mar 7 Juin 2011 - 20:02

Les mains de Haine étaient froides. Tout du moins, elles lui semblèrent glaciales, bien plus que ne l’avaient jamais été les siennes. Il savait que c’était là le fruit de son imagination, et pourtant, il ne parvenait pas à extraire cette idée folle de son esprit. Aussi, Hajek fut saisit d’un léger sursaut lorsque sa main découvrit la chaleur du corps de Haine, sous le tissu qui emmitouflait son corps. Puis, il put le sentir. Ce battement. Double et irrégulier, clairement scindé en deux entités distinctes. L’une se mourant, l’autre perdurant à ses dépends. Un battement bref, presque fugace du cœur dévasté de Haine. Ainsi était le châtiment qu’importait de voir naître en son sein un démon. Une mort lente, qui la priverait de son âme. Car il n’était pas dupe : la vivacité des paroles de Silke avait trahit sa propre expérience. Des âmes offertes au démon. Nosferatu… Une créature dont le nom n’était pas sans évoquer bien des légendes.

« Condamnées, n’est-ce pas… Une destinée trop noire pour un zeste de pouvoir. Certains disent que l’âme est le plus précieux des biens. D’autres préfèrent la vendre au diable.

D’un regard bien plus vrai qu’à son habitude, Hajek dévisagea un instant la demoiselle assise dans son canapé. Une épée de Damoclès, un requiem sinistre dont la fin semblait inéluctable. Vivre bien que condamné. Cette notion lui échappait cruellement. Aussi, sans plus de cérémonie, Hajek se retira-t-il pour gagner la cuisine, préparant un nouveau chocolat chaud, à présent toute menace écartée. Il ne fallut guère plus de dix minutes pour qu’il ne revienne déposer le mug chaud sur la table, face à Haine. Puis, il prit à son tour place dans le second canapé.

« Qu’est-il arrivé ?

* * *

La voix de Darkane raisonna longuement sur les quais, laissant planer derrière elle un silence de mort parmi les hommes qui s’afféraient. Cela faisait maintenant près de deux heures qu’ils suaient sang et larmes pour acheminer leur cargaison dans les vieux quais désaffectés. Car si le port était de nos jours dépourvu du moindre navire, les entrepôts, eux, faisaient partit intégrante du marché noir de là ville, servant à stocker récent arrivage, et autres nouveautés arrivées mystérieusement en ville. C’était la raison pour laquelle ils avaient attendus que la nuit et le temps s’annoncent pour leur prêter main forte, avant de démarrer leur ouvrage. A présent, c’était près de huit paires d’yeux qui étaient braqués sur elle. Des yeux fourbes pour les uns, fatigués pour d’autres. Discrètement, certains au fond échangeaient entre eux des petits sourires. S’il n’y avait plus de marins à Heaven, ceux là en avait du moins l’allure. Muscles saillants, visages écorchés, ils tenaient plus des pirates boiteux que des valeureux corsaires que nous rapportent les histoires. Puis, après quelques instants à l’observer d’un visage hagard, un des matelots s’avança vers la demoiselle fraichement arrivée. La regardant de la tête au pied, il finit par planter son regard vitreux dans le sien, éclatant d’un rire gras trahissant une haleine friande de rhum et de whisky. A quelques centimètres à peine de son visage, il ne prenait nullement la peine de lui épargner les relents de son palais repu, pas plus que les dents jaunies qui sertissaient sa mâchoire. A cette distance, il pouvait distinguer le joli petit minois de la fureteuse, son œil rouge, sa peau d’opale, ses longs cheveux d’ébène, et le bandeau qui faisait d’elle une partie intégrante du décor. Elle, elle ne pouvait y voir qu’un homme aigri par l’alcool, déformé par une longue balafre allant du menton à la pommette. Ses yeux gris n’avaient qu’un éclat pauvre et terne, et ses lèvres craquelées étaient encore imbibée d’une sueur chaude. Son crâne dégarnit laissait voir les restes d’une toison grisonnante, dont certaines rares mèches pouvaient encore se vanter de clairsemer son front gras. Un damoiseau que même la pire des sorcières aurait fuit sans quémander son reste. Sur ce quai brumeux, les contes de pirates semblaient à présent bien lointain.

« Un marin ? Eh, gamine, t’as remarqué où nous sommes ? Heaven ! Ca fait des années qu’on n’a pas pu quitter terre ferme. On est prisonnier de ce maudit bout de caillou, coupé du reste du monde. Alors des marins, on n’en trouve plus beaucoup, tu vois ?

Un rire parcouru la petite assemblée, coupé court par les beuglements brusques de l’hôte de la jeune femme. Tous se remirent aussitôt à leur labeur silencieux, laissant loisir au chanceux de profiter des distractions. De ce qu’en disaient les apparences, il devait être leur chef.

« A moins que tu viennes de la part du petit merdeux… Ce pisseux est venu, comme une fleur, demander au patron de trouver un truc que même le marché noir n’arrivait pas à lui fournir ! Comme ça, comme si, de nos jours, on pouvait encore lui dégoter des babioles à tour de bras ! Et le pire, c’est qu’il a convaincu le chef ! Personne ne sait comment il a réussi. Mais pire encore, le chef, lui, il a réussi à trouver ce qu’il cherchait ! Apparemment, il l’aurait fait passer par les frontières. Et ce fouteur de lui merde lui avait refilé une boîte, dont lui seul avait la clef. Et le patron est censé mettre le colis dedans, avant de lui faire livrer… Pour être sûr, qu’il a dit. Mon cul ! J’aimerais bien savoir ce que ce corsaire d’eau douce à diable pu promettre au patron…

Ses traits s’étaient tirés en une mine affreuse, qu’il semblait aborder lorsqu’il s’agissait de réfléchir. Puis, grommelant quelques jurons incompréhensibles, il n’attendit pas d’y être convier pour inciter la demoiselle à la suivre d’un geste de la main. Très vite, ils se faufilèrent entre plusieurs bâtiments en ruine, quittant les entrepôts de stockage pour gagner une partie isolée des docks. Là, ce fut un petit garage qui apparut entre les gouttelettes naissantes, la lumière vive d’une lampe émergeant d’entre les carreaux de verre. Pressant le pas, ils finirent par gagner ledit lieu, le guide improvisé de la visiteuse toquant à plusieurs reprises contre la lourde porte d’acier pour se faire entendre.

« Patron ! On vous demande.
« Quoi ? Qu’est-ce qu’un putain de rat puant veux foutre sous mon toit ? Qu’il crève soit la pluie, j’ai pas b’soin d’un putain de concierge pour me t’nir le crachoir !
« C’est que… On a d’mandé « Johns le Marin », chef…

Une chaise grinça à l’intérieur, et un choc sourd parvint aux oreilles des deux inopportuns. Puis, des pieds grattèrent le sol avec empressement pour venir les rejoindre, et la porte s’ouvrit dans un bruyant vacarme.

« Hajek mon ami, te voilà enfin ! Je suis vraiment ravi de te revoir, mon…

Sa voix mielleuse s’arrêta lorsqu’il aperçu la fine silhouette d’une jeune femme devant sa porte, et non celle de l’homme qu’il s’attendait à voir apparaître. Ses yeux d’azur s’animèrent d’une sombre lueur, et il transperça du regard son second, visiblement tenu pour responsable.

« Qu’est c'que ça veut dire ?
« Il vous avez dit qu’il enverrait un émissaire, patron…

Il l’observa un instant, les gouttes perlant le long de sa barbe blanche. Caressant sa chevelure poivre et sel sans la quitter du regard, il finit par grogner à son tour dans un espagnol peu correcte, l’invitant à le rejoindre à l’intérieur.

Lorsque la porte se referma, le petit hangar s’avéra plus grand qu’il n’y paraissait. Au cœur même d’une première vaste salle, c’était un bateau entier qui s’étendait, brandissant sa proue flamboyante à qui oserait la défier. Ses voiles de feu repliées, coque fraichement astiquée, il semblait comme un aigle majestueux, prisonnier d’une cage improbable. Une hydre terrifiante, et pourtant incapable de faire trembler d’horreur les braves matelots. C’était là l’antre d’un homme de la mer, suffisamment fou pour reprendre l’histoire des conquérants des océans. Pire encore. Au vu des hommes à l’extérieur, il ne semblait pas seul.

« Perséphone ! Depuis que je suis bloqué ici, j’ai tout donné pour en faire le plus fier des bateaux du monde. Marier la technologie et les bons vieux vaisseaux dans un seul et même modèle… Ton p’tit copain là, Hajek. Il a montré beaucoup d’intérêt pour mon bijou, la dernière fois. Un peu trop, si tu veux mon avis.

Clopinant, il gagna finalement une porte menant à l’arrière salle, faisant geste à la fillette et son hôte d’attendre quelques instants dehors. Il fallut cinq bonnes minutes avant que la porte ne s’ouvre, dévoilant aux jeunes gens une pièce aux couleurs du métal, où trônait une table, quelques chaises, et de vastes plans qui jalonnaient le sol. Entre eux, quelques armes clairsemées dans la pièce. Le robuste gaillard prit finalement place, invitant ses convives à le rejoindre.

« Bon, je suppose que t’es là pour sa livraison, hein… Tout est là, siffla-t-il en désignant un coffre de métal ciselé sur un des bords de la table. Maintenant, plus important… Où est ma ‘récompense’, miss ?
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MessageSujet: Re: « Bien mal prend à celui qui fait attendre une femme.    Mar 7 Juin 2011 - 20:46

Devant les railleries de ses monsieurs, Darkane faisait silence. Non pas qu'elle était impressionnée, elle attendait juste le bon moment. L'homme à l'haleine de chacal, l'avait emmener dans le repair de son chef. Il n'y avait pas prêtée attention, elle s'en moquait royalement, comme toujours.
Quand elle entendit le patron changer de ton quand il crus que c'était Hajek, un sourire moqueur et sadique s'était dessiné sur son visage. Le changement d'humeur avait presque était "comique".
Le quais c'était vite changée en garage, elle écoutait à peine ce que le vieille homme lui disait, voulant en finir au plus vite.
Quand elle arriva devant le colis, celui-ci voulait une récompense, la récompense qui lui était du. Elle le regarda sérieusement, avant de lancer un sourire.

A votre avis, pourquoi Hajek m'aurait fait venir ici ?

Elle s'approcha du fameux Johns, tel une panthére qui se voulait gracieuse et ténébreuse. Souriant de plus en plus qu'elle s'approchait de l'homme. Elle approcha ses lèvres de son oreille pour murmurer sensuellement.

Je suis votre récompense. Ca ne vous plait pas ?

Elle s'éloigna, touchant la table avec un de ses doigts, comme si elle traçait le chemin qu'il devait suivre pour venir à elle. Quand elle se retourna, l'homme pouvait voir que son corps ne lui répondait plus. Enlacé par des liens des ténébres qui le maintenait aux jambes, aux bras et à la gorge. Son partenaire était lui aussi attaché par les liens de ténébres.

Vous pensiez réellement que même si j'étais votre récompense ? Que je me serait laisser faire par des bousseux dans votre genre ? Amateur.

Ils pouvaient sentir l'étreinte se ressérer à la gorge, essayant de les étouffer peu à peu.

Je pourrais vous arracher la vie si j'en avais envie, mais estimer vous chanceux. Je suis de bonne humeur. Je prend juste ce que j'ai à prendre.

Elle prit le coffret en métal et commença à se diriger vers la porte se retournant pour enlever les liens de ténébres. Elle voulait s'amuser, voir de quoi ses gars seraient capable. Elle se tourna vers eux avant de disparaître au pas de course.

A la prochaine les gars.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------





Haine avait regardée longuement sa tasse, se demandant si elle faisait bien de se confesser sur ses derniers souvenir avant sa mort. Elle avait confiance en Hajek, mais pensait aussi qu'il était trop tôt pour avouer tout ça. C'est en le regardant à son tour qu'elle voulait lui faire tenir une promesse.

N'en parlez à personne. Même pas à Darkane. Je veux que vous gardiez celà pour vous...Vous me le promettez ?

Elle attendit la réponse. Quand se fut fait, elle lança un sourire pour se donner un peu de courage. Elle essayait de se rappeller se fameux savoir. La ou tout avait commencée.

J'étais partie à Heaven avec ma soeur et deux de nos amis. On avait mit du temps à arriver ici. On y est arrivées que le soir. Silke et moi on avait attendus nos amis qui avait fait un grand feu. Aprés je me rappelle plus trés bien. Je pense...Que j'ai pris un coup sur la tête, mais j'entendais. Il voulait faire de moi un receptacle pour un démon et...

Elle s'était arrêtée, se demandant si elle faisait bien de continuer. Nosferatu n'était pas réapparus. Elle décida donc de continuer.

Et ils offrirent Silke en offrande pour le démon...J'avais entendus ses cris. Je l'a pensais morte. Aprés je sais plus j'ai perdue connaissance pendant 2 semaines. Je ne sais pas ce qu'il s'était passée, quand je suis revenue à moi. J'étais dans une chambre d'hotel et Silke était à côté. Son corps avait changée, elle semblait...Être morte sans l'être. C'était bizarre. Peut de temps après, je me sentais faible, et je sentais une présence en moi. Silke m'avait tout expliquée. Je n'avais pas tout compris, mais je sais que je suis condamnée. En fait...Je devrais déjà ne plus exister...

Elle lança un sourire à Hajek, comme pour rassurer, pour dire que tout ça maintenant "ce n'était rien".

Le bras squelletique de Darkane et une sorte de liaison avec Nosferatu et...

Elle s'était arrêtée. Une violente douleur lui était parvenue à la tête. Nosferatu avait trouvée que maintenant, elle allait trop loin. Qu'il était temps maintenant qu'elle se taise. Les yeux de Haine étaient devenus rouge assez vite. La jeune femme n'avait plus la force de se battre contre une présence aussi fort.

L'histoire vous à plut humain ? Fin de ce chapitre, désolée d'intervenir pendant ce moment si émouvant.

La demoiselle possédée s'était réenfoncée dans le canapé. Les mains croisée comme pour montrer qu'il était là. Prenant le totale contrôler sur Haine.

Des questions à poser ? Je t'écoute. Et pendant qu'on y est. Si on parlait de ta fabuleuse pierre maudite ?

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