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 [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]

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Vostok Muir
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MessageSujet: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mar 15 Fév 2011 - 11:46




Un fin grésil commence à tomber sur les toits givrés de la ville assoupie le nez dans son foie gras. Des congères de neige abandonnées dans les coins, le pavé mouillé et des flaques encroûtées d'une glace fine et glissante... Une botte fendille justement l'une d'entre elle, sans visiblement se soucier des projections de boue sale que ça occasionne. Sa consoeur la rejoint, s'immobilise un bref instant et s'en va racler le pavé un peu plus loin.

On perçoit le tintement discret de boucles métalliques. Une respiration fauve. Le crissement très particulier du cuir. Et en arrière plan, une mélodie étouffée, quelconque ode festive dédiée au barbu ventripotent propagateur de cadeaux. Une contamination mièvre.
La silhouette qui se découpe brièvement dans le halo maladif d'un lampadaire tiendrait elle, plus du père fouettard. Maigre, assez grand, menaçant pour un rien, joueur pour le tout. Plus émacié que Don Quichotte, plus mortel que Robert, le pneu tueur.

Le démon, enrobé dans un vieil imper noué à la taille, trace sa voie le long des quais. Il recherche quelque chose. Ou plutôt quelqu'un. Ses pas résonnent contre les façades des habitations tassées de l'autre côté de la rue. Il ne se soucie pas trop d'être vu ou non. Le pire qui puisse arriver, c'est lui.
Enveloppé dans ce manteau qui faisait führer dans les années 40, il n'irait pas jusqu'à dire qu'il est invisible, mais c'est au moins un plaisir de savoir qu'il n'aura pas à se dérouiller la cage thoracique.

Vostok n'aime pas tellement l'eau. Ça encrasse les mécanismes, ça perturbe la conductivité… et ça fait gondoler les cheveux. Sa fière crinière qui détrempe son imper retombe en mèches molles comme des serpents luisants de chaque côté de ses épaules. Oh il a bien tenté le galure mais ça ne couvre pas tout. Nope, et ça l'irrite passablement de voir que cette saleté lui tombe dans les yeux.
Finalement, ce n'est pas dans son regard émaillé d'or et d'écarlate que tombe sa Dulcinée mais pratiquement sous la semelle crantée de sa botte gauche.

Il s'arrête juste avant de lui écraser les doigts –blocage de programmation sans doute-.

- Mmmh.

L'escogriffe se penche, et retourne la fille allongée en travers du quai. Sa poitrine se soulève encore légèrement. Mais les orteils bleuis, la respiration lente… endormie ou en hypothermie. En tout cas elle est trempée. Promise à une mort certaine dans les heures qui suivent.
Sans rien dire, il farfouille un instant sous son imper pour dégager une longueur impressionnante de métal qui claque lorsqu'il le dépose au sol, à côté de la Chef Incontestable de l'Ombre, l'organisation la plus meurtrière de Heaven.
Oui, cette chétive môme à peine sortie de l'adolescence est sans aucun doute la psychopathe la plus vicieuse et atteinte de la ville. En d'autres mots, l'ennemie numéro un. Et pour le moment, la terreur est juste en train de se peler les miches, de faire tranquillement sa sortie de la scène en crevant la gueule ouverte dans sur le trottoir.
Sifflotant, Vostok décroche une des sangles de son baudrier pour l'attacher au gros fusil d'assaut. Puis il retire son imperméable, redresse son chapeau mou d'un coup de pouce et, délicatement, la langue entre les lèvres, emballe Graëchen comme un reste de pizza dans de l'aluminium.
Ceci fait, il passe le Pancor en bandoulière et attrape sa patronne dans ses bras avec une douceur inaccoutumée. Puis il repart comme il est venu, trimballant son fardeau en porte-à-faux, contre le torse. Elle ne pèse pas lourd la grignette… pas étonnant qu'elle se soit tapée une crise d'hypoglycémie. Les humains ne devraient jamais partir la musette vide.

La balade dure un petit moment. Jusqu'à ce qu'il repère, toujours le long des quais, l'enseigne d'un bistro fermé pour la nuit. Un bref sourire se dessine sur le visage du démon. Adéquat. Y'aura sans doute de l'huile dans la réserve et du café dans le percolateur.

Quelques minutes plus tard, il couche une Graëchen grelottante sur une paire de table en formica regroupées à coup de pieds et se fraie un chemin dans les débris de la devanture pour aller chercher un peu de lumière.
Il reparaît encore un moment plus tard avec une ampoule nue qu'il tient simplement entre ses doigts… et qui brille ?! Certes faiblement et d'un éclat irrégulier mais elle s'allume. Sans rien, ni courant ni contact. La simple énergie qui crépite en permanence autour du démon suffit à l'alimenter succinctement.

L'effet de clair obscur obtenu est sans doute un peu déroutant… en tout cas, nettement plus artistique que d'allumer toutes les appliques du bar. Eh quoi ? On peut être un grand destructeur et aimer les touches de style non ?

Dans son autre main, la gauche, Vostok tient un gobelet fumant. Rien qu'à l'odeur, on sent qu'il n'y a pas que du café là dedans mais aussi une improbable un mélange aléatoire des bouteilles jetées pèle mêle sur le comptoir. Certaines se sont renversées dans la manoeuvre un peu brutale mais d'autres sont encore prêtes à servir leurs spiritueux râpeux.

Pour une fois silencieux dans ses sarcasmes, il tend la tasse à Graëchen de manière à ce que les effluves lui chatouillent les narines (probablement encombrées de morve).
Cette main sera peut-être la première chose qu'elle verra. Elle la reconnaîtra peut-être aussi… mais il est évidemment difficile d'identifier des morceaux de gens comme ça. Disons que ce n'est pas la première chose qu'on retient de quelqu'un. Surtout présenté comme ça, tâché de sang et de croûtes cicatrisées d'une façon qui échappe à la chirurgie moderne. Cela dit, il reste encore l'alliance à l'index. Une alliance personnelle sur laquelle les conjoints ont complicitement inscrits : Edgar et Lucie.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mar 15 Fév 2011 - 15:49

HRP : j'ai pas capté où est la main, alors tu me diras si je fais une erreur de description.

Je suis réveillée en sursaut par un odeur de... Non, j'abandonne sur cette description. Je sais juste que ça a été assez fort pour me faire sortir de mon sommeil. En fait, j'ai l'impression que quelqu'un m'a drogué, à plusieurs reprises, tout en me faisant ingurgiter une quantité indénombrable de verres de... Oh et puis zut... Et j'ai froid. Mes orteils me brûlent... J4ai l'impression que quelqu'un verse de l'acide dessus. Ca et cette odeur devant mes narines... Je me redresse, les yeux embués. Clignant plusieurs fois du regard, le filet poisseux qui les "recouvrait" s'estompe. Mon regard passe tour à tour de : ce verre amical, mais pourtant vicieux (je n'imagine même pas ce qu'on a bien pu mettre à l'intérieur...) ; puis je remonte le long du bras pour voir si ce verre est si amical que ça. Vostok Muir. Mais comment ce cinglé a-t-il pu me retrouver ? Et puis surtout... Pourquoi de l'aluminium ? Et pour couronner le tout, mon regard est attiré par un truc bizarre (mais venant de Vostok, je crois que plus rien ne me semblera jamais bizarre) posé un peu plus loin, en évidence, mais un peu plus loin : une... Une Main ?!

Alors si jusque là j'hésitais entre deux réactions : demander tout simplement où j'étais, ou alors me mettre à pleurer (et faire un câlin à Vostok ; sisi j'vous jure... ><)... Là se rajoutait un immense sentiment de dégoût, de fierté (vis-à-vis de Vostok), et une envie de vomir (saleté de verre). Décidant que ce qui devrait s'exprimer, s'exprimerait, j'ouvris la bouche...

- On dirait que j'ai gagné le gros lot...

???? Il n'y a pas de mot pour décrire mon incompréhension et ma surprise devant la phrase que je viens de prononcer, mais qu'en aucun cas je n'ai dite. Je n'ai pas voulu dire ça. Et tout de même, je ne suis pas droguée au point de ne plus contrôler mon langage... Non, c'est un peu comme si j'étais un ordinateur binaire... Et que tout d'un coup, au beau milieu des 1 et des 0 habituels, je voyais apparaître un maléfique 2... Erreur système veuillez redémarrer. Erreur fatale, redémarrage impossible. J'essaie désespérément de trouver une explication logique, nouvelle erreur de ma part... À Heaven, ne jamais chercher d'explication logique à un phénomène aussi... Dérisoire. Ca arrive de dire autre chose que ce qu'on souhaitait dire... Les philosophes ont même inventé un mot pour ça : un lapsus. Rien de quoi en faire tout un plat, si ?

Et bien si. Car même sérieusement groggy, je reste le cerveau machiavélique de l'Ombre... Et en tant que cerveau machiavélique de l'Ombre, j'agis comme tel. J'essaie de retrouver mon dernier souvenir avant de me réveiller en sursaut à cause de cette infâme odeur de... Mais à la fin, qu'est-ce que c'est que ce truc ? J'ai quitté le lycée, j'ai marché comme une débile dans la neige, pieds nus... C'est peu logique étant donné que je rationalise beaucoup de choses bizarres comme ça avant de les réaliser... Mais Edgar Allan m'avait mise hors de moi-même... C'était donc logique. Un peu. Et juste avant de perdre connaissance (sans raison ?) cette petite voix violette qui, je le sentais, allait me faire chier : "Coucou."

Comme si elle attendait que je fasse cet exercice mental pour retrouver mes esprits, le petite voix violette (qui non contente de se présenter semblait aussi avoir envie de me faire devenir folle) :

"T'aurais pu trouver mieux comme fiancé."

*concernant la légende :
si il y a un tiret, elle PARLE à haute voix
si il y a des guillemets, elle PENSE.
C'est la même règle que pour Zetch et Sick.

Ma réaction à ce reproche à peine dissimulé ? Quelque chose à mi-chemin entre la crise cardiaque et l'étouffement. Vostok...? Mon fiancé ? Mh... Pourquoi pas. à vrai dire je me demande bien comment réagirait Melicerte si elle entendait ça... Elle se tirerait une balle, probablement. Si elle avait craqué pour un gamin et Vostok, je n'imaginais même pas comment elle réagirait si elle apprenait que j'allais me marier avec Vostok... M'enfin, cette pensée me faisait quand même un frisson dans le dos... Mais s'il n'y avait que ça pour faire plaisir à la petite voix violette, et si ça pouvait me permettre de récupérer le contrôle de mon bras pour boire cette mixture douteuse, tant mieux. Toutefois, il n'y avait pas que ça pour faire plaisir à la petite voix violette, qui, sous-estimant probablement la gravité de mon état (jambes glacées...) fit un bond pour se lever... Et bien sûr, c'est moi qui ai eu mal...

Vous n'imaginez pas mon exaspération : sur les quelques centaines d'esprits chiants qui rôdaient à Heaven... J'allais devoir tomber sur exactement l'esprit chiant comme moi ! Un tyran tyrannisé... C'était frustrant comme situation... Assez pour me redonner le coup de peps que je cherchais en allant me jeter à la mer un peu plus tôt... Elle me tyrannisait, et bien ce serait mon tour.

"Et toi, t'es un peu cruche de faire bouger un être humain qui a les jambes ankylosées."

Chipie One : 1
Chipie Two : 1

Et le compte ne fait que commencer.

" Alors tu me rends mon bras, et tu me laisses boire ce truc visqueux..."

Je me suis relevée comme je pouvais pour chopper le verre. Pourquoi il fallait que ça m'arrive devant un membre de l'Ombre ? Hein ? Encore que la présence de l'emmerdeuse me pousserait probablement à changer... Ce qui n'était pas que un point positif. J'ai bu une gorgée... Longue et douloureuse...

La main m'était complètement sortie de la tête...

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Jeu 17 Fév 2011 - 15:38

Dans l'éclairage sommaire de l'ampoule, la patronne a l'air sensiblement différente. Est-ce que c'est son grain de peau plus neigeux ou ses cheveux du même ton ? Difficile à dire pour un démon qui ne discerne que quatre couleurs dans le spectre.
Et pourtant, quelque chose a changé, Vostok le ressent du fond de ses tripes huileuses. Il le sent parce que contrairement à son habitude, il ne se met pas à siffloter ou à sourire. Il le sent parce qu'il n'a pas encore lâché la tasse qu'il tend à Graëchen.

Elle se lève. Il se penche.

C'est derrière ses paupières. Là tout près, comme une bête prête à surgir du fond de la nuit pour dévorer ses enfants. Comme un rat cousu dans un estomac qui jouerait des incisives pour sortir à l'air libre. Oooh oui c'est là. Ouvre les yeux, la Hurleuse et dévoile tes secrets.

Comme il ne lâche pas prise, elle ne peut pas récupérer le grog. C'est à dessein. Et lorsqu'enfin Graëchen relève le menton, il capte immédiatement. Les doigts d'Edgar se relâchent, il lui concède enfin le gobelet de mixture et rétracte son bras dans la pénombre. Finalement, après un mouvement de mèche assez sec, un trait de sourire se dessine sur ses lèvres gercées.

Le gros lot hein ? Oh oui, et même plus que ça. Le démon recule d'un pas et se frotte la nuque avec cette nouvelle main gauche. Graëchen a les yeux de la mort. Le regard de la tuerie. Les iris du carnage.

Rouge est la couleur royale. La couleur qui gicle en arabesques élégantes. La couleur première. Oui, la meilleure de toute, sans équivoque. Nette et pure. Celle qui aspire à se répandre dès qu'on perce l'enveloppe délicate d'une peau.
Oui.
Le chevelu se pince l'arête du nez puis rejette la tête en arrière comme pour humer une nouvelle atmosphère. L'ampoule qu'il tenait entre ses doigts claque par terre lorsqu'il la relâche.

Il n'y a pas besoin de ce genre d'onde n'est-ce pas ? Lui se contente facilement des lignes de conductivités. Contours dorés qui pulsent à rythme cardiaque sur l'arête de chaque matériau conducteur.

- Oh c'est toi, finit-il par dire d'une voix obscurément amusée.

Sa paume s'écrase sur le zinc. Il lui sert un rictus radioactif. Puis d'un bond agile, il passe de l'autre côté du comptoir et s'affaire à débrancher trucs et bidules pour faire on ne sait trop quoi sous le bar. Au milieu de ces grincements de bricolages, il hausse la tête par-dessus le rebord :

- Et si tout ça était prévu depuis le départ ? Songe à toute les crasses que tu aurais raté si tu n'étais pas v'nu ici maintenant. Seulement maintenant c'est bonnard. Est-ce qu'on fait mijoter une hégémonie ? Moi chuis toujours au jus quand il s'agit de craquer l'allumette dans la poudrière.

Ce verbiage parfaitement bordélique, seul un démon (et encore) pourrait le comprendre. Ce n'est donc pas à l'impératrice que Vostok s'adresse mais à quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre ?

- Alors… (un truc lourd cède bruyamment derrière le comptoir). Comment faut t'appeler maintenant ?
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Graëchen Doe
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 18 Fév 2011 - 15:59

HRP : j'adore : Vostok fait des phrases sans suite logique de mots, alors que toi... Tss... ><
Bon, c'est un peu court au niveau action... J'espère que ça te va, sinon, mail-moi.

Je regarde Vostok derrière le comptoir. Il est bizarre. Enfin... Aussi bizarre que d'habitude... Mais, je ne l'avais jamais vu, ni entendu parler tout seul. Bah, c'était comme ça. Tant qu'il continuait à plaquer au sol (ou contre les murs) les personnes susceptibles de me faire du mal, ou de me causer du tort, il pouvait même s'habiller en tutu rose et danser la Traviata... Comment ça, que ce serait une immonde faute de goût ? Huhu. D'ailleurs, en parlant de Traviata,... Les autres ? J'étais partie après avoir lancé les deux alphas à la tête d'Edgar Allan : ce sale petit virus ambulant qui ne se rendait compte de rien ; je plaignais sérieusement sa gamine... Elle finirait homosexuelle car Lucie devait lui apporter une figure paternelle plus crédible que ce qu'il faisait ; il écrivait comme une gonzesse, il s'habillait comme une gonzesse (quoi de plus ressemblant à une robe, qu'une ROBE-de-chambre ?), à coup sûr il mangeait bio et faisait du sport pour rester svelte... Ca ne m'étonnerait pas. Enfin... Quand j'étais partie, Vostok (Ah... Enfin un élément fiable... Complètement con, mais fiable...) l'avait collé au tapis et me tendait ses chaussons... "Le petit chausson de vair" ; encore une chaussure de gonzesse.

Melicerte, me semble-t-il, elle, était complètement aphone et perturbée. Compréhensif, certes. Compréhensif car la pauvre avait été maltraitée deux fois par Vostok (qui n'est décidément pas une lumière mais un tas de muscles et de... Et d'autres ustensiles étranges que je ne saurais décrire...) et qui venait de se séparer de son camp adoré pour se joindre à l'Ombre. Je comprenais qu'elle soit perturbée. En revanche, elle devrait apprendre TRES vite à se laisser un peu de côté et à penser uniquement à comment avoir TOUJOURS le dessus. Je lui apprendrais. Et elle me haïrait... Si ce n'était déjà fait.

La soldate que je venais de "recruter", oui cette soldate travestie dont je ne connaissais même pas le nom, elle, était en train de maltraiter Edmond. Je ne savais pas encore que faire d'elle. tout dépendrait de si elle se joignait réellement à moi, ou, si, en revanche, elle me trahissait. Je la ferais suivre quelques temps par Aloïs ou Edmond, ou Rika... Ou Vostok. Et en fonction du rapport qu'on me ferait (si j'envoyais Vostok, j'étais sûre de ne jamais retrouver de morceaux d'elle que greffés sur lui (et je n'imaginais ni quoi, ni où)...) je la tuerais, ou pas.

Edmond... Et bien Edmond, lui, il était au pays des Rêves... Ou de la Mort... Personne à ma connaissance n'ayant eu le courage (ou l'envie) de prendre son pouls.

Et Vostok... Ben, il martyrisait un peu tout le monde, et maintenant le voilà à farfouiller derrière ce comptoir, en me posant des questions que je ne comprenais pas... Ce n'était pas que mon intelligence supérieure en avait pris un coup, mais que définitivement, il ne savait pas aligner deux mots de français qui aillent entre eux...

- Alors… Comment faut t'appeler maintenant ? demanda-t-il intelligiblement.

- Comme avant...

* concernant la légende - le retour :
J'hésitais entre rajouter une troisième couleur de quand elles parlent toutes les deux, mais j'ai préféré ce système... Les deux parlent en même temps, cependant on note une prédominance de Graëchen sur "Avant" et une prédominance de Gancheer sur "Comme".

Ce n'était pas un mensonge, mais plutôt une re-formulation de la vérité. Cependant, si je voulais être crédible (à moins que ce ne soit le besoin de parler à propos de ce qui m'était arrivé, et de le comprendre) il fallait que j'en dise un peu plus. Et puis non... En fait : je l'avouais tout en partant à la pioche aux informations. C'était mieux.

- Ca se voit tant que ça ? demandais-je alors.

Je ressemblais plus à une gamine de quinze ans perdue (à genoux en train de pleurer - même si je ne pleurais pas - car perdue et abandonnée...) qu'à la grande dame tyrannique, machiavélique, intraitable... Que j'étais réellement.

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 18 Fév 2011 - 22:11

Si ça se voit ? Hé, pardi, des yeux qui écartèlent des nouveaux nés rien qu'en les dévisageant.

- Ah t'veux savoir ? Pas vraiment comme le nez au milieu de la figure… (Il sourit dans le noir) mais presque. Juste au dessus quoi.

Vostok éructe un juron de débardeur en hissant l'objet lourd qu'il vient de démonter sur ses cuisses. Puis d'une poussée supplémentaire, il monte le gros truc sur le comptoir. Un fût. Un fût rempli de bière pisseuse et aigre. Qu'est ce qu'il compte faire de ça ?

- Hé r'garde ça, pile poil la bonne courbure. Avec ça je me refais le coude à neuf.

Il se tapote le bras gauche. C'est maintenant l'heure de la quête des outils. Un truc pour couper, un truc pour scier, n'importe quoi du moment que ça fonctionne en faisant un foin de tous les diables.

Vostok Muir n'est pas au fait des pratiques de discrétions qui s'imposent quand on pénètre par effraction dans un bar. Mais s'il ne percute pas des trucs élémentaires, il percole en revanche.
Comme une cafetière oui. Il percole. Il fait transiter du liquide dans un amas de grains moulus pour en tirer un nectar concentré. Idéal pour les petites confidences au coin du feu. Et en quoi consiste ce jus de causette ?
Et bien par exemple : Il y a quelque chose de légèrement différent dans les intonations de la patronne. Oh trois fois rien, juste comme la première fièvre d'une contamination mortelle. Mais suffisamment pour qu'il comprenne que sa personnalité ne s'est pas totalement faite écraser. Elle est toujours là. Et l'autre aussi. Deux entités cohabitant dans un même corps. Cas assez fréquent dans cette ville pour faire hausser les épaules.
Mais ce n'est pas que ça. Il ne s'agit pas de l'esprit d'un mec à qui on passé un sabre en travers de la gorge il y a trois cent ans. Non. Là, c'est du lourd, du coriace, de l'étincelant. En un mot : du démoniaque.

N'est ce pas que la vie est faite de surprises ? Vostok s'en gondole d'avance. Et pendant qu'il bricole, il relance :

- Tu veux t'appeler comme avant… mmh, je vois. Le truc c'est que la dernière fois que je t'ai vue. T'avais pas le diable vissé au corps t'vois. Maintenant que tu le veuilles ou non… tu n'existes plus. Ou du moins ce n'est qu'une question de temps. A moins que tu parviennes à t'imposer mais… ho ho, ça serait fendard tiens.

Pas la peine de décrire ce sourire, il inclue toutes les dents, surtout les pointues. Interrompant quelques instants sa séance de maintenance improvisée, il saute à pieds joints sur le comptoir et s'accroupit, poings entre les jambes à la manière d'un batracien.

- Je me souviens quand j'étais mineur (sous entendre, "démon mineur") et que j'creusais dans les cercles extérieurs, on dégoisait pas mal sur la contamination finale. Celle qui doit nous l'offrir sur un plateau : cette dimension plein de corps à envahir, d'esprit à dévorer, de passions à dérober ! Et t'sais ce qui me fait marrer dans tout ça ? C'est l'acharnement des humains à accélérer les choses. Pactisez encore et encore, on ne demande que ça !

Il claque des mains et tire un paquet de cigarettes d'une de ses poches.

- Alors boss, qu'est ce que tu envisage maintenant ? T'as une frimousse qui te vaudrait une dégelée dans la rue. Pointe ton joli museau au grand jour et les potes de ta copine te truffent jusqu'au trognon.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Sam 19 Fév 2011 - 12:32

HRP : cherche pas, je crois que j'ai abandonné notre RP avec Meli-Sick...
T'as le droit de me foutre un coup de pied au cul pour la réponse... Sinon, je répondrais... Un autre jour.
Cette réponse est un peu courte, mais les gnomes sont arrivés, les parents veulent parler...
Mail-moi si jamais il faut modifier quelque chose.
Bon we.

Je suis partie pleurnicher dans un coin de ma tête, qui, avouons-le, n'était même plus à moi. "Fichue"... Vostok l'avait sous-entendu, j'étais "fichue". Mais ce n'était pas mon genre de me laisser abattre comme ça, par une petite voix violette et un dislexique notoire. Certes, j'avais un esprit de compétition et une rage d'être la première partout (ce qu'on pouvait facilement résumer par : "mégalomanie symptomatique"...), et certes, je n'allais pas me laisser faire par une saloperie violette. De toute façon, cette chose, quelle qu'elle soit, n'avait pas d'imagination, elle, puisqu'elle était à peu de choses près comme moi. J'avais peut-être une longueur d'avance.

Le truc bien, avec la possession, c'était qu'elle me contrôlait peut-être (et je n'avais pas dit mon dernier mot à ce sujet) mais que pendant qu'elle faisait joujou avec mes gambettes élancées* moi j'avais tout le loisir de regarder... Elle était comme moi, impulsive, avec un ego plus gros qu'elle... Ma décomposition fut de me rendre compte de deux choses : primo, si elle était comme moi, c'était qu'elle était quand même pas idiote. Et si elle n'était pas idiote, elle avait pris mon apparence mentale pour JUSTEMENT, me faire virer chèvre... Ou alors, ce n'était pas ça, mais j'étais déjà dingue. En tout cas, ça ne s'annonçait pas bien.

* concernant les gambettes élancées de la chef de l'Ombre :
J'avais juste envie de le rappeler... ><" Oui je pars me cacher.

Enfin bref : Vostok et la folle me minaient un peu le moral. J'aurais bien aimé un câlin, ou une marque d'affection quelconque de la part de quelqu'un... Mais vu les deux personnes avec moi, je préférais attendre un peu. Attendre, et trouver la faille de cette fille... Ce qui voulait dire : trouver ma propre faille... Comment pourrais-je trouver une faille en moi alors que depuis mon arrivée à Heaven, je faisais tout pour n'avoir AUCUNE faille. Je n'avais aucune attache, en dehors de ma famille, mais vu comme les aimais, ça ne comptait pas. Je n'avais aucun coup de retard sur mes ennemis. J'avais une organisation bien huilée. J'avais ma montre en état de marche.

* * *

Pendant que je cherchais ce que je pouvais faire contre elle, elle prit la parole :

- T'as l'air de t'y connaître... En possession.

J'aurais pu cracher mes tripes si elle avait dit ce qu'elle aurait voulu dire : "t'as l'air de t'y connaître... en possession. Mon grand." J'aurais pu cracher mes tripes parce que je ne voulais pas parler à un de mes hommes comme ça... Et encore moins le dislexique notoire, démoniaque, en kit suédois. À la rigueur, le pauvre Alexander Belmont (paix à son âme), qui était pas trop con, qui savait s'exprimer et qui n'était pas vilain... Mais à la rigueur, lui...

Elle fit une nouvelle tentative pour me mettre debout : succès. Le verre à la main, elle m'a fait boire une gorgée. Diagnostique : dégueulasse. Elle nous a rapprochées du comptoir et de Vostok... Je ne trouvais pas de faille à cette fille (mais ça ne saurait tarder)... Cependant, je venais de voir une faille à... Mais... Mes yeux se sont écarquillés. Mais je connais ce bras ! Celui de mon salaud de grand frère. Mais de comment...? Mais pourquoi !!!?


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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mer 23 Fév 2011 - 11:06

Le démon sourit à nouveau et replonge derrière son abri pour reprendre son petit bricolage du soir.

Pom pom pom. Crouic, clang, blong.

Les écrouissages de Vostok, c'est pas mal à base d'onomatopées et de tâtonnements chaotiques. Et puis d'un coup, c'est la cascade. Le démon vient d'éventrer le fût ; la mousse acre se répand sur le comptoir et dégoutte sur le plancher en pluie poisseuse.
Armé d'une grosse pince qui mâchonne plus qu'elle ne coupe, (apparemment il s'en cogne comme de sa première durite), il couche la carcasse du fût sur le zinc et s'attelle à en découper une section raisonnablement étroite. Tout ça pour ça.

- Si je m'y connais ? (Il renifle). Non pas du tout. Les mecs qui m'ont amené ici pourraient sans doute t'en parler mieux que moi mais… ils sont tous morts. Ou presque.

Une petite plaque en main, Vostok tente une première fois de se l'appliquer sur le coude mais visiblement, ça ne lui plaît pas. Et faisant ce geste pourtant anodin qui consiste à replier le bras devant sa poitrine, il accroche le regard soudainement écarquillé de la calcite-aux-yeux-rouge. Quelque chose ne va pas ? Il regarde à son tour.
Au niveau du coude, il y a une vilaine cicatrice boursouflée qui témoigne d'un processus plutôt pénible de soudure de chair à la chair. Ça ne tient pas très bien. Voilà pourquoi le chirurgien électrique préfèrerait le renforcer. Relier le vivant au métal, ça il sait bien faire. C'est le principe de la Mixtion Foudroyante ; innerver des pièces normalement inertes, ce qui lui permet de s'en servir comme d'un membre. Ensuite un peu de Couture Mécanique pour faire tenir le tout et c'est comme neuf.

- Quoi qu'est ce qu'euh y a ?

Vostok déplie pensivement les doigts de sa nouvelle main gauche devant son regard quadrichrome. L'anneau jaune accroche trop son œil. Ça le perturbe.
Il le fait glisser et laisse retomber l'alliance sous le nez de Graëchen dans la flaque de bière qui se répand encore sur le comptoir. L'anneau conjugal d'un mari pas très prévoyant, père de deux fillettes qui auraient sans doute mérité mieux que ça.

- Bon, mais si tu veux un bon expert en possession, tu d'vrais dégotter Cryon. Le doc' Cryon comme il se fait appeler. Avec lui dans la partie, tu comprendras sans doute plus facilement comment prendre le contrôle du corps que tu viens d'envahir.

Ce qui est particulier dans cette nouvelle relation, c'est que Vostok s'adresse tantôt à Graëchen, tantôt au démon qui vient de la posséder. Pour lui, il est évident que ça serait plus fendard d'avoir un démon à la tête de l'Ombre. Non seulement parce que "ça serait très très marrant", etc. Mais aussi parce que ça le délierait définitivement de son pacte avec l'organisation.

Le Docteur E.Cryon était un bâtard prévoyant mais il n'a pas pensé à un détail : les pactes diaboliques ne peuvent être scellés exclusivement qu'entre démons et humains. Si la chef de l'ombre n'est plus une humaine, alors le pacte n'est plus valide. CQFD. Et le Vostok se retrouverait libre de faire ce qu'il veut.

[hrp : je vais faire un prédèf sur Cryon. Il peut servir...]
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 25 Fév 2011 - 7:49

Moi je suis restée bouche bée devant la bague, devant le bras, devant Vostok qui n'en avait rien à faire (comme à son habitude apparemment). J'aurais voulu demander un mélange de "mais qu'est-ce que..." avec un petit "pourquoi" et éventuellement glisser un "gnéh" dedans... Ce qui aurait donné "Mais qu'est-ce comment pourquoi-t-il donc ? Gnéh...". Pas mon genre. Nan, du coup, j'ai juste bugué. Bordel mais il s'était passé quoi là-bas après que je sois partie ? Vostok avait charcuté tout le monde ? Et Edmond ? Non pas Edmond, il aurait rompu notre "engagement"... Mais... Et Melicerte ?...

De toute façon quoi que je veuille dire, faire, où bouger, fallait déjà que j'arrive à marcher et que je me trouve d'autres fringues (c'est pas ça, mais à Noël il fait froid en petite robe gothico-estivale). Ensuite, fallait que j'arrive à calmer "l'autre", cette saloperie que je savais même pas qui c'était, ni pourquoi, ni même comment (je n'avais pas encore remarqué la présence du petit caillou de jade dans ma poche (oui parfaitement une robe gothique estivale avec des poches...) et je ne faisais pas non plus le rapprochement) elle avait pu s'introduire dans ma tête... Ensuite, je pourrais retourner au lycée (mais il faudrait que je mange un peu pour tenir la nuit blanche la plus longue du monde) pour voir ce qu'il s'y passait...

Pour le moment, Vostok me parlait de gens qui pourraient m'expliquer deux trois trucs... Pour la bonne raison que je n'avais pas la force d'aller me chercher des fringues, et aussi que de toute façon la personne que je devais voir est un PNJ inintéressant (mwahahahahah) à jouer, j'ai décidé de lui parler à LUI. Ca me permettrait d'en savoir plus long sur LUI, sur ELLE et sur la ville. Car si il s'avérait que cette possession était finalement à mon avantage, j'allais bien chercher le moyen de faire posséder toute l'Ombre. Et ensuite le projet s'étendrait à l'armée. Comment les forcer à manger dans ma main...

Ah, quand le côté scientifiques d'une fausse politicienne reprend le dessus...

- J'aimerais beaucoup parler avec... Ce type, mais j'ai vraiment d'autres choses à faire.

Des tas d'autres. Si on considérait seulement cette nuit là (qu'au lieu de passer à gentiment me saouler avec quelqu'un qui j'aimais bien je passais à inhaler des relents de bière tournée avec un type qui avait arraché le bras gauche de mon grand frère pour se l'approprier...) j'avais vraiment d'autres choses à faire.

- Qu'est-ce que tu sais ?

La petite voix violette semblait me laisser un répit. Certes, je l'entendais se marrer comme une baleine tout au fond de mes plus noirs desseins (que je sentais qu'elle allait assombrir encore un peu), mais elle me laissait parler, bouger... Je bougeais sur la droite pour me rapprocher du comptoir tout en évitant l'invasion d'alcool pas frais qui voulait me salir les pieds. Arrivée au comptoir, je m'asseyais dessus.

Ce que je demandais à Vostok c'était de me raconter ce qu'il savait sur les choses qui pouvaient me posséder actuellement. Pas de me dire que j'aurais mal à la tête toute la nuit.

Moi, en fait, j'en savais des choses sur la possession dont j'étais victime. Après tout, j'étais déjà à Heaven et déjà dans l'Ombre quand ces crétins firent sauter la pierre du Démon... J'avais étudié de loin le sujet, car à l'époque j'étais la petite nouvelle qui a tué son papa et en qui on a pas forcément confiance car elle n'a pas encore fait ses preuves. Mais je savais ce dont il était question, ce qu'ils exploitaient, avaient ouvert... Tant que je n'aurais pas glissé ma main pour en tirer cette petite pierre maléfique (entre ma montre et la pierre j'étais chanceuse...) et qu'on ne m'aurait pas confirmé qu'il s'agissait de la pierre de Jade, je ne ferais pas le rapprochement.

Gancheer, dans ma tête, se marrait comme une baleine parce que ça l'amusait de me voir échouer à lui trouver une faille, à trouver la source de sa présence... Cependant gare, car le jour où je comprendrais, elle aurait du mal à m'empêcher de la jeter à la flotte.

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 25 Fév 2011 - 11:06


Le second morceau que Vostok parvient à exciser sommairement du bidon éventré semble le satisfaire d'avantage. Faisant rebondir le petit bout de métal incurvé dans sa paume humide de bière, il le soupèse un instant, le considère de son œil d'expert en système V et branle du chef.
On voit bien qu'il s'en branle tout court d'ailleurs. Du diable, on peut être un bourrin sans avoir de sensibilité non ? Il le presse donc sur la jointure de l'articulation comme un bandage d'infortune et s'installe tranquillement pour laisser le processus faire son œuvre.
Une opération étonnement peu bruyante – à son grand dam sans doute. La soudure se fait lentement, sans effusion ni éclat, dans une triste et décevante agrégation cellulaire parfaitement monotone qui endormirait même un scientifique devant son microscope.

Ce qui lui laisse le loisir de répondre tout aussi tranquillement (et avec aussi peu de sensibilité) à sa patronne. Il tarde un peu. Mine de rien, il ne sait pas encore trop quoi dire. Les questions ouvertes perturbent facilement les esprits simples. On ne demande jamais leur avis aux executants.
Vostok, lui, donne dans le direct, l'impact. Le truc qui se trace d'une ligne. L'execution pure et dure quoi. Alors la philosophie –de comptoir de surcroît- c'est loin de sa marque d'huile préférée.
Néanmoins, toujours accoudé au susnommé comptoir, il ne peut s'empêcher de pouffer comme une gamine mal dégrossie. Le genre de gloussement qui vient du fond de la gorge et qui sort uniquement par les narines. Prépubère, acnéique, idiot… énervant quoi. La situation l'amuse. Mais par l'enfer, qu'est ce qu'il y a de drôle à regarder une fille plutôt grignette en robe légère, transie et trempée poser ses fesses sur un bar souillé pour lui demander de l'abreuver de son savoir obscur ?

- Ce que j'sais, c'est que tôt ou tard tu vas vouloir te venger.

N'empêche, elle a du cran l'impératrice. Beaucoup d'humains seraient passés par la crise de larmes ou de nerfs en constatant l'évidence fataliste qui vient de leur tomber sur le râble. Comment vous réagiriez vous, si on vous disait qu'un esprit millénaire vient de vous tomber dessus ? Qu'il parasite vos connexions neuronales parce qu'il est avide de sensations directes. Qu'il va influencer votre comportement, vous faire adopter des attitudes que vous réprouvez, probablement vous humilier en public, modifier votre apparence physique et tout ça en usurpant votre identité.
Et tout ça pour quoi ? Parce que, essentiellement, on ne le répétera jamais assez, c'est très très marrant.

Et bien c'est grosso modo ce que le démon explique à sa patronne. Avec ses mots à lui, parfois sans queue ni tête. Il conclue sa petite prestation par un claquement de langue :

- En définitive, tu vas castagner. Ça sera à qui sera le plus fort. Il existe cela dit plusieurs manières pour se débarrasser d'un humain définitivement. De même qu'il y a des risques pour qu'un démon se fasse déloger. Voilà pourquoi il y a les tentations : les pouvoirs. L'humaine utilise l'énergie, le démon gagne en puissance.

Il retire sa main, la plaque est maintenant parfaitement imbriquée au corps. Partie intégrante de l'organisme sans qu'un seul filet de sang ne se soit écoulé. Une capacité parfaitement incompréhensible, inhumaine, impossible à reproduire.

- Les humains ne résistent jamais aux pouvoirs. Ils ignorent… (il s'interrompt et lève les deux bras au dessus de la tête pour se faire craquer le dos). Bref, faudra que tu te défoules.

Ce que Vostok ignore lui, en revanche, c'est qu'au même moment, à l'étage, Raymond Poutravier et son laideron d'épouse sont sur les charbons ardents. Ils ont entendu le fracas de la vitrine. Puis le remue-ménage et les voix assourdies par le plancher. Ils s'inquiètent ces braves gens même après la cuite de noël.

Et fébrilement, quelques instants plus tôt, le tenancier de l'établissement a composé un numéro sur son téléphone. Il n'y a plus de police à Heaven mais il y a l'armée…
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 25 Fév 2011 - 15:46

HRP : c'est un peu court pour la partie RP, si jamais tu coinces dis le j'en rajouterais, mais je pense que tu as de quoi gérer largement...

La famille Poutravier avait vraiment un nom très très moche. Les noms très très moche en plus c'est mon domaine ; non pas que j'ai un nom très très moche aussi (parce que de toute façon très bientôt tout le monde l'aurait sur les lèvres pour m'acclamer (oui les rêves ça existe)...), mais des gens s'étaient foutus de mon nom... Et ça, il vaut mieux éviter. J'ai un message type pour ceux qui osent se moquer de mon prénom... Enfin même deux... Mais pour les avoir détaillés plusieurs fois (et ne me souvenant plus de tous les détails et ayant la flemme d'aller lire tous mes RP pour retrouver lesdites réponses) je ne m'étendrais pas dessus.

Mais la famille Poutravier était une belle bande de traîtres... Déjà, ils ne descendaient même pas pour voir la cause de ce fracas infernal. Je sais pas moi, mais ça aurait pu être leur chat poursuivant un rat (un énorme rat avec des lanières emmêlées et des cheveux étranges) et détruisant leur rez-de-chaussée. Non, la famille Poutravier avait peur, et connaissait assez bien cette ville pour savoir qu'un chat, ça ne fait pas autant de bruit. Pour sûr que leur chat (s'il existait) était réfugié dans leurs bras, mort de trouille. Et les traîtres, c'est la spécialité de Gancheer, qui possédait un CAP torture et découpe (du bois ?)...

Mais (que de mais) pour le moment, ni Vostok ni moi ne sachions que la famille Poutravier était en train d'appeler les militaires. À moins que ce dernier ne possède en plus une antenne captant les communications... (Je ne veux pas les détails si c'est le cas.) Ce qui jouait en notre faveur c'était que les militaires étaient... Et bien oui, ceux qui répondaient au téléphone devaient avoir au moins autant de QI que les administrations publiques de nos services. Il faudrait que la famille Poutravier les appelle trois fois avant qu'ils ne se décident à envoyer une patrouille qui s'arrêterait pour boire un café et manger un donut (caricature time...) avant d'y aller. Nous aurons fichu le camp depuis un bout de temps...

Non, la famille Poutravier et nous étions bien seuls. Le hic pour eux serait que l'un d'entre eux descende pour voir, et ne soit découvert... Ce que la famille Poutravier ignorait c'était que j'allais finir par me chercher des fringues et que j'explorerais la bâtisse de fond en comble pour en trouver... Et que là, je tomberais sur eux. Le hic pour moi c'était que la famille Poutravier était probablement armée alors que moi... Et bien en dehors de ce petit caillou dans ma poche de ma robe (oui, je le répète, une robe avec des poches) je n'avais aucune arme... En dehors de Vostok.

* * * * *

- Y a pas moyen de... Comment dire...

Faire semblant de chercher mes mots...

- De cohabiter ?

Oui, parce que abuser d'elle pouvait m'être très très bénéfique pour pas un rond... De plus, elle avait besoin de moi elle aussi non, sans moi elle n'existait pas, sans "corps" elle n'existait pas.

- Et surtout comment en si peu de temps ça a pu... Enfin, comment... ?

Vu la dislexie de Vostok, il comprendrait probablement que ma question était : Mais comment j'ai pu finir possédée alors que je ne l'étais pas il y a une heure ?

"Tu finiras par comprendre, t'as pas l'air idiote", me lâcha sournoisement la petite voix violette.

J'ai craqué.

- Bordel mais c'est qui c'te dingue à la fin ?!

J'ai limite bondit au coup de Vostok. non pas pour m'y blottir (oh que non !!!) mais pour avoir quelque chose à secouer dans tous les sens pour décharger ma fureur (?) sur quelqu'un... Les pieds nus dans la flaque de bière... J'avais échoué.

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mar 1 Mar 2011 - 8:46

[hrp : je m'excuse sincèrement pour avoir traîné comme ça. Ça m'ennerve moi même >< Pour la peine, j'ai essayé de faire un post de bon aloi pour la relance.]

Le Bar des Amis – 18 minutes après l'appel de Raymond.

"Et surtout comment en si peu de temps ça a pu... Enfin, comment bordel mais c'est qui c'te dingue à la fin ?"... Hmm. Par acquis de conscience, Vostok tourne quand même la tête pour vérifier qu'il n'y a personne d'autre dans la salle.
Bon, il y a un adage qui dit qu'entre deux maux il faut choisir le moindre. Alors normalement, Graëchen étant la plus grignette des deux, c'est elle qui devrait postuler au rôle de plus démente du duo.
Mais Vostok étant un démon, le statut de dément est une chose qui se revendique avec fierté. Et puis les pertes de mémoire, ça arrive… peut-être le choc.

- Vostok Muir, soldat parfait de première génétation et digne botteur de culs !

Ceci fait, il laisse l'impératrice se prendre les pieds dans la flaque et pour sa part, monte dignement sur le comptoir, les deux pieds écartés dans ce qui pourrait passer pour une posture de rockeur sur le point de faire un 'Crooooooowd Surfing'.
Mais heureusement pour les épaules, la nuque et tout le reste de l'anatomie de l'incandescente aux mèches d'argent, il se contente de bondir au sol.

- BLOM- *Regain de sursaut. Chez les Poutraviers on se presse l'un contre l'autre dans un élan humide, mal léché, sale, adipeux et collant*

Ayant donc fait vibrer le plancher mal dégrossi de manière satisfaisante, Vostok reprend de l'élan et s'affale sur une chaise qui n'attendait personne –et surtout pas lui-. Il fait claquer ses grosses bottes sur la table associée et, jambes tendues, les bras ballants, il se balance doucement sur les deux pieds mortifiés de cet accessoire de bar relativement peu fiable pour ce genre d'exercice.

Cette petite cinématique ne lui prend quelques instants mais mine de rien, le texte déroulant nous informe que :

Le Bar des Pochtrons – 20 minutes après l'appel du gros lard.

Soulignant tout ce que la situation peut avoir d'incongru par son comportement, Vostok cerisoit le gâteau en dégainant une des canettes qui pendent à ses hanches. Il la lève à hauteur de visage et prend un petit temps pour formuler un début de réponse :

- Cohabiter ? C'est pas vraiment l'objectif ah ha ha… pourquoi faire ? Ça n'a aucun intérêt ni pour l'un ni pour l'autre. C'est comme… hmmm (il porte l'index devant ses lèvres)… les termites.

Le démon a les idées simples. Un esprit c'est bien suffisant pour compliquer le maniement d'un corps non ? C'est presque de trop. Souvent il faut l'enlever pour que les gens se calment. Avec un gros coup de shotgun dans le crâne par exemple."Ouais comme les termites," marmonne t-il dans son coin.
Il penche la tête à droite.

- Alors une attitude pourrait être de faire tout pour rejeter le démon. (Il renverse la tête à gauche). Mais une autre pourrait être de te dire que tu en as assez enduré comme ça et passer la main.

Il glisse l'ongle de l'index sous la languette et décapsule la canette d'un mouvement sec. Les recharges d'huile du démon ne sont pas sous pression non, mais il trouve ça marrant et pratique de les transporter comme ça.

- Cela dit, y'a un moyen de contrôler la bête si c'est vraiment c'que tu veux.

* Plan rapproché, publicité pour une marque de lubrifiant et reprise en fondu*

Le Bar des Miséreux – 23 minutes après le coup de grelot.

Un moteur s'arrête à quelques mètres de l'entrée du bar. Pas bien difficile d'identifier le gros diesel sur le silence nocturne : c'est un véhicule lourd. Quelques voix feutrées parviennent par la devanture défoncée (qui ventile l'air froid dans le bar). Puis des pas, quelques semelles… oh pas plus de six. Soit trois gonzes.

-FLASH-

Vostok lève la main pour se protéger les yeux quand le projecteur s'allume d'un coup et crache un faisceau de lumière crue et dure sur la scène. Une voix amplifiée par mégaphone résonne contre la façade :

- ICI LE COMMANDANT CZAPAD, des forces spéciales de la zone H. Sortez de là les mains bien en évidence. La fête est finie.

Même au travers du micro, on distingue bien la rocaille et l'apprêté dans le ton. Le commandant (probablement un russe immigré) n'est pas jouasse de s'être déplacé pour déloger ce qu'il estime sans doute être une bande de clodos qui ont profité de la fête pour siffler les fûts du bar.
Autour de lui, juste deux soldats pour l'encadrer ; une femme courtaude et robuste ainsi qu'un autre type sans trait particulier. De toute façon il fait nuit et ils sont dans le contre-jour de leur projo.

La description est vague mais la menace, elle, est évidente ! Si les militaires s'en prennent à la chef de l'Ombre, c'est toute l'organisation qui s'en trouve démantelée. Il faut agir en vitesse avant que ces gars là ne contactent leur QG. Il faut… il faut…

Et bien entre toutes choses, la dernière à faire est sans doute de s'en envoyer derrière la cravate. Et c'est pourtant ce que le démon fait, toujours tranquillement assis à sa place, un bras passé par-dessus le dossier de la chaise gémissante.
Il déglutit la grande gorgée qu'il s'est glissé sous la langue pendant le petit speech du soldat et reprend sa propre conversation comme s'il ne s'agissait que d'une interruption triviale.

- Pour ça, il faudra que tu vérifies que ton corps ne se transforme pas d'avantage… Pis faudra aussi que tu trouves comment tu t'es arrangé pour faire entrer un démon dans tes veines. T'vois, les esprits contaminent, mais les démons, nous, nous passons des pactes. Uniquement des contrats. Il aura fallut que tu acceptes la chose d'une manière ou d'une autre, finit-il dans un sourire huileux.

Ce qui est remarquable à propos des contrats démoniaques, c'est la manière de les faire conclure sans que le possédé ne s'en rendre compte. La prière d'une môme de cinq ans qui veut être la plus belle, les paroles de Led Zep, les chats au pelage écaille de tortue, les tentations au chocolat et le petits cailloux dans la rue... tout ça est rigoureusement et incontournablement démoniaque. Si si.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mar 1 Mar 2011 - 21:06

HRP : tout est basé sur l'hypothèse qu'il ait effectivement emporté son arme... Et c'est un peu conséquent (faut dire qu'à force d'en rajouter en t'attendant, pour pas causer trop vite du fusil, bah ça s'allongeait... Finalement t'es arrivé trop tard.
N'empêche que c'est plaisant de commencer à jouer Graëchen en gros bill. ^^

Ce que Vostok répétait depuis tout à l'heure me semblait bien être : "il n'y a pas d'espoir pour toi, autant te rendre ; ou elle te détruira"... à moins que cette possession n'ait réduit mes capacités neuronales à celles de Vostok (on avait désormais un deuxième point commun : l'esprit démoniaque ; et d'ailleurs j'avais bien envie d'en savoir plus sur lui et sur sa possession)... D'une part on avait ce message d'anéantissement d'espoir (il avait l'air de se réjouir de cette nouvelle situation) et de l'autre l'affreux silence de ma possédée qui ne faisait rien de plus que rire et rire et encore. Mon mal de tête n'était pas prêt de passer avec cette voix stridente qui semblait mettre tout dessus-dessous dans ma tête en y prenant un grand plaisir. Et d'un tout dernier de point de vue : le commandant Cascade (ou un truc comme ça) qui nous ordonnait de nous rendre...

J'ai failli fondre en larmes (juste trop de pression sur une fille ça fait de la flotte). J'ai failli céder à la panique. à moins que ça ne soit ce que j'ai fait. Vostok écroulé sur une chaise en train de picoler un liquide que je n'aurais jamais eu envie de voir entrer en contact avec mon organisme... Je me posais deux questions sur lui : par quel biais mettait-il ce liquide visqueux noir en cannette ? Et... Comment réagira-t-il à ce que j'allais faire ? Probablement qu'il ne réagira tout simplement pas. Même moi je ne saurais comment réagir à ce genre d'accès de rage...

Etait-ce vraiment moi qui faisais ceci ou est-ce que la dingue en violet y était pour quelque chose ? Est-ce que mon nouvel "état" me donnait plus d'afflictions vers ce comportement que les autres ? Est-ce que c'était juste une façon que j'avais d'expulser ma haine et mon désarroi qu'en fondant en larmes (devant un subalterne fou... J'aurais perdu cher à ce jeu là.) ? Je dirais juste que cette décision m'appartenait pleinement. Je dirais aussi que ce fut la première d'une longue série qui firent que Gancheer me reconsidéra sérieusement. Et je dirais que les avancées de l'Ombre se firent grâce à cette petite combinaison de choses.

En attendant, j'avisais le dehors. Le projecteur était vraiment éblouissant. J'essayais de voir ce qu'il y avait au dehors, sans grand succès.

"Trois, même pas spécialement armés. Ils ont pris une grosse voiture pour faire peur et pour transporter le projecteur."

Mais comment les êtres démoniaques faisaient pour savoir ça ? Probablement qu'ils étaient démoniaques pour ça... Probablement... Mais encore une fois, même si ce que disait Vostok était décourageant, je trouverais le moyen de l'utiliser et que l'inverse ne se fasse pas. Mon coup de tête serait la variable qui manquait dans cette eptite équation.

Vostok me causait d'un truc qui m'intéressait, mais que je n'écoutais plus. La bière chaude (ou alors c'était moi qui étais glacée...) sur mes pieds nus ne me dérangeait même plus. J'avais le regard fuyant, comme si je cherchais quelque chose des yeux. Quelque chose que je trouvais finalement rapidement car tranquillement posé contre le comptoir, à portée de main... Un fusil automatique qui luisait dans l'ombre mitigée de notre petit "refuge improvisé". Un fusil au canon incroyablement tentant, pour un objet inanimé. Je n'avais jamais pris un fusil de ma vie, et même si la théorie disait qu'après une semonce, j'aurais une épaule complètement disloquée et déboitée, pour moi une arme à feu restait une arme à feu, peu importe sa taille et sa puissance d'impact. Si j'avais su tirer sur Edmond avec un Beretta, je saurais tirer sur des militaires avec un fusil automatique, non ?

Un dernier regard pour repérer une éventuelle sécurité (Pff, comme si un dingue comme Vostok avait besoin d'une sécurité sur son arme ? Au pire, il se tirait dessus par mégarde et se retapait tout seul en arrachant un autre bout à Edgar Allan...) avant de lui sauter dessus et d'aller conter fleurette aux militaires qui s'impatientaient dehors.

Le colonel Cascade (ou quel que soit son nom et son rang) ne s'attendait probablement pas à tomber sur des clodos avec des armes lourdes (qui effectivement n'étaient pas légères). Et encore moins, vu son air surpris face au bruit de la détonation et au trou qui venait d'apparaître sur son buste, à mourir la nuit de Noël.

"Joyeux Noël l'armée."

La fille que... Mais c'était quoi son nom à la fin ?

"Gancheer."

Gancheer donc, avait parfaitement raison. C'était mon cadeau de Noël à l'armée. Et je comptais bien en offrir un particulier au deuxième type (à mois qu'il ne soit une femme à la morphologie très indistincte...) auquel je ne faisais pas de pitié. Le même traitement que l'autre. Par contre la fille... Elle était un peu plus grosse que moi (en même temps une blonde anorexique c'est pas bien gros) et plus petite, mais si je pouvais lui chourer son short et sa veste... Pourquoi pas.

Pointant l'arme de Vostok sur elle, je m'avançais.

- Tes fringues et je te laisse rentrer chez toi pour embrasser ton mari.

C'était moi qui avais parlé, même si j'avais tout le soutien de Gancheer pour ça. Et bien entendu, il était hors de question que je la laisse partir. Non, elle elle crèverait avec une balle derrière la tête, mais tout de même entre les deux yeux...

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mer 2 Mar 2011 - 13:09

Un sourcil haussé, peut-être par étonnement, sans doute par surprise, probablement parce que tout ça commence à être très très marrant, Vostok retrousse les lèvres sur un autre sourire encore plus poisseux que le précédent.
Allons bon, si les donzelles se mettent à jouer de la gâchette à leur tour, c'est plus une révolte sire, c'est la révolution !

Il est encore là à se balancer sur sa chaise et décide, puisque la situation se corse, de retomber lourdement sur les quatre pieds en métal et de se tourner légèrement pour mieux voir.
Tout ce jaune… mirifique. Ça en met plein les mirettes. Oui, vraiment, Vostok se fait une nouvelle fois la réflexion qu'elle ne manque pas de cran la môme piaffante.

Mais voilà que ça recommence. Graëchen pointe l'embout encore fumant du "petit" outil de nettoyage en direction de ce qui ressemble à… voyons… le démon plisse l'œil pour tenter de percer la lumière… qui ressemble à une humaine de type femelle. Et ça recommence oui. Ça doit être une manie ou une maladie. Pourquoi ? Difficile à dire.

Vostok se gratte le menton puis le pose sur le dos de ses deux mains agrippées à l'accoudoir de la chaise. Visuellement, ça donne une posture toute tordue, voûtée avec des morceaux qui brillent un peu partout dans le faisceau du projecteur.

Pourquoi, oui pourquoi… l'impératrice tient à dépoiler les militaires femmes qui croisent sa route ? Déjà plus tôt dans la soirée. Et puis l'autre, la rouquine, c'est presque certain qu'il s'est passé un truc vu sa manière de réagir.
Donc, la patronne fantasme sur les petits corps à mamelonnures qui se cachent sous les galons. Une déviance comme une autre.
Maintenant le démon claque la langue d'un air satisfait. Toujours bon à savoir ça, les lubies maniaques des autres.

Et pendant qu'il regarde (en clignant des yeux quand même) son deuxième strip-tease ex-uniforme de la soirée, il ne perçoit pas, dans son dos, le petit mouvement feutré qui fait à peine grincer le parquet. Un pied qui connaît bien ce parquet. Et qui, justement, sait comment en éviter les manifestations excessives même avec un embonpoint problématique.
Il ricane encore doucement quand Raymond Poutravier, armé de toute sa terreur limacesque et de son imprudente et très mal venue curiosité se décide à filer la patte à ses "sauveurs".
Et Vostok est là, en train de rêvasser quand il entend un petit déclic dans son dos suivi de l'appui froid et brutal d'un objet contre sa nuque.

- Ne—ne bougez PAS(aaah) ou je TIRE ! parvient-il a articuler d'une voix blanche et inégale.

Il y a pas une odeur d'urine là ? Allons bon, c'est décidemment un monde à l'envers, celui où les grignettes en robe froissée dégomment des soldats et où les démons majeurs se font braquer par des gros mous tout tremblants.
Mais Vostok, comme enjoint par son –oh combien- intimidant braqueur qui a fait dans son pantalon, ne bouge pas. Il a toujours les deux bras croisés sur le dossier de sa chaise et le même sourire crétin aux lèvres. C'est malin, son fusil à lui est entre les mains de l'apprentie possédée.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mer 2 Mar 2011 - 21:09

HRP : j'ai parfaitement conscience d'avoir été désagréable sur msn, et je sais aussi que c'est pas nécessairement le moment pour ça, donc je vais essayer de te faire une très bonne réponse.

Moi de là où j'étais, je ne savais rien de ce qui se passait dans la pièce que je venais de quitter. Pour moi tout allait bien. La famille Poutravier et leur nom aussi horrible qu'il soit étaient toujours dans un petit coin de ma tête en train de grelotter dans leur couloir, à se pisser dessus. J'étais à mille année lumière de m'imaginer que mon soldat préféré (comme c'est choupinou !) se retrouvait avec un canon braqué sur la nuque. Un canon d'un fusil pas automatique. Il avait beau être très très fort, je n'étais pas sûre que Vostok arriverait à se refaire un cou avant de mourir dans d'atroces souffrances. C'était un pauvre type complètement givré qui avait essayé de tuer la "femme de ma vie", et qui m'avait sauvé la vie deux fois en une soirée, et qui avait le mérite de ne pas encore avoir sous-entendu dans ses regards qu'il me ferait la peau avec les dents. Et à ne pas en douter, un démon majeur a de bonnes dents...

Mais voilà, moi, pour le moment, j'avais mal aux yeux. La lumière du projecteur était vraiment très lumineuse. Ca, et en plus l'addiction de mon hôte pour l'ombre (et l'Ombre) et les ténèbres, faisaient que la lumière je ne pouvais vraiment pas le supporter. Me rapprochant de la gonzesse en train de petit à petit lâcher son arme pour se dépoiler (et dire que j'aime pas ça...), je me retrouvais à l'abri de cette satanée lumière.

Loin d'être inquiète pour notre petit Vostokounet en kit suédois (pauvre Edgar allan, même si l'avait bien cherché) je ne cherchais pas à regarder dans sa direction. Pourquoi je l'aurais fait ? Pourquoi je me serais dit, avec une petite ampoule lumineuse au dessus de la tête, "Oh non, Vostok va se faire découper en morceaux par un tir à bout portant dans la tronche !"... ? Je n'avais aucune raisond e le faire. Alors je ne l'ai pas fait. De toute façon, qu'aurais-je pu faire avant que l'autre ne soit morte ? Rien.

La pauvre fille s'est déshabillée. Pour la notation que j'avais promis de refaire : -2. Elle avait des boutons sur les pectoraux et c'était affreusement pas sexy. À la rigueur, je préférais tripoter cette planche à pain de soldate inconnue (Sick).

- Laissez-moi partir, a-t-elle craché d'un ton suppliant.

Ni moi ni Gancheer n'apprécions nous faire cracher dessus par une fille sans dignité. J'ai tiré. Bordel ça fait mal à l'épaule ce truc. Je l'ai regardée tomber, morte, surprise apparemment... Pourquoi les gens démunis font confiance aux gens armés ? Pourquoi la soldate qui m'aurait volontiers tuée même sans savoir ce que j'étais hiérarchiquement avait cru une seule seconde qu'après avoir tué ses deux potes j'allais la laisser partir ? Et encore plus en me méprisant ? Plongée dans ce questionnement à propos de la logique humaine (ou plutôt de l'absence de logique humaine), j'ai posé l'arme de Vostok sur le camion, pour me remettre plus ou moins le cartilage en place. J'aurais un gros bleu et du mal à bouger le bras droit pendant quelques jours, un peu comme des courbatures... Ca n'était pas grand chose, mais tout de même. Je me suis saisie du short que j'ai enfilé. Avec quelqu'un comme Vostok dans les pattes je préférais avoir deux bas qu'une simple robe courte... Et comme j'étais dans sa ligne de visée, je n'ai pas osé mettre la veste à la place de ma robe.

Et c'est à ce moment là que j'ai tourné la tête.

"Merde."

Et oui, merde. Merde, mais pourquoi est-ce qu'il se marre ce con ? Je pouvais difficilement rappliquer et miser sur ma rapidité à tirer avant le gros Poutravier (qui allait clairement se faire Poutravier la gueule dans pas longtemps) car au mieux Vostok mourrait touché par ma balle, et au pire, il serait décapité en plus... Pas très très marrant comme plan. Alors j'ai juste misé sur sa capacité à se défendre lui-même comme un grand. J'ai arraché le câble du projecteur. Une diversion comme une autre...


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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 4 Mar 2011 - 20:33

Ce qu'il se passe parfois dans la tête des gens est parfaitement incompréhensible. Larguez un baril de napalm au dessus d'une maternité et regardez les plonger dans les flammes… Massacrez des milliers d'innocents dans un pays étranger et admirez les plantés devant leur télé à se repaître du massacre.
Oui vraiment, dans cette poubelle à idées, il passe de tout. Des passions, des lubricités, des envies de meurtres, beaucoup de concupiscence, un peu d'altruisme, parfois de la tendresse et parfois, tout simplement, des balles.

- BANG – BANG – my baby shot me down.

La patronne est assoiffée de sang. Ce noël sera un sabbat impie ! De quoi réjouir toute les entités méphistophéliques à des kilomètres à la ronde ; depuis les gargouilles du clocher aux soubassements du gymnase. Mais sans chercher aussi loin, un démon, il y en a un juste à côté.

Alors heureux ? Ça flingue à tout va ce soir ! Ho ho ho, on va faire une fête à déchirer les accordéons. Ben le Vostok justement, il ne sourit pas. Boh ? Alors ?
La raison, on la trouve dans les onomatopées lâchées dans le silence hivernal quelques instants plus tôt : deux coups.
Le premier, rugueux et gras, impossible de s'y tromper, le maître reconnaît la voix de son familier, c'est le Pancor Jakhammer. Et l'autre, et oui… fatalement.
Raymond a pété les plombs quand la détonation a retenti. Il s'est crispé des fesses à l'index, compressant la détente d'un geste probablement involontaire et logeant une balle à l'arrière du crâne du Vostok en kit. La trajectoire est assez erratique du fait de la rencontre entre le projectile et un bout de métal (qu'est ce qu'il fout là ?) logé près du cervelet. La balle ressort en couinant, dégagée par la mâchoire du démon.

Au début ça picote, comme un insecte irritant qu'on aimerait claquer. Puis vient le reste d'un bloc. Le cerveau n'a même pas le temps de connecter qu'il a déjà les dents du fond qui baignent dans le sang. Un filet sombre, huileux, s'échappe de ses lèvres entrouvertes. Il râle.

- Raaaahhaaaahhhh.

Puis il râle.

- Pu-tain !

Sa main compresse la plaie, il se retourne lentement. Le Poutravier ne s'en laisse pas raconter, les morts ça doit tomber !! Aaaah ! Il tire encore ! Blam ! Blam ! et re-blam ! Son petit calibre fume, il hurle.

- Pourquoi ce fumier ne meurt pas ?? J'te tire dessus alors crèèèèève !!

Silencieux et mortel, le poing de Vostok surgit dans le noir. Il chope le Raymond au poignet et lui tord le bras violement. La carabine claque par terre.
D'un coup de pied bien senti entre les omoplates, il lui enfonce le pif au coin d'une table, coup de genou dans le ventre et il le laisse dégueuler par terre. Ça sent l'huître pas fraîche et le foie gras nécrosé.
Vostok ramasse la petite pétoire d'amateur qui vient de lui plomber l'arrière boutique et empale l'œil droit du tenancier avec le canon. Ça gicle un peu… ça hurle beaucoup. La trogne ensanglantée puant le fiel acide, le Poutravier répand encore quelques dents sur un vilain coup de botte et perd définitivement son sex-appeal lorsque Vostok achève le travail en lui claquant une bouteille de verre en travers du visage.

Il s'est fait… Poutravier la gueule… pas de doute. Pas mort mais pas loin.

Là-dessus, Vostok retombe sur sa chaise, la satisfaction du travail accompli. Il croise les bras sur sa poitrine humide son propre sang. Au final, trois balles dans le corps et la mâchoire en morceaux. Il grince, sa respiration est nettement plus encombrée qu'avant. Mais ce qui est particulier, c'est qu'il ne manifeste aucun signe de douleur alors que visiblement, son corps en chie.
Filet baveux rouge-noir, il sourit –maintenant- et laisse son bras droit retomber mollement le long du dossier. Apparemment, celui-là ne fonctionne plus.

- Bon, j'ai avoiné l'museau de celui-là. Mais y'en a sans doute d'autres… comment ça se passe de ton côté boss ? Je suis d'avis qu'on d'vrait décaniller d'ici en vitesse.

Fuir ? Un aveux de faiblesse ? Un raclement rocailleux en fond de gorge. Ça, c'est inquiétant.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Sam 5 Mar 2011 - 17:29

Vostok était dans un sale état. J'aurais dû m'inquiéter... Ce qui était la preuve que la dingue avait repris le contrôle, ce qui n'était pas plus mal. J'avais parfois envie de vivre ma vie comme dans un train : regarder le paysage défiler sans être maître du véhicule. Parfois. Le reste du temps je préférais être le pirate bousillant le système d'aiguillage pour faire dérailler la voiture... Voire même faire s'en rencontrer deux. Cette fois, je regardais, et le roulement du train me poussait à... dormir. Et pendant que je me recroquevillais dans une position fort inconfortable qui me détruirait le dos au réveil, Gancheer conduisait.

Sans m'en rendre vraiment compte je me suis lentement approchée de Vostok qui semblait bien aussi endormi que je l'étais. Avec ce qu'il avait pris dans la tête, et dans le reste, je me demandais bien comment il faisait pour parler... Moi, à sa place, je serais morte ! Enfin, je crois... Je n'étais pas réellement inquiète pour lui. S'il parlait toujours, c'était qu'il fonctionnait encore, non ? Mais s'il commençait à roupiller, voire à montrer des signes "hors service", ça m'agaçait. Non, pas moi, elle.

En parlant de ça, elle lui a collé la beigne de sa vie, sans prévenir.

- Debout.

Sa voix, amère, dure, sèche... Elle ne rigolait pas.

- On monte.

Et sans attendre, délaissant l'arme du démon kapout, ramassant celle du gros agonisant, prit les escaliers. J'ai fait mine de m'intéresser un peu à la situation globale.

"Et s'il tombe en morceaux ?"

"Il a pas intérêt."

Elle est montée à l'étage, sans se poser de questions. Moi, avec mon esprit affûté, je savais qu'il y aurait d'autres types, des membres de la famille, des enfants, des frères, une femme... Peut-être même un grand-père vétéran qui aurait lui aussi une carabine. Et quand j'ai voulu la stopper, elle était déjà en haut, face à la famille éplorée. Ils ont hurlé. Ils avaient encore un petit espoir de revoir leur père/mari/(remplir par la mention désirée)... Et je venais d'achever, même involontairement, leurs espoirs.

"Ah... Houston, we have a problem."

"Nan mais tu t'attendais à quoi ?"

"Je pensais qu'avec sa gueule, il était célibataire."

"Laisse-moi faire."

Même si certaines personnes mauvaises langues pensent que je serais une bien piètre commerciale, je reste tout de même, je pense, la seule personne capable de sortir des énormités pareilles que celles que j'allais sortir. Je misais sur la règle physique qui semblait dire que plus les choses sont énormes et plus les gens y croient. C'était une règle qui avait toujours fonctionné depuis que je l'utilisais. Et j'espérais qu'elle marcherait... Sinon, on serait obligées de tous les abattre, un par un. J'aime pas tuer. Enfin, pas beaucoup.

- On a rien fait. Mon ami est blessé, on voulait juste se reposer... Et les militaires sont arrivés et ont abattu votre mari. On a besoin d'aide.

* concernant la légende - la revanche :
Tu auras compris que c'est Graëchen qui parle mais qui prend sa voix la plus... Mielleuse/paniquée/crédible/séductrice, pour faire mouche.

Bien sûr, le problème de cette excuse c'était... Et bien que les militaires étaient morts devant l'entrée... Et qu'il était évident, à voir la carcasse du gros lard (comparé à mes "gambettes élancées... <3"), qu'il aurait fallu que les soldats entrent et le fracassent à bout portant. Mais ça, tant qu'ils ne descendaient pas, ils ne le sauraient pas. Et puis, je trouverais une excuse... Du genre : "il a tiré sur notre ami deux fois" (ce qui correspondrait clairement aux deux premier meurtres), "donc les soldats sont entrés, ont tiré sur votre mari par mégarde" (ce qui correspondrait à la balle dans la tête de la militaire dehors plus les coups de feu ayant plus ou moins bousillé Vostok). Je n'aurais plus qu'à conclure par un vague : "on les a traîné dehors pour que leurs cadavres ne vous ennuient pas". Enorme hein ? Affreusement pas crédible quand on connaît la vérité... Mais tout de même, si ils voulaient une excuse, je la leur fournirais et ils y croiraient, juste parce que sinon, ils n'auraient rien à quoi se raccrocher.

J'espérais qu'ils pourraient nous fournir de quoi se remettre... Peut-être même que je pourrais les enrôler à l'Ombre. "Vous voyez, les militaires ont tué votre mari ; vengez-le... Et signez ce papier."

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mar 15 Mar 2011 - 22:52

[hrp : cf mp]

Sacré réveillon ! Et sacré réveil aussi lorsque sa joue droite se marbre d'un impact plus sonore que douloureux. Vostok tourne la tête sous la claque. Il éponge un filet de sang avec le dos de sa main qui réagit trop mollement et ramasse pesamment son fusil d'assaut modèle "charcuterie à vif" qu'il sangle en bandoulière.
Evidemment, avec un seul bras en état c'est pas facile, alors le canon traîne par terre, ajoutant au grotesque du personnage déglingué. Il se relève, laisse un sillon baveux sur le plancher et tente de remonter au train de la patronne qui décidément a envie de s'amuser ce soir. La main glissant sur la mince rambarde en métal, des coups d'épaule dans le mur, des trébuchements dans l'escaliers, il parvient sur le pallier juste au mot "aide".

- Ouais v'la la cavalerie, craquotte t-il. Oui craquotte parce que pour le coup, s'exprimer avec des dents en miettes provoque un effet un peu osseux. Désagréable son qui remonte se tortiller comme une anguille humide entre les omoplates et colle la chair de poule sur la nuque.

Il s'affale contre le mur et lève le pouce dans ce signe universel que "tout baigne dans l'huile". Et c'est le cas de le dire.

- C'est pas pour vous alarmer mais je crois que je vais me poser ici pour crever tranquillement.

Joignant le geste à la parole, le démon racle des paumes sur le plâtre à la peinture écaillée et s'assoit lentement, s'empêtrant au passage dans son attirail désordonné. Il fait sombre sur le pallier. Idéal pour un fondu au noir.

Noir, noir, noir… tout ce noir, aucun intérêt.
Mais ce noir présente pour le moment deux avantages :
- un il dissimule la carcasse du timbré ensanglanté resté en arrière.
- deux il amplifie l'imagination, fouette les fantasmes et déverses des tombereaux d'idées farfelues dans les esprits malléables des humains.

Tant et si bien que ceci ajouté aux murmures enjôleurs de la patronne, les Poutraviers survivants pourraient effectivement penser qu'il y a un pauvre gars en train de clamser sur leur pallier… et une jeune fille aux iris au moins aussi fascinants que les mollets ayant vraiment besoin d'assistance (ou d'un verre de champagne).

Enfin bon, faudrait être sacrément con pour ne pas faire le lien entre deux inconnus montant du rez-de-chaussée et les intrus qui ont motivé la visite de ces braves militaires. Mais personne n'a dit que les Poutraviers brillaient par leur intelligence.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Mer 16 Mar 2011 - 18:40

Vostok est mort, vive Vostok...

C'est tout ce qui me passe en tête quand cet abruti démonté en plusieurs morceaux se met à faire le malin... Bravo, il va les effrayer, moi qui les tenais presque... Mais de toute façon, que faire ? L'allonger dans un des lits (avec autorisation ou non) de la famille Poutravier et le bercer jusqu'à ce que ses processeurs tombent en rade ? Je me vois mal faire ça... Je suis tout sauf une bonne mère. Nan, moi, tout le monde le sait, je suis un monstre, je manipule des enfants (bordel mais ils n'avaient pas qu'à me suivre si c'est pour ensuite se plaindre mentalement ; même pas assez courageux pour venir me dire les choses clairement), je tue des gens et je les déshabille. Y a franchement des fois, comme ce soir, où trop de pression, ça me fait exploser. Et quand j'explose, bien sûr, y a jamais personne pour essuyer le parterre. Les gens se foutent de ma gueule, bah, je le leur rends bien. Non ? Non, pas assez, car plutôt que de me mettre à hurler et à tuer tout le monde (comme tout le monde s'attend à ce que je le fasse ; non mais je vous en foutrais moi de la violence), je me mets à divaguer toute seule sur mon pauvre destin solitaire pavé de haine et de crachats des autres en regardant agoniser Vostok. Et bizarrement, je me sens assez soulagée qu'il meure.

Ca aurait été trop bizarre non, de devoir côtoyer un mort, mais encore vivant ? En tout cas, ça me rassurait autant que ça me tétanisait de savoir qu'il continuait à se traîner derrière moi avec trois impacts de balle dans le corps, dont au moins un dans la tête... Et puis tout ce sang... Non, cette... Mais c'est quoi à la fin ? De l'huile ? Du sang TRES TRES épais ? Que faire face à son sommeil de plus en plus inévitable, à la famille Poutravier tétanisée, à Gancheer qui s'impatiente, et à mes nerfs qui lâchent progressivement ?! Que faire ? Je ne sais pas. Un grand sentiment de défaite m'envahit tout à coup.

J'ai perdu, autant prendre son arme à lui et me tirer une balle dans la tête, ça sera rapide et définitif... Mais non, j'ai des choses de prévues (dominer le monde, etc...) alors je DOIS continuer... Comme si ma mégalomanie était si importante... C'est, après tout, la deuxième fois en une seule nuit que j'envisage de me tuer... La noyade, l'execution sommaire, et quoi après ?

Mais non, encore une fois, je sais que quelque chose me retiendra... La femme Poutravier.

- On vous laisse la maison, si vous nous laissez partir...

J'ai hoché la tête. Je sentais surtout que si j'ouvrais la bouche pour dire un mot, j'allais éclater en sanglots... Et comme j'étais la seule à tenir encore plus ou moins debout, il fallait que je reste en état de marche.

- Si vous prévenez l'armée, on vous retrouvera.

Et puis ils sont passés, nous frôlant... Pour s'en aller. J'ai traîné du mieux que je pouvais Vostok jusqu'à une chambre, là où je l'ai plus ou moins jeté sur le lit avant de me laisser tomber mollement... Mieux valait dormir que mourir.

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Jeu 17 Mar 2011 - 22:13

Le néant. Quelques bribes de conversation qui restent entre les dents, comme des brins de laine desséchée, et puis plus rien. Il déconnecte, langue pâteuse, poisseuse même, tombant comme un bout de poisson noir hors de sa mâchoire fracassée.

Pendant un moment, il ne se passe plus rien. Le corps du mort reste mort. Plus de circulation sanguine, la décomposition qui commence lentement, les larves tout ça… mais le processus s'enraye aussi sec. Il y a à la surface du cadavre, cette légère pulsation électrique qui témoigne de la présence résiduelle du démon.
Ce dernier rôde, prisonnier de la chair contredéformée à grands renforts de morceaux choisis – chez les gens ou chez les objets. Il hante encore ce morceau d'humain et mine de rien, ça le fout en rogne de devoir attendre que la conjonction temporelle lui soit à nouveau favorable.

6h pétante. Une légère défibrillation, comme deux étincelles qui s'attoucheraient d'un bout timide. Puis elles s'entrelacent plus franchement, crépitent audacieusement et finalement, rugissent de concert dans un éclair orageux.
Le corps de Vostok est agité de soubresauts, il tressaille six fois avant d'ouvrir les yeux et de viande, redevient… heu… "truc".

Le truc gonfle la poitrine. Il hume les odeurs de renfermé, de vieille chaussette et de cuisine passée. Il se remplit les poumons à la médiocrité de l'intérieur Poutravier et secoue ses paupières pour réordonner la palette des couleurs.

Rouge et jaune, sont les deux premières, franches et brutales.
Puis vient le noir moins intéressant et le blanc plus salissant.


La tignasse follement électrisée par le processus, c'est par un dépliement grotesque que Vostok parvient à se remettre en position assise. Il tâte le terrain du bout des doigts. Un matelas ? C'est pas banal ça. L'instinct masculin qui lui reste le pousse à vérifier si personne ne dort à côté de lui… sait-on jamais, parfois quand on fait une fête à tout casser…
Mais non rien ni personne n'est venu partager le roupillon du démon spécialiste en coups de foudre. Tant mieux, c'est quand même vachement intime de ressusciter.

Il balance ses jambes hors du lit, fait grincer le sommier en se relevant et arpente brièvement la chambre. Tout est calme, on entendrait respirer une chaudière.
Il s'immobilise un bref instant devant un miroir et passe –oh bien dix secondes- à tenter de réagencer ses cheveux en pagaille. En pure perte évidement, faudra attendre quelques heures avant qu'il ne perde son statisme excédentaire. Un incident fâcheux. Le plus fâcheux de la soirée sans aucun doute.
Puis il porte la main à son baudrier et fête sa résurgence par une petite lampée d'huile de moteur 5 – 30 W.

Trois minutes plus tard, il emboutit la porte, le calme et la paix des lieux d'un solide coup de pied et se met en quête de la suite des opérations. Sa main droite est occupée à maintenir les os de sa mâchoire en place pendant que sa Couture Mécanique s'active pour ressouder tout ça plus ou moins bien.

Il trouve finalement la capitaine de la fête dans la chambre voisine qui en écrasait ferme apparemment elle aussi. Et c'est comme ça qu'il se présente, les cheveux en pétard, le sourire goguenard quoiqu'à moitié dissimulé par sa main crasseuse et une cannette à moitié entamée tenue à bout de bras.

- Schde genohg jij !! Ricane t-il

Il traverse la chambre pour scruter par la fenêtre et confirme d'un hochement de tête.

- Hgu deji mmghh. Ojkog.

Ouais parce que c'est pas tout ça mais y'a un certain nombre d'autres personnes qui voudraient bien les trouver. Et pas toutes pour leur souhaiter bonne fête.
S'agit de pas trop traîner. Mais ça, les décisions, c'est l'affaire des spécialistes. Vostok s'installe donc dans un fauteuil fatigué (probablement celui dans lequel feu Raymond chaussait ses espadrilles avant d'aller boire son café). Il dépose son petit dèj perso (beaucoup moins inoffensif qu'un café) par terre et décroche un certain nombre de bidules pour faire l'inventaire de ses munitions.

- Alors boss, toujours possédée ? Ça donne quoi ce matin ? lâche t-il sur le ton de la conversation.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Ven 18 Mar 2011 - 17:11

HRP : la flemme de te traduire, ou pas.

6h12 du matin - heure de ma montre

Les premières impressions au réveil sont douloureuses... Mon mal de crâne est toujours là, en plus discret ; j'ai le corps tout courbaturé, il va falloir boire, et boire, et je n'aime pas boire ; je ne peux plus bouger le bras droit (sans regarder, je suis même capable de dire que je vais avoir un beau bleu turquoise) et ça me saoule de me dire que seul Vostok peut me le reboiter (en fait je flippe à mort qu'il me l'arrache pour se le greffer). Les deuxièmes impressions ne sont pas meilleures : il fait froid (ces cons de Poutravier ont dû laisser la porte ouverte en partant), Vostok a pris toute la couette (je le hais...), je meurs de faim (mon dernier repas date de la veille), je suis toute entortillée dans mes différents vêtements (short, robe, veste, cheveux), j'ai une pierre dans une poche qui me rentre dans la poitrine et je suis exténuée (j'aurais bien dormi sept, huit heures, ou sept huit jours de plus)... Et la cerise sur le gâteau, c'est mon imagination débordante qui me rappelle que le combo Vostok / lit / moi, c'est pas cool...

- Alors boss, toujours possédée ? Ça donne quoi ce matin ? demanda-t-il.

"Dis-lui de se taire, je veux dormir." cracha Gancheer.

J'ai essayé de me contorsionner pour attraper du bras gauche le fusil de Vostok et lui tirer dessus pour le faire taire (je veux dormir - le sommeil c'est sacré - et la couette est une religion intransigeante), mais tout ce que j'arrive à faire, c'est faire tomber des trucs par terre. Ce que je cherche est hors de portée.

"Crétine."

Je suis trop fatiguée pour répondre. Elle marque un point, égalité. Merde, elle va regagner en emprise sur moi. J'aime pas ça... Mais pour le moment, elle a l'air tout aussi crevée que moi.

- Ecoute, chéri, on en reparle quand j'ai fini d'hiberner.

Fais chier, elle peut pas utiliser des mots convenables ? Je sais bien que je lui ai laissé entendre qu'il était plus ou moins mon fiancé, mais c'est pas une raison ! Elle le sait que c'était un délire mental de ma part puisqu'elle a accès à toute ma tête. Mais c'est pas du jeu, là. Vostok, chéri, non, ça collait vraiment pas. Vraiment, vraiment, vraiment pas. C'étaient pas les mêmes sonorités, les mêmes lettres... J'ai grommelé sans que ça soit spécialement audible mentalement. C'était un ronflement de mécontentement. Hé oui, la chef de l'Ombre est une marmotte...

- Et puis pendant que t'es debout, ramène nous quelque chose à grailler, j'ai la dalle.

On devait nous différencier par la voix, mais aussi par le vocabulaire. En attendant, toutes les deux, on aimait les petits déjeuners au lit, de préférence salée, ainsi que les serviteurs...

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Sam 19 Mar 2011 - 9:04

[hrp : j'avais compris que Graëchen dormait dans une chambre séparée en fait. Mais osef, show must go on ^^. Ce coup-ci, je vais faire un post compréhensible.]

Elle a les yeux encore plus rouges que la veille au soir mais c'est peut-être dû à la gueule de bois. Ça tombe plutôt bien, dans le registre des remèdes foudroyants aux réveils difficiles, il y a le Vostok. Enfin, si on aime le style "ce qui ne te tue pas te rend plus fort".

- Ah oui mais non ! Je donne pas dans le croustillant moi. Mais à défaut de p'tit dèj, je peux t'servir des macarons.

Vostok se relève, il bute contre la table de nuit et arrache la couette sauvagement, l'envoyant se raplatir de l'autre côté de la pièce.
Qu'elle soit mal lunée au réveil, ça il peut le comprendre. Après tout c'est une caractérielle. Et puis il n'est pas exclu qu'elle ait ses "choses". Mais il y a des aspects qu'un chef se doit de prendre en main dès les premiers papillonnements de ses yeux fatigués. Cela inclue, entre autres choses, les décisions concernant la journée à venir. C'est un sale boulot mais faut bien que quelqu'un le fasse.

De plus, il se pourrait que le démon ait raffermi son emprise. Auquel cas, la chef de l'ombre aurait pratiquement disparue, et avec elle le contrat qui le lie au monde des mortels.
Maintenant, Vostok ne sait pas trop s'il doit interpréter ça comme une menace vis-à-vis de l'organisation qu'il doit servir et faire triompher (mais pas protéger !). Il aimerait bien que ce ne soit pas le cas parce que, pour tout dire, ça l'ennuierait de devoir coller une bastos dans la tête de Graëchen. Travailler pour cette comploteuse mégalomane a quelque chose d'assez réconfortant quand à la perversité de la race humaine. C'est même assez agréable (oui, et aussi très très marrant).
Cela dit, Vostok est curieux. Méchamment même. Et il aimerait bien savoir si l'humaine est devenue une authentique rejeton des enfers. Pour ça, il y a certaines manières de procéder. Et ça c'est un chouette boulot. Il est volontaire.

Donc, pour parler de choses agréables, Vostok attrape sa patronne par le bas de ses gambettes élancées (on ne le répètera jamais assez) et la tracte d'autorité au bas du lit.
Puis il lui colle sa cannette entre les mains, la gratifie d'une solide claque entre les omoplates et lui sert son sourire toxique.

- Et v'la boss. Joyeux réveil et bon appétit.

Si Graëchen boit ce mélange huileux, alors c'est clair, elle n'est plus humaine. Mais si elle refuse, ce n'est pas non plus totalement suffisant. Alors Vostok s'absente un court instant. Il passe dans la cuisine et renverse un tiroir à couverts pour dénicher un couteau à huître. Pour juger de la qualité de l'ustensile, le démon tranche un bout de cuir de son baudrier d'un air nonchalant et porte ensuite le couteau sous l'ampoule nue.
Pointu et tranchant, le petit salopard qui entaille tout ce qui passe à sa portée ; doigts, paume, l'oeil du mouftard un peu trop curieux. Tout sauf les huîtres quoi. Parfait.

Il retourne dans la chambre.
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Sam 19 Mar 2011 - 11:07

HRP : bah, j'avais lu ton post très vite en parlant avec une femme, donc j'ai pas vu, mais bon, pas grave...

Gancheer ferme les yeux et se rendort. J'ai de la chance, je peux reprendre le contrôle. Mais avant, qu'est-ce qui me pousse à rester debout ? Et bien en dehors du fait que le contact de Vostok sur mes jolies gambettes (<3) est une claque de surprise et de dégoût (excusez-moi hein...) et que l'odeur qu'il me présente finit de me déboucher les narines, pas grand chose. Je "sniffe" littéralement le produit pendant qu'il s'en va. Je dois vraiment boire ça ? Mais ça à l'air... Ca à l'air aussi imbuvable que le truc que j'ai bu la veille pour me décongeler... Je refuse cependant de me dire que j'ai déjà bu ça la veille. Non, c'était moins mauvais. En tout cas, ça sentait moins mauvais. Et puis j'hésite. J'ai envie de dormiiiir, j'ai pas envie de me lever. C'est pour ça que lorsque Vostok revient, la canette fume devant le lit et je suis repartie me rouler en boule avec pour couette un des oreillers du lit. Non, j'déconne.

En réalité... En réalité j'ai bien délaissé la canette devant le lit (un principe de base de survie : ne jamais boire que des trucs que j'ai préparé ou débouché moi-même) et je m'étire. Ca craque de partout dans ma colonne vertébrale. J'ai désormais deux rêves : un bon café bien chaud et un bon massage thaïlandais. Le café est préparable (je pense, car... Qui pourrait vivre sans café ?) mais le massage... Et bien si Vostok veut que je prenne les décisions du jour : la première sera de me prendre rendez-vous au sauna... Mwahahahahah. Je m'étire de toute ma hauteur et quand j'essaie de tendre le bras droit en l'air, ce dernier me broie l'épaule... Bon... Level up : me préparer un café avec une main. Pourquoi pas... Et puis forcément Vostok revient... Avec un couteau à huitre dans la main ?! Ce type me stupéfiera toujours je crois. A quoi peut bien servir un couteau à huitre ? À moins qu'il ne veuille m'arracher les yeux (auquel cas la petite cuillère est plus adaptée) je ne comprends pas ce qu'il fabrique. Tant pis, je m'en fiche.

- Je sais pas pour les démons, mais un humain ça aime bien dormir plus de trois heures...

J'ignore à quelle heure on s'est couché... Je sais juste que la rencontre avec Melicerte s'est passé vers dix-huit heures... On a dû parler jusqu'à trente, puis le temps d'aller à mon "bureau" : dix-neuf heures. Ensuite, tout le barda a dû durer une heure et demie... Donc vingt-heures trente. Aller à la plage : vingt et une heure. Être retrouvée par Vostok et traînée au bar (wah, il sait parler aux femmes lui) vingt-et-une heure trente. Parler : vingt-deux heures ? Tuer des mecs et convaincre la famille de se barrer : vingt-trois heures ? Je ne sais pas, ma conscience du temps cette soirée-là (on va danser...) s'est effritée relativement vite. Bah. Dans tous les cas, mes trois heures sont vraiment vraiment exagérées. Tant pis. Un humain même en contact avec ma montre n'est pas censé avoir une très bonne conscience du temps... Et puis, je suis jeune, le temps passe plus vite pour moi que la réalité. On va dire ça...

Je passe à côté de lui pour trouver la cuisine. Caféééééé... Le café, c'est le bien. Tout en cherchant la cuisine, je lance, en parlant fort :

- Ca à l'air d'aller mieux que hier soir.

Pause.

- Il faudra m'expliquer comment après avoir pris une balle dans la tête tu peux être aussi "survolté" dès le matin.

J'avoue que j'ai du mal à comprendre...

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Sam 19 Mar 2011 - 17:40

- Digitaline additionnée de permanganate de potassium. Recette familiale.

Vostok fait demi-tour quand Graëchen passe à proximité et la rejoint dans la cuisine. Coller lourdement sa patronne, c'est pas bien vu mais il y a des moments où les circonstances exigent mieux que le contact d'une paire de mains aux mollets.

Parfois, pour se faire un avis sur une fille, il faut la trancher. Pourquoi pas en deux. Pourquoi pas oui.

- Nan mais boss, je suis un démon. J'ai mes connexions. Un truc que tu comprendras peut-être bientôt si l'affaire suit son cours.

Il sourit et profitant du fait que l'impératrice de l'oreiller passe à côté de la table, il lui attrape le poignet et lui plaque la main sur le formica rayé. Puis il contourne et s'installe en face, comme s'il voulait faire un bras de fer avec l'adversaire la plus grignette qu'il ait pu trouver.
Le couteau à huître levé, il regarde sa patronne droit dans les yeux et lui explique :

- Je ne peux pas le faire moi-même. C'est interdit. Il faudra que tu t'entailles à ta façon.

Allons bon, comme activité du matin, ça se pose là ! Mais Vostok n'a pas l'air de vouloir en démordre et pour illustrer le pourquoi du comment, plutôt que de partir dans une longue et pénible explication, il opte pour la démonstration gestuelle.

Tenant toujours fermement la main de Graëchen plaquée sur la table, il se décale légèrement sur le côté et fait siffler le couteau une unique fois d'un geste trop rapide pour l'oeil. Une estafilade apparaît sur son propre avant bras alors même qu'il est en train d'essuyer le couteau sur ses vêtements.

Au début, le sang ne semble pas vouloir faire grand-chose d'autre que de couler paresseusement. D'une viscosité anormale, il possède en outre quelques propriétés inédites qui le rendent intensément plus conducteur que son homologue à globules rouges. D'où le survoltage quotidien de Vostok. Mais ce n'est pas tout.
Le filet roule sur les vêtements sans effusion et une goutte finit par perler sur la table… oh pas très loin de la main de Graëchen du coup. Mais pas dessus, c'est de toute façon impossible. Et pour cause de :

-Tchiiiiiiiiii-

Une fumerole. La couverture plastifiée se fait immédiatement attaquer. L'acidité du fluide vital est théoriquement trop intense pour tout. Seule la présence du démon dans ce corps controversé parvient à en neutraliser les effets indésirables – comme par exemple bousiller toute l'anatomie et les sapes qui la recouvrent lorsque ça suinte par une blessure. Tant qu'il reste dans le champ électrostatique, le sang est neutre.

L'escogriffe tout griffé hoche la tête, retourne la main de Graëchen vers le haut et y loge son petit instrument avant de lui faire refermer les doigts sur le manche.

- T'as peut-être pas remarqué hier dans le noir. Vérifie. C'est résultat garanti à plus de 10 cm de ton corps.

[hrp : le sang des démons est acide d'après les fiches, mais j'ajoute que leur enveloppe corporelle est nécessairement épargnée. Donc pour la forme, et pour éviter une autre séance de déshabillage -omg- je précise que c'est une des conséquence passive de la présence du démon, dans une zone restreinte à 10 cm autour du corps (en tout cas pour Vostok). Si c'est pas clair dis-le moi, je repréciserai plus explicitement ^^]
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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Dim 20 Mar 2011 - 17:15

Vostok n’avait pas inventé l’eau chaude… Ou alors la balle dans la tête lui avait endommagé les connexions… Il me tordait littéralement le bras déboité… Et les sentiments qui me venaient à son égard n’étaient plus : « chéri » mais « WAH PUTAIN J’AI MAL LÂCHE-MOI CONNARD ». J’ai eu les larmes aux yeux. Il pouvait croire que c’était de la rage (de la « démoniaquitude » comme qu’il pourrait croire), mais en réalité je pleurais, tout simplement. Je pleurais de douleur… Sale con. Et en plus, il me demandait de m’entailler le bras. C’était lui qui devait mourir pour me sauver, pas l’inverse. Et je refusais de servir de pièce de secours au cas où il perdait un bras, un pied, un testicule. Partant de ça, et du fait qu’il me faisait mal et que je ne voulais pas lui montrer ma véritable nature. C’était mon jardin secret, à moi, alors je l’emmerdais, mais il était hors de question que je m’entaille le bras.

J’ai pris le couteau à huitre, et lui ai planté dans la sienne. Me dégageant, j’ai trouvé la cafetière. Filtre, eau, tasses, café moulu (pur arabica) : café en train de se faire. Je ne sais pas pourquoi je lui en ai préparé un, histoire de me faire pardonner de lui avoir explosé la main, peut-être. Je l’aimais bien ce type. Sauf quand il me demandait de me suicider pour vérifier que j’étais encore humaine. Mais à la fin, pourquoi il avait l’air aussi ravi de me savoir démoniaque ?

- Dans quel état tu as laissé la scène hier soir quand tu m’as suivie ?

Je voulais pouvoir retrouver les gens et régler les problèmes. Je voulais parler à Melicerte : faire pression sur elle pour qu’elle largue l’armée et qu’elle ne se consacre qu’à mon organisation. Qu’elle foute une barre de C4 dans le bureau des grands chefs et qu’elle se tire en courant. Un téléphone portable accroché pour faire le déclencheur et qu’elle se foute à l’abri avec moi. Je commençais à me dire qu’on pourrait faire péter une bombe H sur Heaven, tout en se planquant dans un abri anti-atomique et attendre que les radiations diminuent. On pourrait se faire une fiesta sous-terraine pendant ce temps. Elle, moi, (Vostok), et d’autres gens… Ca serait cool. Et vraiment très très marrant.

Je voulais aussi aller voir Edgar Allan pour prendre des nouvelles, jouer au cocooning avec mon grand frère, juste comme ça, et aussi pour me dandiner devant lui : « tatata tata tata bien fait pour toi ». Soit il était mort, soit il était à l’hopital, vu que j’avais son bras en sang (il avait dorénavant un couteau à huitre planté dans la main) en face de moi, il devait en avoir un en moins.

- Tiens, café. Sinon, y a ta boisson bizarre dans la chambre…

Ca m’a vraiment soulagée de boire du bon café chaud. Il était dégueulasse en lui même, mais j’avais soif, j’avais faim… Et ça faisait du bien. J’ai ouvert le frigo pour trouver quelque chose à manger. Un truc verdâtre anciennement appelé salade pourrissait lamentablement dans leur frigo. Après avoir eu une moue dégoûtée j’ai refermé la porte. J’ai ouvert le four, tiens, une tarte, au citron. Chouette.

J’ai mangé, c’était bon, ça, ça compensait largement le café qui était vraiment horrible. J’ai mangé longuement, sans lui laisser de part. C’était un démon, non ? Il n’avait pas a manger, si ? Ce serait con pour lui dans ce cas, parce que je comptais bien me faire toute la dernière moitié de la tarte toute seule.

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MessageSujet: Re: [CLOS] le Grog Démoniaque [Graëchen Doe]   Jeu 24 Mar 2011 - 12:50

Un sourire torve vissé en travers du visage, Vostok regarde la patronne s'éloigner se faire son café. Bon, d'accord. Il s'assoit sur la chaise qu'il trouve opportunément dans ses jambes, la main toujours clouée à la table par le coup de rogne de Graëchen.

Roooh… tout de suite, les gens s'excitent dès qu'il s'agit de lacérer leur précieux épiderme. C'est pourtant pas si terrible que ça une petite déchirure. Et surtout, vu comme la peau des humains est fragile, ça relève du paradoxe le plus absurde. Une égratignure, une griffure et déjà, c'est la perlée de sang rouge, frais et bien vif.
A moins que ce ne soit pour des raisons esthétiques. La trouille de la cicatrice. C'est vrai que la scarification n'est plus très à la mode. Mais honnêtement… qui se soucie encore d'avoir un sex appeal à Heaven ?

Le démon (qui lui, justement, question séduction pourrait en raconter à la cafetière) secoue la tête sans chercher à comprendre et empoigne le manche du petit couteau à huître qu'il arrache de sa chair malingre avec une lenteur exagérée avant de le rejeter sur la table. Graëchen, la boss, l'impératrice, la caïd, semble perdue dans ses pensées. Sans doute en train d'échafauder un genre de modèle à la Escher avec des escaliers suspendus et des balcons renversés… le tout pour trouver un moyen d'assurer sa main mise sur les diverses choses qui lui traversent la tête ; le petit déjeuner, les gens sous son pouvoir, les gens hors de son pouvoir, les gens qui ne sont pas encore nés, le monde, les petits villages noyés dans le brouillard et le mal de tête inhérent à tout bon lendemain de fête.
Tout ça… ça fait beaucoup de chose pour une fille aussi grignette. Mais bon, chacun son truc.

Le démon s'en va chercher son cocktail du sportif dans la chambre et reviens en claquant des bottes s'adosser au comptoir de la cuisine. Il observe muettement le fascinant rituel humain du café –incontournable, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il radioactive- retardant le moment où il lui faudra répondre à une des questions. Il ne s'est pas encore décidé.

Alors la scène d'hier ? Le passé est toujours dur à examiner quand on ne voit déjà que trois couleurs du présent. Comme un vieux film, on bascule facilement dans le noir et blanc et vu l'intérêt de Vostok pour ces deux couleurs, ça vire même rapidement au monochrome barbant.

- Mmmh hier… je crois que la loupiote voulait se changer la trachée. Boule de Charbon était encore là. Les deux autres aussi.

Pas très pointu comme analyse. Fallait pas s'attendre à mieux.
La situation stagne, le déchausseur de molaires commence à prendre des fourmis dans les jambes.

- Bon ! Si t'as plus besoin de moi boss…

Il s'étire, rengaine sa canette à moitié entamée et s'apprête à quitter les lieux une bonne fois pour toutes : partager l'intimité du minable intérieur Poutravier avec Graëchen n'entre pas vraiment dans ses lubies du moment.

- Appelle moi quand tu voudras faire des tests démoniaques. J'ai des idées d'aménagement d'intérieur pour ton nouvel hôte.

[hrp : si tu n'as rien de spécial à ajouter, je pense qu'on peut cloturer.]
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